samedi 5 novembre 2016

Pourquoi Madame Clinton ne peut être « élue »

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Le Clan Clinton est à bout de souffle ; il ne propose aux Américains que la poursuite de la politique du déclin mise en œuvre sous Obama.
Obama dirige un peu comme si les Etats-Unis étaient un pays moyen, de la taille de la France. Pas la moindre ambition pour ce grand peuple qui s’est toujours porté, à travers sa courte histoire, au secours des démocraties, lorsque celles-ci étaient menacées.
Le clan Clinton est porteur d’une idéologie mortifère dont les fondamentaux ont été mis au point dans les années 60-70. Cette idéologie dont Michel Foucault fut le plus brillant initiateur, prône le renversement de toutes les valeurs de l’humanisme, lui-même fondé sur le retour aux valeurs de l’Antiquité grecque et à celle de la Bible, à savoir : liberté individuelle-responsabilité morale-autonomie de la volonté —sens de l’esthétique. A la Renaissance, la sortie du «Moyen-âge» s’accomplit par le triomphe de l’individu sur les castes, les corporations, les Ordres immuables, par la création artistique.
Le crédo foucaldien est la «mort de l’homme» et le triomphe des structures sur l’individu. A la fin de son ouvrage majeur «Les Mots et les choses*», Foucault annonce prophétiquement, après la mort de Dieu, chère à Nietzsche, la mort de l’homme : «L’homme est une invention dont l’archéologie de notre pensée montre aisément la date récente. Et peut-être la fin prochaine.»
Cette philosophie nihiliste de la «mort de l’homme» que l’on retrouve chez d’autres philosophes et sociologues, notamment chez Louis Althusser avec son «antihumanisme théorique», va paradoxalement alimenter l’idéologie des «gauches», autoproclamées «progressistes», et rendre possible la grande mutation induite par le développement des technologies de pointe qui tend effectivement à faire de l’homme «une marionnette mue par des structures.». En gros, pour les «gauches» (droites incluses), le bonheur passe par la médiation des lourds appareils bureaucratiques (privés ou publics) alimentés par des prélèvements obligatoires confiscatoires. Les Etats démocratiques basculent dans une sorte de nouveau «Moyen-âge».
Ce que les lourdes bureaucraties staliniennes du feu bloc communiste n’étaient pas parvenues à réaliser—la mort de l’homme par le triomphe des structures sur l’individu—, les idéologies mortifères des gauches (très très faiblement combattues par les «droites») vont le rendre possible et accompagner sa réalisation.
Par la soumission des lois fondamentales aux pulsions, on sort du cadre civilisationnel posé par la Renaissance, pour basculer dans une sorte de paganisme nihiliste. S’affranchissant de toute contrainte, la liberté devient licence, validant tout et son contraire, notamment le renfermement des femmes sous le voile épais de l’obscurantisme religieux d’inspiration musulmane. La société s’enfonce dans le chaos, l’Etat ne parvenant plus à maîtriser la violence qu’il a déchaînée.
Le chemin emprunté par les «pseudo— progressistes» pour parvenir à la destruction des fondamentaux de l’humanisme (qui sont autant de barrières à la réalisation de leur hyperpuissance), est simple : d’abord, détruire les nations, puis affaiblir, éliminer le citoyen ; paupériser et humilier les classes moyennes ; réécrire la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en réduisant l’homme à une pure abstraction, vidée de toute tradition, de toute historicité ; nous comprenons pourquoi ces «gauches» cèdent à l’antisémitisme (sous couvert d’antisionisme) et font preuve de tant de compréhension à l’égard de l’islam dont la problématique exclut les valeurs de l’humanisme évoquées ci-dessus.
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Le culte de l’homme abstrait et vide, propre à cette nouvelle religion des droits de l’homme que toutes les grandes organisations privées et publiques tentent d’imposer à la planète, est en réalité le fer-de-lance d’un capitalisme sans vergogne, sauvage, affranchi de toutes les valeurs humanistes qui en limitaient le pouvoir.
Le clan Clinton est le représentant de ces nouvelles castes avides de richesses, imbues d’elles-mêmes, ivres de leur pouvoir, réduisant les peuples à des masses indistinctes, informes. Au bout de cette logique destructrice, le «camp», pris en charge par les ONG, où sont parqués et végètent des millions d’hommes, de femmes, d’enfants.
Paradoxalement, y compris dans ses excès, le candidat Trump représente la vie, la volonté, la liberté.
Ce n’est pas l’un des moindres paradoxes de cette élection que de voir la candidate démocrate défendre le capitalisme technocratique le plus brutal, être soutenue par le lobby militaro-industriel (les ventes d’armes ont «explosé» sous Obama…) et le candidat républicain, un self-made-man milliardaire, se faire le porte-parole du peuple, de cette classe moyenne paupérisée par les castes titulaires de l’hyper pouvoir que leur confère la maîtrise et la possession des nouvelles technostructures.
Le peuple américain a compris. Il rejette à 80 % l’ensemble de la classe politique qui a conduit le peuple américain et le monde entier dans les dédales d’une contradiction insoluble : une poignée d’hommes, s’affranchissant des particularismes nationaux, des traditions… exerce tous les pouvoirs sans partage.
Dans ce contexte, ainsi que nous l’avons exprimé dans un autre article, Madame Clinton, héritière de cette idéologie mortifère, ne peut gouverner. En bonne logique, étant imposée par ces forces destructrices, elle ne peut être «élue», même si l’on ne peut exclure que la complexité du système électoral, ici comme ailleurs, puisse empêcher la volonté populaire de s’exprimer.
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