mercredi 26 octobre 2016

Hollande, Royal, policiers, les vérités de Manuel Valls...Vidéos !


VIDÉOS. Le Premier ministre était ce matin l'invité de la matinale de France Inter. Il est notamment revenu sur la candidature éventuelle de François Hollande.


Manuel Valls était ce mercredi l'invité de France Inter. Il s'est exprimé sur de nombreux sujets, la candidature de François Hollande à la prochaine élection, l'éventualité de la sienne, mais aussi Notre-Dame des Landes, la "jungle de Calais" ou encore la crise au sein de la police.

Bilan

Le Premier ministre a assuré être "convaincu" que, "contre tous les pronostics" pour la présidentielle de 2017, "nous pouvons représenter demain un espoir, une espérance". "Pourquoi ? Parce que toutes les propositions de la droite, d'Alain Juppé, de Nicolas Sarkozy, de François Fillon ne rencontreront jamais l'adhésion des Français". Le Premier ministre veut "porter un message de fierté sur l'action qui est la nôtre depuis 2012". "Je veux défendre ce bilan, dans bien des domaines, j'en suis fier", a-t-il insisté, saluant par exemple les "90 000 chômeurs de moins depuis le début de l'année".

Hollande candidat ?

Interrogé sur le livre polémique de confidences de François Hollande, Manuel Valls a fait preuve de retenue, tout en laissant percer une critique : "Ce que j'ai à dire au président de la République, je lui dis directement, parce que je pense que l'exercice du pouvoir, c'est l'intimité, c'est le respect de la confidence, c'est le respect bien sûr du secret", a déclaré le Premier ministre. Le respect du secret ou le contraire de la manie de la confidence...
Interrogé ensuite plus précisément sur la candidature du chef de l'État à la présidentielle, le Premier ministre est resté prudent. Le chef de l'Etat est-il le candidat naturel de la gauche pour la présidentielle de 2017 ? lui demande-t-on. Il ne répond pas oui, ce qui est en soi remarquable. Mais évidemment, il se garde bien de répondre non. « Ça dépend de sa décision, explique Valls. (...) C'est une décision intime, il doit tenir compte de la situation, il doit donner un sens à ce que pourraient être sa candidature et un nouveau quinquennat ».
Comment réagit-il quand il entend certains, à gauche, dire qu'il peut être une alternative à François Hollande ? « Tout ça, je l'entends. (...) Moi, je (ne vais pas) rajouter par mes mots, par mes commentaires (...), de la crise. Chacun d'entre nous doit parler et agir en tenant compte de ces deux éléments : comment rassembler la gauche ? Comment lui redonner de l'espoir en étant en même temps fier du bilan et en éclairant l'avenir ? » a-t-il souligné.
Alors qu'il égrenait toutes ses priorités et celles de l'exécutif, le journaliste lui a fait remarquer que cela dessinait un programme pour les années à venir. « Tout cela dessine, oui, bien sûr un projet pour la France qui doit être celui de la gauche, mais la gauche, si elle commence uniquement en disant, dans les prochains jours, qui doit être écarté ou qui doit prendre la place de qui, elle va se tromper », a-t-il répondu. « Donc, notre responsabilité collective, c'est de réfléchir à cette situation et de trouver, bien sûr, la bonne solution », a insisté Manuel Valls. En ce qui le concerne, "la gauche et la France, c'est [sa] seule boussole", a-t-il assuré.

Calais

Également interrogé sur le démantèlement très attendu de la « jungle », le Premier ministre a estimé : « Ce qui est en train de se passer à Calais, c'est un beau visage de la France. » L'évacuation du plus grand bidonville du pays, rebaptisée « opération humanitaire » par Manuel Valls, « est menée en tenant compte d'hommes et de femmes qui fuient la guerre et qui demandent l'asile », mais elle est aussi « menée avec fermeté », a-t-il expliqué.

Le cas Ségolène Royal

Manuel Valls a affirmé que la parole de Ségolène Royal qui continue d'exprimer son opposition à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes avait affaibli « l'autorité de l'État ». À la question « La parole de Ségolène Royal affaiblit-elle l'autorité de l'État ? », le Premier ministre a répondu : « Oui. Bien sûr, quand on s'exprime, et ce n'est pas n'importe quelle personnalité, Ségolène Royal. » Il a assuré respecter la parole de sa ministre de l'Environnement, mais a souligné qu'il fallait aussi « respecter la parole de l'État ». Il a aussi répété sa détermination à évacuer « progressivement » le site de Notre-Dame-des-Landes « à partir de cet automne ». « Cela se fera », a assuré le Premier ministre.
Interrogée à la sortie du Conseil des ministres, Ségolène Royal a répliqué au Premier ministre "Je ne polémique pas, moi, je cherche des solutions", assurant que "(sa) ligne, ça a toujours été la réconciliation entre la protection de l'environnement et le développement économique".

La police en crise

Manuel Valls s'est déclaré « évidemment choqué » par les manifestations des policiers, mais a assuré qu'il fallait « entendre les forces de l'ordre ». « Je suis évidemment choqué, et le ministre de l'Intérieur a déjà eu l'occasion de le rappeler, il y a des manifestations, quand on utilise les voitures, les gyrophares, des manifestations cagoulées, cela est évidemment contraire aux règles de la police », a affirmé le Premier ministre alors que François Hollande reçoit mercredi les syndicats de policiers, dix jours après le début du mouvement de colère.
Parmi les questions qui seront abordées lors de la rencontre à l'Élysée, Manuel Valls a évoqué « les missions », « les moyens », « la revalorisation des carrières », « les conditions de légitime défense » et « la réponse pénale ». « Il faut entendre les forces de l'ordre, qui ont un soutien fort des Français », a-t-il dit. « Le ministre de l'Intérieur (...) est tous les jours à leur côté. (...) Il apaise, il dialogue », a souligné Manuel Valls, estimant qu'« il faut agir avec maîtrise, à l'écoute, et trouver des solutions ».
Y aura-t-il des sanctions ? « Si on commence à dire qu'il y aura des sanctions, curieuse politique du dialogue », a répondu le Premier ministre, assurant que « l'autorité, elle s'exerce, là, pleinement ».

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