dimanche 30 octobre 2016

UNESCO dans les poubelles de l’Histoire....


Tous les arguments avancés dans notre précédent article sont, hélas, de la plus brûlante actualité puisque cette résolution n’est que l’infect copier-coller de la précédente,  l’essentiel n’étant pas la condamnation unilatérale de la politique d’Israël, mais la volonté manifestement négationniste, révisionniste et anti-judaïque de nier tout lien entre le peuple juif et Jérusalem

Ceux qui ont voté pour cette résolution infâme : Afrique du Sud, Algérie, Bangladesh, Brésil, Chine, Egypte, Iran, Liban, Malaisie, Maroc, Maurice, Mozambique, Nicaragua, Nigéria, Oman, Pakistan, Qatar, République dominicaine, Russie, Sénégal, Soudan, Tchad et Vietnam. 

Ceux qui ont voté contre : Allemagne, Estonie, États-Unis d’Amérique, Lituanie, Pays-Bas, Royaume-Uni 

Ceux qui se sont abstenus : Albanie, Argentine, Cameroun, Corée du Sud, Côte d’Ivoire, Espagne, France, Ghana, Grèce, Haïti, Inde, Japon, Kenya, Mexique, Népal, Ouganda, Paraguay, Saint-Christophe-et-Niévès, Salvador, Slovénie, Sri Lanka, Suède, Togo, Trinidad et Tobago et Ukraine.


En quoi cette résolution est antijudaïque et pas seulement antisioniste ?


Cette résolution, sous prétexte de condamner la politique “d’occupation d’Israël” véhicule la négation de l’Histoire du peuple juif comme la falsification de celle de Jérusalem. C’est en cela qu’elle est antijudaïque, négation de l’identité religieuse juive et qu’elle doit être renvoyée ainsi que ceux qui l’ont approuvée dans les poubelles de l’Histoire.

Aucun Juif (fût-il, agnostique, a-sioniste, diasporiste) ne peut accepter qu’une instance internationale en vienne à annihiler son Histoire. nous, Juifs de France, devons tout mettre en oeuvre pour faire prendre conscience aux élus de la République  son caractère infâme et déplorer que notre pays se soit seulement abstenu au lieu de s’opposer avec force à son adoption.

Dans la liste de ceux qui ont parrainé ce vote ou ont voté en sa faveur, il y a d’abord les pays musulmans qui n’ont fait que montrer leur vision totalitaire de l’islam en tentant de faire rétablir à l’UNESCO le statut de dhimmi (protégé en état d’infériorité) pour les juifs, les chrétiens et les autres formes de monothéisme.

Il y a aussi deux membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, la Russie et la Chine. La Russie accusée par les démocraties occidentales de commettre des crimes de guerre à l’encontre de la population syrienne aux côtés du régime dictatorial d’Assad avec l’appui de l’Iran et du Hezbollah, organisation terroriste qui a transformé le Liban en marionnette d’Assad. D’un cynisme inouï, Poutine et Assad massacrent la population civile d’Alep et détruisent mètre après mètre, dans le silence des Nations,cette ville pourtant inscrite au patrimoine de l’humanité depuis 1986 
La Chine, quant à elle, occupe le Tibet et a annhilé son identité culturelle, nationale et historique. 


Des réactions qui honorent leurs auteurs


Ce qui a changé depuis avril 2016, c’est que cette résolution n’a été approuvée par aucune démocratie occidentale, mais qu’elle a de plus sucité une ferme réprobation, y compris au sein des instances dirigeantes de l’UNESCO et de l’ONU.

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de gauche à droite : Irina Bokova, Michaël Worbs, Ban Ki-moon


Irina Bokova, Directrice Générale de l’UNESCO


Dans un communiqué, Irina Bokova, Directrice de l’UNESCO a déclaré le 14 octobre dernier : “Comme je l’ai rappelé à maintes reprises, et encore récemment à l’occasion de la 40ème session du Comité du Patrimoine mondial, la Vieille ville de Jérusalem est la ville sacrée des trois monothéismes, le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam. C’est au titre de cette diversité et de cette coexistence religieuse et culturelle que la ville a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le patrimoine de Jérusalem est indivisible, et chacune de ses communautés a droit à la reconnaissance explicite de son histoire et de son lien avec la ville. Nier, occulter ou vouloir effacer l’une ou l’autre des traditions juive, chrétienne ou musulmane revient à mettre en péril l’intégrité du site, contre les raisons qui justifièrent son inscription sur la Liste du patrimoine mondial.
Nulle part ailleurs qu’à Jérusalem les traditions et patrimoines juifs, chrétiens, musulmans, s’imbriquent à ce point et se soutiennent les uns les autres. Ces traditions culturelles et spirituelles s’appuient sur des textes et des références, connus de tous, qui font partie intégrante de l’identité et de l’histoire des peuples. Dans la Torah, Jérusalem est la capitale du Roi des juifs David, où Salomon construisit le Temple qui abrita l’Arche d’Alliance. 

Dans l’Evangile, Jérusalem est le lieu de la passion et de la résurrection du Christ. Dans le Coran, Jérusalem est la destination du voyage nocturne (Isra) que le prophète Mohammed fit depuis la Mecque jusqu’à la Mosquée Al Aqsa.
Dans ce microcosme de notre diversité spirituelle, des peuples différents fréquentent les mêmes lieux, parfois sous des noms différents. 

La reconnaissance, l’usage et le respect de ces noms sont essentiels. La Mosquée Al Aqsa / Al-Haram-al-Sharif, sanctuaire sacré des musulmans, est aussi le Har HaBayit – ou Mont du Temple – dont le Mur Occidental est le lieu le plus sacré du Judaïsme, à quelques pas du Saint Sépulcre et du Mont des Oliviers révérés par les Chrétiens.

La valeur exceptionnelle universelle de la ville, qui lui a valu d’être inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, tient à cette synthèse, qui est un appel au dialogue, non à la confrontation. Nous avons une responsabilité collective qui consiste à fortifier cette coexistence culturelle et religieuse, par la force des actes, et aussi par la force des mots. Cette exigence est plus forte que jamais, pour apaiser les divisions qui portent atteinte à l’esprit multiconfessionnel de la ville.

Lorsque ces divisions rejaillissent sur l’UNESCO, une Organisation dédiée au dialogue et à la recherche de la paix, elles l’empêchent de mener à bien sa mission. La responsabilité de l’UNESCO est de faire vivre l’esprit de tolérance et de respect de l’histoire, et c’est mon engagement quotidien en tant que Directrice générale, auprès de tous les Etats Membres. Je m’emploierai à cette tâche en toutes circonstances car c’est notre raison d’être : rappeler que nous formons une seule humanité et que la tolérance est la seule voie pour vivre dans un monde de diversité. »


Michael Worbs, Président du Conseil Exécutif de l'UNESCO


Michael Worbs, Président du Conseil Exécutif de l'UNESCO a déclaré à la chaîne 10 d'Israël, qu’il ne nierait jamais les liens entre les juifs et les chrétiens et Jérusalem. Il a en outre invoqué la décision de l’organisme culturel vieille de plusieurs décennies de classer la capitale comme un site du patrimoine mondial. Cette désignation l’emporte sur toutes les récentes discussions, a-t-il affirmé.
S’exprimant depuis son bureau à Paris, Worbs a précisé qu’au moment où Jérusalem a été déclarée site du patrimoine mondial, son importance pour les trois religions monothéistes a été soulignée.

« Je suis très bien conscient de cela [cette importance] et personnellement je ne la nierai jamais, » a noté Worbs.
« Je tiens également à rappeler que Jérusalem, la Vieille Ville de Jérusalem et ses remparts ont été inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO par le Comité du patrimoine mondial en 1982, et à cette époque, il a été spécifiquement écrit qu’il s’agit d’un site ayant une signification pour les trois religions », a déclaré Worbs. Cette position, a-t-il dit, remplace tout le débat que le conseil d’administration a eu récemment.


Ban Ki-moon, Secrétaire Général de l’ONU


Le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon a rejeté le 16 octobre dernier la résolution de l’UNESCO. Il “réaffirmé l’importance de la Vieille Ville de Jérusalem et de ses Murailles pour les trois religions monothéistes et insisté sur celle du lien religieux et historique des Juifs, Musulmans et Chrétiens à ce Lieu Saint.”

“La Mosquée El Aksa/Al Haram Al Sharif, Lieu Saint pour les Musulmans est aussi le Har HaBayit -ou Mont du Temple- dont le Mur Occidental est le lieu le plus sacré dans le Judaïsme, à quelques pas de l’Eglise du Saint-Sépulcre et du Mont des Oliviers, révéré par les Chrétiens” a-t-il ajouté.

Toute action perçue comme une tentative de nier la référence commune inaliénable à ces sites va à l’encontre des intérêts de la paix et ne fait que nourrir la violence et l’extrémisme” a-t-il indiqué en enjoignant toutes les parties “à maintenir le statu quo en relation avec les lieux saints de la Vieille Ville de Jérusalem.” [traduction : JudaïQual.org]


Il Foglio


Le journal italien Il Foglio a offert dans son édition du 20/10/2016 une double page intitulée “la nouvelle Shoah culturelle” rassemblant les noms de protestataires contre la résolution de l’UNESCO :

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Le parlement tchèque

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Les députés tchèques ont reprouvé "une résolution qui discrédite l'Unesco et attise l'antisémitisme"
Les députés de la chambre basse du Parlement tchèque ont condamné mercredi la résolution adoptée mardi par l'Unesco, sur Jérusalem-est et qui nie le lien millénaire entre les Juifs et la ville sainte.

119 députés sur les 149 que compte la chambre ont voté lors d'une session parlementaire en faveur d'un texte qui réprouve fermement la résolution portée par plusieurs pays arabes qui "nie les liens historiques entre les Juifs et leurs lieux saints, discrédite l'Unesco et attise l'antisémitisme".

"La Chambre des députés du Parlement de la République tchèque rejette cette résolution, qui porte en elle l'esprit de la haine anti-israélienne, et ignore non seulement les liens juifs, mais aussi les liens chrétiens avec les lieux saints de Jérusalem", souligne le texte.

"Les formulations sont incompatibles avec le caractère neutre et pacifique de l'Organisation des Nations Unies, discréditent l'UNESCO et finalement, renforcent les tendances antisémites au niveau international". [cité par I24news]


Matteo Renzi, Premier ministre italien

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Prenant enfin conscience de l’inanité d’une abstention, Matteo Renzi a réagi dans la presse italienne quelques jours après le vote, “On ne peut pas continuer avec ces motions visant à attaquer Israël, une fois à l'ONU, une fois à l'Unesco. Soutenir que Jérusalem et le judaïsme n'ont pas de rapport revient à soutenir que le soleil fait de l'ombre", a-t-il estimé. "S'il faut rompre l'unité européenne sur ce sujet, qu'on la rompe", a-t-il insisté. "Si quelqu'un a quelque chose à dire sur Israël, qu'il le dise, mais il est inacceptable de dire des choses comme ça, qui sont une erreur", a-t-il ajouté.


L’opposition israélienne


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de gauche à droite : Itshak Herzog, Tzipi Livni, Yaïr Lapid

A ceux qui prétendent que la résolution n’était destinée qu’à “condamner la politique de colonistation de Netanyahu”, ses opposants politiques répondent à leur tour en condamnant fermement cette résolution :

Itshak Herzog : "L'UNESCO trahit sa mission, et donne une mauvaise réputation à la diplomatie et aux institutions internationales." [i24news]
Tzipi Livni : “ La résolution de l’Unesco sur Jérusalem ignore implicitement les liens historiques, religieux et nationaux qui unissent le peuple juif à ses lieux les plus saints... elle remet en cause un “statu quo historique”. [Le Monde 24/10/2016]

Yaïr Lapid “condamne les Etats qui n'ont pas voté contre la résolution de l’UNESCO qui nie les liens juifs avec Jérusalem et dont la cause est l’antisémitisme [www.israelnationalnews.com -  traduction : JudaïQual]


Alerte - alerte - alerte


Ne nous laissons pas bercer par les déclarations de ceux qui, à l’instar du Président de la République en mai 2016, disent enfin avoir compris que ces résolutions étaient une atteinte aux liens historiques entre les Juifs et Jérusalem et que désormais ils s’y opposeraient farouchement ... pour finalement s’abstenir platement. Les menaces reprennent dès ce mercredi 24 octobre 2016 avec l’annonce du vote d’une résolution qui est un copier-coller des deux précédentes au sein du Comité du patrimoine mondial composé de de 21 pays :

Angola, Azerbaïdjan, Burkina Faso, Croatie, Cuba, Finlande, Indonésie, Jamaïque, Kazakhstan, Koweït, Liban, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République de Corée, République-Unie de Tanzanie, Tunisie, Turquie, Viet Nam, Zimbabwe.

Par ailleurs, des organisations juives appellent à manifester devant le Quai d'Orsay jeudi 27 octobre à 18 heures.


Initiatives pour Jérusalem


Comme dans la lutte contre le boycott d’Israël, nous ne pouvons nous contenter d’agir ponctuellement ou temporairement quand les tentatives de délégitimation sont constantes et répétées et qu’elles sont dirigées contre les fondements même de notre identité. 

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Sur cette image symbolique, qui représente notre engagement, nous rappelons le lien indéfectible entre le peuple juif et Jérusalem :

  • l’esplanade du Kotel Hamaaravi, le Mur Occidental, aujourd’hui, 
  • la maquette du Temple de Jérusalem tel qu’il existait  il y a 3000 ans,
  • des femmes en prières, il y a plus de 100 ans,
  •  la Birkat Cohanim, la Bénédiction des Prêtres, telle qu’elle s’est déroulée ce mardi 18 octobre 2016, à l’occasion de Souccot.

Nous nous engageons à relayer les initiatives les plus pertinentes et les plus efficaces. La pétition de International Legal Forum et StandWithUs, que nous soutenons avec détermination (voir notre compte twitter : @kol_ibri)  a déjà rassemblé plus de 77000 signatures mais nous devons continuer à signer et faire signer.

Dans la présente synthèse, nous avons tenu à vous faire connaître des initiatives et des prises de position qui, rassemblées, constituent un véritableréquisitoire contre les votes révisionnistes, négationnistes et antijudaïques de l’UNESCO. N’hésitez pas à le relayer librement, à utiliser librement nos images (poubelles de l’Histoire, Initiatives pour Jérusalem),  à nous faire connaître vos initiaitves.

Soutenez-nous. Agissons ensemble :

La Fête de Souccot, qui vient de s’achever est une Fête des Nations au cours de laquelle on sacrifiait au Temple de Jérusalem 70 taureaux  au nom des 70 Nations, ce qui oppose au sectarisme criminel et imbécile de nos ennemis,  la force de l’universalisme juif.

Jean-François Strouf

A propos de JudaïQual


Aboutissement d’une réflexion collective, l’équipe de JudaïQual a pris la décision d’orienter son action dans le sens de la très forte convergence qui existe entre Responsabilité Sociétale et Environnementale, d’une part et la vision juive du Tikoun Olam d’autre part.

1- Profondément attachés aux valeurs du Judaïsme, nous puisons notre engagement dans nos textes fondamentaux qui, au nom du Tikoun Olam, la Réparation du Monde, nous incitent à la préservation de la nature et à celle de la biodiversité.

2- Engagés dans la Citééco-citoyens, nous soutenons le programme detransition énergétique, seul moyen de donner un avenir durable aux futures générations.

3- Citoyens du monde, nous relayons les campagnes d'actions de deux grandes ONG environnementales, Greenpeace et le WWF auxquelles nous ajoutons nos propres campagnes, pour le respect de la planète.

4- Sionistes, nous sommes solidaires d'Israël et refusons d'admettre que ce pays à qui Greenpeace a rendu hommage en 2010 et à qui le WWF a décerné le prix 2014 du CleanTech (technologie propre) soit la cible constante d'EELV, plus pervers que verts.

En soutenant l'action de JudaïQual-Réparons Le Monde, relevez avec nous ces 4 défis majeurs, pour faire des Juifs de France la communauté humaine, la plus engagée dans la responsabilité sociale et environnementale. Don à JudaïQual - Réparons Le Monde

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