dimanche 19 février 2017

Présidentielle : Emmanuel Macron, l'heure du doute....


Polémique sur la colonisation, meeting perturbé samedi : le jeune candidat traverse un trou d'air.

«Attention, quand on est en haut du toboggan, ça glisse ! » avertit une figure du centre qui a quelques campagnes présidentielles à son actif, en parlant d'Emmanuel Macron. Le chouchou des médias serait-il entré en zone de danger ? 

Signe révélateur, sa très mauvaise semaine, entachée par ses propos polémiques sur la colonisation et des heurts en marge de son meeting de Toulon samedi, a redonné le moral aux élus de droite les plus sceptiques, qui pensaient l'affaire Penelope mortelle pour leur candidat. « Macron commence à faire des c... Fillon a touché son point bas et Macron son point haut, donc on est plutôt bien partis », parie un filloniste qui n'y croyait pourtant plus. « La bulle Macron est en train de se dégonfler », veut aussi croire le député LR Eric Ciotti.

Bille en tête contre Fillon

« On a donné à la droite une toute petite bulle d'air, l'erreur politique est là », avoue un macroniste, sans langue de bois. Dans l'équipe du jeune candidat, certains se demandent même si ces difficultés ne vont pas pousser François Bayrou à se lancer dans la course à l'Elysée. En embuscade, le patron du MoDem hésite notamment à cause de la concurrence de Macron, sur le même créneau électoral que lui.


La meilleure défense, c'est l'attaque ? Macron a identifié le danger. Samedi, en meeting à Toulon, il a attaqué bille en tête Fillon. Lui qui se targuait de ne pas se positionner par rapport à ses adversaires a reproché à son rival de droite de « courir derrière le FN pour faire des voix ». Un FN qu'il a aussi accusé d'avoir perturbé son meeting. 

De fait, des élus régionaux du Front national avaient relayé l'appel d'un collectif de pieds-noirs à manifester. Résultat : une énorme bousculade à l'entrée et des images de salle pas remplie avec 1 200 personnes contre 2 000 attendues. Pas sûr que son très gaullien « Je vous ai compris », lancé aux pieds-noirs et aux harkis, suffise à mettre fin au tollé.

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