mercredi 13 juillet 2016

Selon des experts israéliens un putsch militaire est à prévoir en Algérie ...


Les milieux du renseignement extérieur israélien estiment qu’un coup d’Etat militaire en Algérie est inévitable.
«Président mort-vivant», «Vacation du pouvoir», «Guerre au sommet» entre «clan présidentiel et  les renseignements »… Autant de syndromes d’un dérapage anarcho-militaire inévitable en Algérie, selon Gilles Salem, analyste connu pour sa proximité avec le Mossad.
«Alors que le président Abdelaziz Bouteflika, 79 ans,appartient au monde des morts-vivants, les trois pouvoirs, le politique, le renseignement et le militaire,  aiguisent les couteaux en Algérie», écrit l’analyste israélien, en évoquant un «coup d’Etat militaire» imminent. Une sombre perspective que les sphères du renseignement en Israel n’écartent plus tellement.

«En coulisses, dans l’ombre, Saïd Bouteflika, frère du président Abdelaziz, conduit la gouvernance politique du pays, soucieux de maintenir la corruption à son plus haut niveau. Depuis 2013, Saïd manigance et regarde son frère qui ne veut pas mourir. Néanmoins, il a compris avoir plus d’intérêts à maintenir Abdelaziz vivant que de le faire trépasser», décrypte Gilles Salem, ajoutant que «le décès du président serait une déclaration de guerre ouverte entre tous les prétendants au pouvoir».
Par prétendants au pouvoir, il faut entendre deux principaux courants antagonistes. D’un côté, le clan de Saïd Bouteflika, appuyé par le flamboyant SG du Front de libération national (FLN), Amar Saâdani. Ce dernier avait été chargé par le frère d’Abdelaziz, Saïd Bouteflika, d’attaquer frontalement, à la veille de la présidentielle d’avril 2014, le néanmoins redoutable Département du renseignement et de la sécurité, DRS, et les vieux-nouveaux parvenus de la rente pétro-gazière.
De l’autre côté, l’on retrouve le patron du même DRS, Ahmed Médiène, alias «Tawfik», qui voue une haine féroce au clan Bouteflika
Actuellement  l’homme qui constitue un autre rouage important de ce cercle présidentiel selon le journaliste Gidéon Kutz du journal israélien Maariv c’est Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’armée. « Bouteflika le convoque régulièrement pour se coordonner avec lui avant de prendre des décisions majeures », avance  Kutz qui est un bon connaisseur du « système ».
Début avril 2016 , lors de son voyage officiel à Alger, Manuel Valls a entraîné dans son sillage le journaliste  Gidéon Kutz du journalMaariv,lequel a traité dans un long article tous les sujets allant de la maladie du président Bouteflika à la situation du pays.
C’est peu dire que l’imposant patron de l’armée, qui rêve d’un destin national, est d’un soutien sans faille. Avant de soutenir le quatrième mandat de Bouteflika, Gaïd Salah l’avait d’abord protégé contre les opposants, qui réclamaient à cor et à cri l’application de l’article 88 de la Constitution, lequel prévoit la destitution du président en cas de maladie grave.
Bouteflika a récupéré Gaïd Salah en 2004 en lui mettant sous les yeux un document dans lequel l’ex-patron du DRS, Mohamed Mediène, préconisait de le mettre à la retraite, explique notre analyste connu pour sa proximité avec le Mossad.
Depuis, Gaïd lui jure fidélité. Pour démanteler le DRS et limoger son patron, le président s’est largement appuyé sur lui en exploitant l’animosité entre les deux généraux. L’état-major a d’ailleurs été renforcé en récupérant certaines directions qui relevaient du DRS. » Grâce au dévouement de Gaïd Salah, Bouteflika a désormais la haute main sur l’armée, à l’endroit de laquelle il nourrissait tant de suspicion.
les-hommes-du-president

Le maillon le plus fort, selon  le journaliste israélo-français Gidéon Kutz,  reste Saïd Bouteflika, 58 ans, frère cadet et conseiller spécial à la présidence. Universitaire dans une autre vie, l’homme a vu son rôle s’étoffer depuis l’hospitalisation de son grand frère, en 2005, pour un ulcère hémorragique. Dix ans plus tard, il passe, à tort ou à raison, pour une sorte de président par procuration. Avec sa sœur Zhor, Saïd est le seul à avoir un accès direct et permanent au président. Certains l’accusent de verrouiller les voies de communication en direction de son frère aîné et de le couper de ses amis. D’autres le soupçonnent de décider au nom du président, de nommer ministres et préfets, voire d’imiter la signature du chef de l’État pour signer des décrets.
Bouteflika se réunit rarement avec  son Premier ministre, Abdelmalek Sella selon Kutz. Bouteflika privilégie le portable. Il donne ses instructions, recadre ses ministres ou s’enquiert de l’avancement des dossiers par téléphone.En 2014, Sellal a reçu la liste de son nouveau gouvernement par fax, avant de renvoyer le même document au chef du DRS, qui apprendra inopinément l’arrivée de trois nouveaux ministres, à l’Intérieur, aux Finances et à l’Énergie.

D’une discrétion absolue, Saïd décline toute demande d’entretien, contribuant ainsi à épaissir le mystère autour de lui. Même l’ancien chef du DRS juge en privé que la puissance du frère cadet est réelle rapporte Gilles Salem. La puissance prêtée à Saïd est telle que ce grand timide est suspecté de manœuvrer pour succéder à son frère.
DERNIÈRE APPARITION DE BOUTEFLIKA

À l’occasion de la fête de l’indépendance, célébrée le 5 juillet 2016 en Algérie, le président, Abdelaziz Bouteflika, s’est recueilli sur la tombe des martyrs de la guerre de libération.
«Le DRS est en lutte violente contre le pouvoir politique. Il a récemment menacé de dévoiler des informations de corruption concernant les frères Bouteflika. Tawfik ayant mis sous écoute téléphonique Saïd Bouteflika, le déballage risque d’être douloureux pour le pouvoir en place», décrypte Gilles Salem.*
«La jeune garde composée de commandants quinquagénaires attendent leur tour pour prendre le pouvoir», relève-t-il, en prédisant une chute imminente du régime actuel.
Depuis l’incident qui a impliqué, en juillet 2015, un lieutenant de la garde présidentielle et coûté leur poste à deux généraux, la sécurité autour du président  a été considérablement renforcée.
À l’occasion de la fête de l’indépendance, célébrée le 5 juillet 2016 en Algérie, le président, Abdelaziz Bouteflika, s’est recueilli en fauteuil roulant sur la “tombe des martyrs” de la guerre de libération. Sa dernière apparition officielle date du 5 juillet 2015. Bouteflika ne s’est plus adressé directement à son peuple depuis mai 2012.
C’est à partir de sa résidence de Zeralda, où il s’est installé dès juillet 2013 et transformée en siège quasi officiel de la présidence, que Bouteflika gère les affaires du pays. Autour de lui, un cercle très restreint de collaborateurs. 

Ayant totalement déserté ses bureaux au palais d’El-Mouradia, le président s’appuie donc sur trois hommes dont la fidélité et le dévouement n’ont jamais été pris à défaut : Logbi Habba, secrétaire général de la présidence, Ahmed Ouyahia, directeur de cabinet à la présidence, et Mohamed Rougab, secrétaire particulier. À ses trois hommes s’ajoute Benamor Zerhouni, la plume du président.

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