mardi 20 décembre 2016

Clermont-Ferrand, nouvelle colonie palestinienne ?© Vidéo !


La ville de Clermont-Ferrand a rejoint cette semaine les municipalités françaises qui ont décidé de bafouer le droit pour assouvir leur aversion envers Israël.

En effet, la ville a adopté ce 16 décembre un vœu relatif aux « colonies israéliennes en Palestine », afin d’approuver le boycott des produits israéliens issus des « colonies », intégrant ainsi le cercle pas si fermé des mairies pro-palestiniennes en France (après, notamment, les villes de Bondy et d’Ivry-sur-Seine)


Ce vœu était présenté par les Groupes Communiste et Républicains – Front de Gauche, Place au Peuple – Front de Gauche et Europe Ecologie Les Verts.

Nous devrions être étonnés que la gangrène n’ait pas davantage gagné les édiles Français au vu de la politique pro-palestinienne en France. 
Rappelons, encore une fois, que ce boycott est interdit officiellement en France, par la loi :
« Ceux qui, par l’un des moyens énoncés à l’article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d’un an d’emprisonnement et de 45000 euros d’amende ou de l’une de ces deux peines seulement.» (article 24, alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881)
clarifiée par la circulaire ALLIOT-MARIE du 12 février 2010 (Circulaire CRIM-AP n°09-900-A4), qui demande aux parquets d’engager des poursuites contre les personnes appelant, ou participant, à des actions de « boycott » des produits déclarés israéliens et issus des colonies israéliennes en Palestine,
la jurisprudence : voir notamment l’arrêt de la Chambre criminelle de la Cour de cassation du 20 octobre 2015,
et que la Mairie de Paris a rappelé cette illégalité, puisque, par une décision du 16 février 2016, elle a émis le vœu que :
« La Ville de Paris : condamne le boycott envers Israël, condamne les appels au boycott relayés lors de rassemblements sur l’espace public parisien, s’oppose publiquement à toutes les tentatives d’isoler Israël du concert des Nations et réaffirme son attachement à la promotion d’une solution pacifique au conflit israélo-palestinien se manifestant par la coexistence paisible de deux états dans des frontières sûres et reconnues,
poursuivre et renforce ses relations avec les villes israéliennes et palestiniennes dans tous les champs des politiques publiques municipales. »
Mais, encore une fois, on ne voit pas pourquoi des municipalités s’astreindraient à respecter la loi quand au sommet de l’Etat on ne donne pas l’exemple.
On ne voit pas quel argument soulever pour déclarer que le boycott des produits israéliens venant des « colonies » – et donc l’assertion qu’Israël est un colonisateur – doit être condamné, si, par ailleurs, même à Jérusalem les Juifs ne sont plus chez eux.
Il est illogique de lutter contre ce boycott dans un pays qui chasse les Juifs de Jérusalem via l’UNESCO.
Il est à noter que, s’agissant de Clermont-Ferrand, son maire socialiste Olivier Bianchi a déclaré voter contre le vœu.
Reste à savoir comment un maire peut accepter ne serait-ce que des consultations sur un texte illégal.

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