mardi 5 juillet 2016

Pourquoi j’ai pleuré samedi soir (Par Nathalie Sivan)


Aujourd’hui pas de politique ni de cynisme à propos de tel ou tel événement survenu ces derniers jours. Si nous parlions d’amour ? De l’amour entre chacun d’entre nous qui permet de dépasser toutes les frontières et toutes les différences. En Israël, il faut l’avouer, dans ce domaine nous sommes des as !
Dans les cérémonies officielles qui se déroulent à chaque stade de l’existence de l’Israélien lambda : l’amour est présent. Des fêtes de fin d’année au gan, à l’école primaire, le lycée puis l’armée, toute réjouissance est bonne pour nous faire couler des larmes de bonheur. En effet, comment contenir tant d’émotions face au don de soi et d’investissement de tous ceux qui forment et s’occupent un temps de nos enfants.
Samedi soir,  j’ai eu le bonheur de vivre un beau moment de vie. Un de mes fils, aux côtés de tous ses amis de classe célébrait ses 12 ans d’études obligatoires : fin d’un cycle dont l’aboutissement est le baccalauréat. Nous avons eu droit à quelques discours du corps enseignant, des élèves et des délégués de parents. Rien de bien passionnant, me direz-vous…
En effet, car « le meilleur « était ailleurs, dans le regard plein de bonté et de satisfaction de ces pédagogues qui enlaçaient ces lycéens avec tant d’amour sincère et profond. Dans ces regards lancés les uns aux autres, j’ai ressenti toute la force de la société israélienne. Cette force qui reconnait le talent et la diversité assumée de tous et que l’on porte aux nues.
En matière d’éducation, tout est loin d’être parfait en Israël comme ailleurs, mais ce qui fait LA différence, en Erets Israël, c’est de savoir mettre toujours en avant les plus de chaque enfant. Ici jusqu’au bac, la compétition n’est pas vraiment de mise car seuls la construction, l’épanouissement et le développement des capacités sont les paramètres d’une éducation réussie.
Mais sans l’amour et le respect de ces éducateurs, rien de tout cela ne pourrait émerger. La jeunesse israélienne fleurit grâce au regard positif et aimant que l’on porte sur elle : elle est notre porte drapeau ! Cette reconnaissance réelle et si belle des qualités morales de «  ces jeunes plantes «  est donc le secret de la fusion entre deux générations.
Tout ceci n’est pas qu’un discours, c’était ce samedi soir, une expérience incroyable. Tous ces parents étaient en larmes à l’issue de cette cérémonie tant la loyauté et la profondeur de tout cet amour éclairaient les visages de tous. Comment rester insensibles face à ces accolades affectueuses et ces remerciements qui fusaient de toutes parts. Ce MERCI de les avoir accompagnés toutes ces années et de leur avoir permis de » pousser et fleurir « chacun à son rythme.
Et pourtant, tout cet amour en nous, cette beauté et cette élévation morale qui « est et qui fait  » le peuple juif, des barbares sanglants tentent de l’éteindre en nous. Les Palestiniens veulent anéantir l’humanité au sein de notre peuple en pensant ainsi nous éradiquer.
Il est temps de tous nous lever avec vigueur et dignité pour lutter de toutes nos forces contre cet ennemi que nous devons mettre à genoux. 
Leur folie n’est pas la nôtre, leur bassesse nous la leur laissons…
Afin d’honorer et de respecter la mémoire de Hallel Ariel et de Michaël Marek, assassinés de manière horrible: peuple d ‘Israël, reprenons le cours de nos vies en prenant les décisions qui s’imposent.
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