mercredi 8 février 2017

L’inaction d’Israël peut ouvrir le Golan à l’Iran©



Le Premier Ministre Binyamin Netanyahu a donné la « priorité à la diplomatie » afin de souligner les périls que pose le terrorisme parrainé par l’Iran et ses armes balistiques à capacité nucléaire et il les a placés au sommet de ses pourparlers avec le Premier Ministre Britannique Theresa May, à Londres, le 6 février, et avec le Président Donald Trump à Washington le 15 février.

Mais il va de soi que leurs experts en sécurité nationale et en renseignements ont conseillé au Président américain et au Premier Ministre britannique, que Netanyahu a lui-même recueilli l’avis du haut-commandement de Tsahal et par ses deux, ancien et présent Ministres de la Défense Avigdor Lieberman and Moshe Ya’alon, jusqu’à ce jour, de rester à l’écart de toute implication militaire dans le conflit syrien.

Par conséquent, Israël se positionne comme étant d’avance exclu des délibérations pratiques en cours sur l’avenir de la Syrie. La Jordanie, au contraire, a fait un pas en avant en tant qu’acteur majeur au Moyen-orient, dans les pactes et ententes militaires qui sont en train d’être façonnées entre les Etats-Unis, la Russie etla Turquie,en vue de chasser l’Iran de Syrie.

Le Roi Abdallah de Jordanie a ravalé sa fierté et pris l’initiative de s’envoler vers Washington jeudi dernier, le 2 février, pour interpeller le Président Donald Trump. A la suite de leur brève conversation, il est devenu le premier dirigeant moyen-oriental à obtenir le feu vert des Etats-Unis pour mener une frappe aérienne contre l’allié et supplétif de Daesh, l’armée de Khalid Ibn al-Walid, qui occupe le triangle formé par les trois frontières syro-jordano-israéliennes. Israël n’a répliqué qu’une seule fois contre cette force qui est présence dans ce secteur depuis plusieurs années et n’a cessé d’y croître.
Les sources des renseignements militaires de Debkafile dévoilent qu’Abdallah a informé Trump que la frappe aérienne se déroulerait sous la supervision des commandements américain, russe et syrien, faisant de cette frappe le premier exemple d’appui russo-américain à l’action d’une armée du Moyen-Orient contre Daesh en Syrie.

Et ainsi, samedi 4 février, six avions de combat F-15 de la Force Royale aérienne jordanienne et cinq drones ont bombardé sept positions de l’armée de  Khalid Ibn al-Walid. Cette frappe aérienne annonçait probablement d’autres bombardements à venir. Les unités commandos jordaniennes vont aussi probablement monter des raids, de concert avec des milices rebelles syriennes entraînées en Jordanie, afin de reprendre le terrain occupé par la filiale de Daesh.

Et sur le front diplomatique, le Président américain a autorisé l’assistance de la Jordanie aux pourparlers de paix sur la Syrie qui sont en cours sous le parrainage russe, dans la capitale kazakhe d’Astana. La délégation jordanienne était chargée d’agir pour le compte des Américains afin de superviser le processus déterminant l’avenir de la Syrie.

Cette situation se présente une semaine après que Trump ait demandé au Premier Ministre Britannique Theresa May de prendre l’avion pour Ankara,après leur entrevue à Washington, en quête d’un accord de collaboration militaire en Syrie, entre le Royaume-Uni et la Turquie.

Le début de l’action militaire jordanienne en Syrie élève à sept le nombre d’armées étrangères impliquées dans le conflit qui agite ce pays : la Russie, les Gardiens de la Révolution iranienne, les milices chiites pro-iraniennes d’Irak, d’Afghanistan et du Pakistan, le Hezbollah libanais, les forces américaines, l’Armée turque et maintenant la Jordanie;

En bonne synchronisation avec la frappe aérienne jordanienne dans le Sud de la Syrie, le Président Bachar al Assad a annoncé que son lancement rendait possible le retour vers leurs maisons des civils syriens qui ont fui les Islamistes, à commencer par la région de Quneitra et du Golan syrien. Il parlait d’environ 30.000 réfugiés.


Israël, excepté le fait de livrer des renseignements sur la Syrie aux forces de la coalition, se retrouve sans son mot à dire sur le processus de paix évolutif actuel. Alors que Daesh pourrait être, à certain point, chassé de cette zone-frontalière, l’inaction militaire du gouvernement Netanyahu risque d’exposer le Golan à une nouvelle tentative d’incursion par les forces iraniennes et du Hezbollah par des moyens sous couverture.

La priorisation diplomatique de la menace iranienne, conjuguée aux discussions avec le Président américain Trump et aux accords avec le Président russe Poutine consiste en une politique qui conduit Netanyahu et ses chefs militaires à la faillite. 

Les puissances qui détermineront les phases suivantes du développement en Syrie sont liées par la coopération et l’action militaire. Parce que la rhétorique des menaces posées par l’Iran, tenue par Netanyahu ne s’appuie sur aucune action militaire territoriale, Israël n’a pas d’influence sur les événements à venir et le pays est confronté au risque réel de voir une présence iranienne au seuil de sa porte du Nord.

DEBKAfile   Reportage Exclusif  6 Février 2017, 10:43 PM (IDT)
Adaptation : Marc Brzustowski
P.S : on parle du passage de la loi de régularisation des implantations, par conséquent, elle s’applique à celles du Golan, qui plus qu’un territoire, est une frontière naturelle et un rempart montagneux contre les menées des groupes chiites ou sunnites hostiles de l’autre côté de la barrière. N’est-il pas plus urgent de statuer sur le Golan que sur Amona, par exemple? Israël s’entend avec les Druzes syriens qui ont l’appui de leurs correligionnaires d’Israël, du Liban et d’ailleurs… N’est-il pas temps de voir en cette minorité historique un groupe en butte avec les tendances majoritaires de l’islam, qui y risque sa subsistance et mérite qu’on défende son autonomie, à l’instar des Kurdes? A quoi sert la Cour Suprême si elle ne sait pas où commence et où finit Israël et ses conflits divers avec l’environnement? 

http://jforum.fr/syrie-linaction-disrael-peut-ouvrir-le-golan-a-liran.html

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