samedi 17 décembre 2016

En designant David Friedman comme ambassadeur, c’est la preuve que Trump tiendra sa promesse de reconnaitre enfin la capitale d’Israël...


David Friedman a été désigné, jeudi 15 décembre, par le futur président américain Donald Trump pour être le prochain ambassadeur des Etats-Unis en Israël. Friedman affirme avoir « hâte » de travailler pour la paix au Proche-Orient « depuis l’ambassade américaine dans la capitale éternelle d’Israël, Jérusalem». Par cette nomination, Donald Trump entend donc appliquer au plus vite une promesse de campagne qui a assuré que les Etats-Unis reconnaîtraient Jérusalem comme la capitale d’Israël.

David Friedman, 57 ans était pendant la campagne un conseiller de Donald Trump sur les dossiers du proche-orient spécialiste d’Israël. Friedman est avocat du cabinet Kasowitz à New York, il est de longue date l’avocat du président élu. Friedman est un généreux philanthrope des causes juives, dont United Hatzalah, un service médical d’urgence soutenu par des bénévoles pour secourir les blessés en Israël. Fils d’un rabbin orthodoxe, sa famille a accueilli Ronald Reagan pour un déjeuner de Shabbat en 1984, l’année où il a été réélu. Friedman vit à Woodmere, New York et serait aussi propriétaire d’une maison dans le quartier de Talbiyeh de Jérusalem.
«Je compte travailler sans relâche afin de renforcer les liens immuables qui unissent nos deux pays et faire avancer la paix dans la région, et j’ai hâte de le faire depuis l’ambassade américaine dans la capitale éternelle d’Israël, Jérusalem», a écrit David Friedman, cité dans un communiqué de l’équipe de Donald Trump.
Cette désignation par Donald Trump de David Friedman comme ambassadeur des Etats-Unis en Israël pourrait, si elle est confirmée par le Sénat, annoncer une rupture de la ligne diplomatique américaine dans le conflit israélo-palestinien car jusqu’ici les Etats-Unis, comme la très grande majorité de la communauté internationale, refusaient de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.
Rappelons que David Friedman est le président de l’association des Amis américains de Beit El, du nom d’une implantation israélienne située à la sortie de Ramallah. Il est aussi un adversaire déclaré d’une solution à deux Etats, le plan de paix défendu par la communauté internationale : « il n’y a jamais eu de solution à deux Etats, juste une narration à deux Etats » a t-il écrit en février dernier appelant à changer de discours.
A propos des partisans de J Street, organisation juive américaine militant pour la paix entre Israéliens et Palestiniens, David Friedman a déclaré au site d’information israelien Arutz Sheva « Ils sont bien pires que des kapos » (Les kapos, recrutés parmi les autres détenus, encadraient les prisonniers dans les camps de concentration nazis).

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