samedi 4 février 2017

Révélations : La promo de l’ENA de Macron derrière l’affaire Fillon ?


Des révélations à prendre avec toutes les réserves qui s’imposent donnent l’origine possible de l’affaire du « Pénélopegate » sortie comme par hasard en pleine campagne présidentielle alors que le candidat François Fillon était donné par tous les sondages au second tour face à Marine Le Pen.

L’auteur de ces révélations se présente comme un ancien de l’ENA. Selon lui, la personne ayant transmis le dossier au Canard Enchainé serait un proche de Macron, de la même promo à l’ENA.
Voici ses révélations :
Le « dossier » émane du Ministère des Finances et a été remis au Canard Enchaîné par Gaspard GANTZER, grand ami d’Emmanuel MACRON (même Promotion à l’ENA) auquel il doit son poste à l’Elysée.  Entre amis, on se doit des services et des renvois d’ascenseurs.
Voici le circuit du dossier : 
1) Thomas CAZENAVE (ENA, Promotion République, ex Directeur de Cabinet d’Emmanuel MACRON, et nouveau Secrétaire Général Adjoint de l’Elysée, en remplacement de Boris VALLAUD, mari de Najat VALLAUD-BELKACEM) aurait remis les documents à François HOLLANDE.
2) HOLLANDE aurait à son tour transmis ce « dossier » à GANTZER en lui disant simplement « Faites en bon usage »
3) GANTZER est un grand ami d’Emmanuel MACRON, ils sont de la même Promotion à l’ENA -Promotion SENGHOR. Il est également un proche de Dominique STRAUSS-KAHN.
4) Le Mardi 9 Janvier, Gaspard GANTZER a rencontré Michel GAILLARD, directeur de la Rédaction du Canard Enchaîné (et ami de longue date de François HOLLANDE) pour lui remettre les éléments.
Problème, mais de taille : il n’y a rien d’illégal dans le dossier et les faits sont prescrits.
Madame FILLON a été collaboratrice parlementaire de son mari, ce qui est tout à fait légal. De plus, les revenus ont été déclarés aux Impôts. 
 
Nul doute que les médias concentrent à leur manière leurs feux sur cette affaire qui  vise un candidat de la droite (ennemi juré de plus des professionnels de la presse, de la télé et de la radio) et  dope l’audimat et les ventes.
On ne peut que s’étonner de l’ampleur de cet acharnement médiatique très ciblé qui vise en réalité à éliminer un candidat sans passer par le verdict des urnes !
Qui dénoncera cette néo dictature et les valets de ce microcosme post « soixante-huitard » plus conservateurs que les conservateurs qu’ils dénoncent!
A ce jour Madame Eliane HOULETTE, Procureur du Parquet National Financier, s’est saisie très rapidement (comme par hasard) du « dossier ».
Rappelons que Madame HOULETTE, (sympathisante Socialiste avérée) a été nommée par François HOLLANDE lui-même sur les recommandations de Christiane TAUBIRA.
Il est pour le moment impossible de vérifier le circuit du dossier « Fillon ». Mais si ces révélations s’avéraient exactes, elles mettraient en évidence une machination destinée à éliminer le candidat de la droite au profit d’Emmanuel Macron, le préféré semble-t-il de l’Elysée.
La rapidité avec laquelle le Parquet financier a ouvert l’enquête sur Fillon est également troublante. C’est du jamais vu en matière financière…
A trois mois de l’élection présidentielle, « c’est l’intérêt de tout le monde que cette enquête aille vite », a expliqué la cheffe du Parquet national financier, Eliane Houlette, à l’avocat de François Fillon, selon le Journal du dimanche.

Madame Houlette pas d’affaire Macron ?

Or on peut s’étonner de l’absence d’enquête du Parquet national financier concernant Emmanuel Macron.
En mai 2016, Mediapart révélait que l’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée et son épouse étaient accusés par le fisc d’avoir sous-évalué leur patrimoine. La réévaluation vaut au couple de dépasser le fameux seuil de 1,3 million d’euros d’actif net taxables.
Mais quelques jours après l’affaire Fillon, le candidat Macron était soupçonné d’avoir utilisé une partie des crédits de son ministère pour préparer sa candidature présidentielle…
Les journalistes Marion L’Hour et Frédéric Says, auteurs de Dans l’enfer de Bercy (éd. JC Lattès, paru le 25 janvier, jour des premières révélations sur l’affaire Fillon), ont établi que l’ancien ministre de l’Economie Emmanuel Macron « a utilisé à lui seul 80 % de l’enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère par le Budget, en seulement huit mois, jusqu’à sa démission en août », écrivent les deux journalistes.
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Soit 120 000 des 150 000 euros alloués pour l’ensemble de l’année 2016. Invité de TF1 mercredi soir, Emmanuel Macron a été questionné par Gilles Bouleau à ce sujet, et s’est justifié en trois points.
Les auteurs du livre sur Bercy n’accusent pas Emmanuel Macron d’avoir financé son mouvement avec l’argent public. En revanche, les témoignages et les chiffres qu’ils ont apportés (confirmés par le candidat lui-même) dessinent l’image d’un ministre recevant au frais du contribuable « des hiérarques religieux, des philosophes, des responsables associatifs, tous estimables, mais qui n’avaient pas grand-chose à voir avec les attributions officielles du ministre, économie, industrie et numérique ».
Bref, Emmanuel Macron, qui « multipliait les dîners, parfois deux par soir », pourrait avoir préparé le terrain pour sa candidature présidentielle entre autres grâce à cette enveloppe ministérielle, comme l’affirment les deux auteurs.
«Ministre le jour, animateur de réseau le soir, puis dirigeant de son mouvement « En Marche » le week-end, à partir d’avril 2016.»
80 % des frais annuels étaient consommés fin août 2016. « S’il était resté, on ne sait pas comment il aurait fini l’année », a déclaré une source à Bercy cité dans le livre. Macron justifie cette explosion des frais par ses déplacements officiels de ministre.
Problème : les frais de déplacement ne figurent pas dans la même enveloppe que les frais de représentation. Si Emmanuel Macron dit vrai et qu’il a utilisé une partie des 150 000 euros annuels de frais de représentation pour ses déplacements, qu’a-t-il donc fait du budget alloué spécifiquement pour les déplacements ? Contacté par 20 Minutes, l’équipe « d’En Marche ! » n’a pas encore réagi.
En outre, Frédéric Says, l’un des coauteurs de Dans l’enfer de Bercy, nous explique qu’Emmanuel Macron est volontairement imprécis sur un point : « Il laisse entendre que c’était une enveloppe attribuée à lui seulement, alors que c’était pour la globalité du ministère de l’Economie, y compris pour ses deux secrétaires d’Etat de l’époque, Martine Pinville et Axelle Lemaire. Or ces 120 000 euros de frais de représentation, il les a dépensés pour lui seul. »
L’ancien ministre de l’Economie organise également de grandes soirées débats dans les murs du ministère. «A posteriori, ces rendez-vous ressemblent davantage à un pré-meeting électoral qu’à une réunion Tupperware sur l’économie ou la compétitivité», jugent Marion L’Hour et Frédéric Says.
Pour Sapin,  que Macron se soit consacré à autre chose qu’à son maroquin après l’approbation de sa loi en 2015 est «une évidence. Il n’avait plus de projet de loi à porter et il a, dès ce moment-là, peut-être l’avait-il déjà en tête, essayé de travailler à sa propre candidature».
Mais pas d’enquête pour l’ex-ministre des finances visiblement bien protégé et chouchou des médias.

Emmanuel Macron le «candidat des médias»

Emmanuel Macron est très protégé médiatiquement, alors que François Fillon à de nombreux égards n’est pas un homme de système, en tout cas pas un homme qui a bénéficié d’une protection semblable à celle d’Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron est un bon client pour les médias, il a une popularité incontestable. Quand on fait un plateau avec lui, on est sûr d’avoir plus de spectateurs que quand on le fait avec un homme politique de moindre notoriété.
Emmanuel Macron a rendu service à beaucoup de médias et son passage comme ministre de l’Economie s’est en effet accompagné d’un certain nombre de cadeaux faits à d’importants groupes de médias, notamment à celui de Patrick Drahi, qui est devenu l’un des principaux groupes des médias en France.
Les dernières déclarations de Julian Assange de Wikileaks aux médias russes laissent penser que des informations plus compromettantes sur Emmanuel Macron pourraient être révélées. A suivre donc…

Le Parquet national financier ultra rapide quand il le veut…

Utilisation de l’argent public pour créer « En marche ! » ou pas ? Il est troublant que le Parquet financier, composé de magistrats nommés par le président de la République, n’ait pas cru nécessaire de diligenter une enquête alors qu’il s’est précipité sur l’affaire Fillon…
En revanche, concernant François Fillon l’enquête judiciaire est ouverte le mercredi 25 janvier,  le jour même de la parution dans le Canard. Les chefs d’accusation sont «détournement de fonds publics», «abus de biens sociaux» et «recel de délits». Dès le lendemain, une perquisition a lieu à La Revue des deux mondes. Le vendredi, Jeanne Robinson-Behre, ancienne assistante parlementaire de Marc Joulaud, suppléant de François Fillon pendant qu’il était à Matignon, est auditionnée à Angers. Elle avait indiqué n’avoir jamais gardé de souvenir de Penelope Fillon.
Jeudi 2 février, l’enquête sur Penelope Fillon est étendue aux enfants, suite aux nouvelles révélations du Canard enchaîné. La secrétaire particulière de François Fillon, Sylvie Fourmont est entendue par les enquêteurs.
Vendredi 3 février, des policiers se sont rendus au Sénat pour se faire remettre des documents concernant les emplois de Charles et Marie Fillon.
Le détournement de fonds public peut être puni de dix ans de prison et d’un million d’euros d’amende. C’est en théorie ce que risque François Fillon si l’enquête conclut que sa femme n’a pas effectué le travail pour lequel elle était rémunérée.
L’abus de bien social peut être, quant à lui, puni de cinq ans de prison et de 375.000 euros d’amende. C’est ce que risque Penelope Fillon si les emplois pour lesquels elle a été rémunérée n’étaient en définitive pas réels.

Le Parquet étend l’affaire aux enfants Fillon, et les autres enfants ?

L’enquête sur Penelope Fillon a été étendue aux enfants, suite à de nouvelles révélations du Canard enchaîné. Mais le Canard enchaîné a oublié d’autres enfants de personnalités politiques.
Même si, en France, le chômage des jeunes frappe dur, quelques jeunes parviennent à trouver du travail, surtout dans la fonction publique.
Ces jours-ci, le service de communication du Conseil régional de Midi-Pyrénées va s’étoffer. La Région vient en effet de recruter Jérémie Martin, le fils de l’ex-Ministre de l’écologie Philippe Martin comme chargé de mission. Il aura pour collaborateur le frère de l’ex-ministre délégué aux Anciens combattants, Kader Arif.
Salomé Peillon, fille de l’ex-ministre de l’Éducation Nationale , est embauchée au poste de chargée de mission culturelle à l’ambassade de France en Israël.
Fin janvier, Thomas Le Drian, le fils de Jean-Yves, le ministre de la Défense, a été embauché par la Société nationale immobilière (1,3 milliard d’euros de revenus, 275.000 logements sociaux en gestion) à un poste très élevé pour cet élève moyen d’une école de commerce moyenne.
Clémentine Aubry, la fille de Martine, est administratrice de l’auditorium du musée du Louvre… C’est normal, Mazarine Pingeon est depuis longtemps administratrice de la Grande bibliothèque.
On ne peut malheureusement rien faire pour les fils de Marisol Touraine, Christiane Taubira et de Laurent Fabius, ils ne sont pas encore sortis de prison…
Cette liste n’est pas exhaustive loin de là.
Etrange affaire révélant le zèle inespéré d’un Parquet financier nommé par François Hollande. qui n’a jamais ouvert une enquête aussi rapidement.
Cette affaire risque de couter la présidentielle à François Fillon et pourrait rendre service à Emmanuel Macron au delà de ses espérances.
© Christian De Lablatinière pour Europe Israël News

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