mardi 25 octobre 2016

Près d'un Français de plus de 30 ans sur deux est en surpoids !


Près de 16 % de la population serait touchée, selon une étude réalisée en 2013 et qui porte sur 29 000 participants, âgés de 30 à 69 ans.


Constances, c'est le nom de baptême d'une cohorte qui a été lancée en 2012 par l'Inserm et la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés pour rassembler les données de santé des Français. Elle compte aujourd'hui plus de 110 000 personnes âgées de 18 à 69 ans, et le but est d'en suivre 200 000 à terme (avis aux volontaires !). Ces individus sont invités tous les 5 ans à passer un examen de santé dans l'un des 22 centres d'examen de l'Assurance maladie répartis sur 20 départements et à répondre à un questionnaire tous les ans. Constances pourra ainsi fournir de précieuses indications sur différents facteurs pouvant influencer la santé, la survenue de pathologies ou encore sur l'impact des actions de prévention.
Le premier constat publié ce mardi matin dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) n'étonnera personne : les Français – aussi – sont trop gros. Mais on ne s'attendait quand même pas à une telle proportion de population concernée. Selon les données de près de 29 000 participants, âgés de 30 à 69 ans en 2013, près d'un Français sur deux serait en excès de poids. L'obésité globale, définie par un IMC (indice de masse corporelle) supérieur à 30 kg/m2, avoisinerait les 16 %, tandis que l'obésité abdominale, définie par un tour de taille supérieur ou égal à 94 cm pour les hommes et à 80 cm pour les femmes, s'avère bien plus fréquente (entre 41,6 et 48,5 %). Pour Marie Zins, coordinatrice pour l'Inserm de la cohorte Constances, les futures analyses devront « mieux évaluer la prévalence des obèses sans facteurs de risque cardio-métabolique en prenant en compte les traitements issus des remboursements de soins ».

Douleurs au dos et aux coudes

Un autre travail porte sur les troubles musculo-squelettiques (TMS), ces douleurs, gênes ou limitations de l'appareil locomoteur potentiellement liées à une hyper-sollicitation d'origine professionnelle. Son objectif était d'évaluer la prévalence de ces troubles dans la population en fonction de caractéristiques démographiques et socioprofessionnelles, y compris chez les travailleurs intérimaires. Là encore, l'équipe composée de chercheurs de l'unité Cohortes épidémiologiques en population* et d'autres d'Angers** a limité l'échantillon à 29 000 personnes (dont près de 9 000 hommes et plus de 10 000 femmes en activité) incluses avant le 31 janvier 2014. « Huit facteurs biomécaniques et six localisations articulaires ont été étudiés en se restreignant aux douleurs persistantes », précisent les auteurs.
« Les prévalences des douleurs persistantes variaient entre 14 % (aux coudes) et 35 % (au niveau du dos) chez les femmes, 9 % et 24 % chez les hommes respectivement, pour les mêmes localisations. La prévalence des douleurs du rachis chez les ouvrières actives était de 35 %, contre 22 % chez les femmes cadres, et respectivement de 35 % et 25 % chez les hommes. Les prévalences variaient également selon l'exposition aux facteurs biomécaniques, l'âge et le type de contrat de travail. » Ces données confirment donc le poids des TMS.

* UMS 11 Inserm-université Versailles-Saint-Quentin, Villejuif** Laboratoire d'ergonomie et d'épidémiologie en santé au travail (LEEST), Angers


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