mardi 14 février 2017

Présidentielle : Fillon fait reculer le «frondeur» Fenech.....


Une poignée de députés LR, très inquiets des remontées de terrain, ont échangé ce mardi avec François Fillon. Malgré les appels de certains à son retrait, le candidat ne veut pas en entendre parler. Georges Fenech, qui avait demandé une réunion du bureau politique du parti,  a dû retirer sa demande.  

Georges Fenech a dû battre en retraite. Le député sarkozyste, qui a pris la tête de la contestation contre François Fillon empêtré dans les suites de l'affaire sur l'emploi de son épouse, a été mis en minorité lors de la réunion des parlemantaires Les Républicains à laquelle assistait le candidat.

Une quinzaine de parlementaires LR s'étaient réunis lundi soir pour évoquer la candidature de François Fillon plombée par les soupçons d'emplois fictifs concernant sa femme et ses enfants.

«Nous avons échangé et nous avons fait le constat de dégâts sur le terrain de toutes ces affaires, l'impossibilité de faire campagne, de mobiliser nos militants», a déclaré ce mardi le député sarkozyste Georges Fenech à l'AFP, au lendemain du dîner qu'il a contribué à organiser. 

«Le navire tangue et menace de couler»

Les participants entendaient tirer «la sonnette très fort» et ont décidé de prendre la parole face au candidat de la droite lors de leur réunion de groupe hebdomadaire .«Nous souhaitons briser cette chape de plomb dans laquelle François Fillon s'est enfermé», a poursuivi Georges Fenech, pour qui le candidat est «dans une forme de déni de réalité». 

Il assure qu'il n'y avait «pas d'esprit de revanche» chez les élus présents au diner, qui n'étaient «téléguidés par personne» et n'avaient «pas de solution alternative» à proposer. «La solution passe par un bureau politique» LR, qui ne s'est pas réuni depuis le mois de novembre car «nous savons bien que nous courrons vers un désastre annoncé», que «le navire tangue et menace de couler», a ajouté le député, avant la réunion avec François Fillon. 

« Est-ce que vous m'aidez ou est-ce que vous me compliquez la tâche ?»

Mais devant les parlementaires, le candidat a tenu bon. Il a redit qu'il n'y «avait pas de plan B» et que son «retrait créerait une crise majeure». «Je suis harcelé par la presse nationale en plus du harcèlement judiciaire (...) Je ne veux pas en plus avoir du harcèlement parlementaire», a-t-il lancé aux frondeurs. «La question c'est : est-ce que vous m'aidez ou est-ce que vous me compliquez la tâche», a encore martelé François Fillon à leur adresse.

Sous la pression d'une grande majorité de ses collègues, Georges Fenech a donc finalement retiré sa demande de réunion du bureau politique. 

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