vendredi 13 janvier 2017

Richard Kemp et Rafael L. Bardaji demandent l’annulation de la Conférence de Paris...


Alors que François Hollande affirme que l’objectif de la conférence prévue dimanche 15 janvier est « de réaffirmer le soutien de la communauté internationale à la solution des deux États… », Rafael L. Bardaji et le Colonel Richard Kemp lancent un appel à l’annulation pure et simple de la conférence.

Pour François Hollande, il est clair que que la paix « sera faite par les Israéliens et les Palestiniens, et personne d’autre ». Le but de la réunion de dimanche est de «faire avancer des solutions concrètes pour le développement des infrastructures ». En fait il s’agit surtout de faire pression sur les Israéliens.
Pour les lecteurs de Dreuz j’ai traduit l’appel de Rafael L. Bardaji et du Colonel (retraité) Richard Kemp* publié le 12 janvier dans les pages d’opinion d’Israel Hayom.

Annulez la conférence de Paris

Il est facile de blâmer Israël pour tous les problèmes. Il est facile pour de nombreux dirigeants de blâmer Israël pour l’échec du processus de paix avec les Palestiniens.
Mais même si c’est facile, c’est inexact. En fait, il s’agit d’une grave erreur.
Il est aussi aisé de croire que la communauté internationale, les organisations multilatérales comme l’ONU ou les conférences internationales peuvent imposer une solution aux partis et, abracadabra! les conflits seront résolus.
Mais si les parties ne sont pas prêts, si le conflit n’est pas suffisamment mûr, il n’y a pas de solution possible.
En fait, une paix durable, une paix véritable, ne peut être que le résultat de négociations directes entre les parties concernées et les accords qu’elles atteignent librement.
Pour faire la paix entre les Israéliens et les Palestiniens, il n’est pas besoin de faire plus de plans ou d’autres conférences comme celle qui doit se tenir à Paris le 15 janvier. Ce qu’il faut, c’est que les deux parties soient véritablement engagées et prêtes à négocier.
Malheureusement, on est loin du compte.
Depuis quelques années, les responsables de l’Autorité Palestinienne ont choisi de ne pas s’asseoir et négocier avec le gouvernement israélien.
Au lieu de cela, ils ont lancé une campagne unilatérale pour faire en sorte que la communauté internationale impose la reconnaissance de la «Palestine» en tant qu’État souverain sans avoir à faire le genre de concessions inévitables lorsqu’on négocie.
La conférence de Paris prévue est née d’une bonne volonté (sic), mais elle survient à un très mauvais moment.
D’une part, la Résolution 2334, adoptée récemment par le Conseil de sécurité de l’ONU, a endossé la version palestinienne du conflit selon laquelle l’essentiel du problème se résume à une question géographique: les colonies en Cisjordanie et les frontières de 1967.
Pourtant, cette interprétation ne tient pas la route.
Chaque fois qu’Israël a échangé des terres pour la paix, il a seulement obtenu plus de terrorisme. Le cas le plus frappant et le plus visible est la bande de Gaza: depuis que le retrait unilatéral d’Israël a eu lieu en 2005, le Hamas a régné sur ce territoire en toute impunité et les attaques contre Israël n’ont pas cessé.
Des milliers de roquettes et de missiles ont été lancés depuis Gaza contre des populations civiles en Israël.
Il est facile de croire que le conflit se réduit à une question de territoires. Mais ce n’est pas vrai. La réalité est toute autre.
Le véritable problème c’est que les Palestiniens ne veulent pas céder un pouce de ce que veulent les Israéliens, à savoir, la reconnaissance d’Israël comme l’État du peuple juif.
C’est aussi simple que cela; ni plus ni moins.
Exiger qu’Israël renonce à toute prétention au Mur Occidental et à d’autres lieux qui sont au cœur du Judaïsme n’est pas seulement un non-sens historique, c’est une mauvaise stratégie.
Aujourd’hui, les Palestiniens demandent Jérusalem-Est; demain ils vont vouloir toute la ville, et plus tard, tout le pays.
C’est ce qu’enseigne leur propagande. Leurs manuels scolaires, tous financés avec l’argent des contribuables de l’UE, sont pleins de haine, d’incitation à la violence et de déni évident d’Israël et du peuple juif.
La paix ne peut pas émaner de l’incitation à la haine et à la violence.
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Il serait bon que les participants à Paris exigent que les dirigeants palestiniens mettent fin à leurs campagnes et à leur endoctrinement contre Israël et qu’ils acceptent une fois pour toutes qu’Israël a été créé en tant que patrie du peuple juif et qu’il le demeurera. Plus vite ils l’accepteront, plus vite ils pourront parvenir à un accord avec Jérusalem sur le tracé des frontières.
Dans le même esprit, cette conférence internationale ferait bien de demander à l’État palestinien de se doter d’institutions transparentes, exemptes de corruption et de promouvoir la tolérance et la coexistence pacifique avec le voisin israélien.
Aucune démocratie libérale ne peut se satisfaire de l’établissement d’un État qui sera un nid de corruption, de népotisme, de discrimination et de violence.
Cette réunion, organisée par le Président français François Hollande, tombe très mal.
Un djihadiste a mortellement attaqué dimanche un groupe de jeunes soldats à Jérusalem, comme d’autres l’ont fait à Nice et au marché de Noël de Berlin.
Israël subit des attaques terroristes de faible intensité comme celles-ci depuis deux ans.
Ce n’est pas le moment de punir ou de faire pression sur Israël.
Pour deux raisons:
Premièrement, parce que plus les Palestiniens croient qu’Israël est isolé, plus ils sont tentés de causer une escalade de la violence contre lui. Cela s’est produit avec Yasser Arafat en 2000 et se reproduira si nous continuons à blâmer et à délégitimer Jérusalem.
Deuxièmement, isoler Israël signifie perdre peut-être le meilleur allié qu’ait l’Occident pour faire face à la menace djihadiste. Les Israéliens ont été les premiers à subir cette menace pendant des décennies et ils ont développé un système pour y faire face. D’autres pays peuvent apprendre beaucoup de ce système, comme l’a clairement indiqué l’étude «Fighting Terror Effectively», rédigée l’an dernier par le groupe de haut niveau Front intérieur.
En dépit des intentions louables, cette conférence ne sera pas en mesure de produire les résultats qui apporteraient la paix entre Israéliens et Palestiniens.
Au contraire, elle alimentera davantage de violence et de rejet mutuel – tout le contraire de ce qui est recherché.
C’est pourquoi nous demandons humblement que Hollande annule ce congrès jusqu’à ce que les circonstances soient plus propices.
Il ne suffit pas de vouloir le bien-être des autres; il faut savoir comment y arriver.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.
* Rafael L. Bardaji est le directeur exécutif de Friends of Israel Initiative et l’ancien conseiller de sécurité nationale du gouvernement espagnol. Le Colonel (retraité) Richard Kemp est membre du conseil d’administration de Friends of Israel Initiative. Il a été commandant de l’armée britannique en Afghanistan.

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