jeudi 28 juillet 2016

La France et le djihad planétaire. GUY MILLIÈRE....


Huit mois à peine se sont écoulés depuis les attentats de novembre 2015. Le bilan était effroyable : cent trente morts, des centaines de blessés dont certains ne sont pas encore sortis des hôpitaux et resteront mutilés à vie.

Depuis, des attentats tout aussi atroces ont eu lieu à Bruxelles, à Orlando en Floride, à Istanbul, des meurtres abjects ont été perpétrés en Israël.
Les Français semblaient avoir oublié le danger incarné par l’islam radical. L’attentat commis à Nice le soir du 14 juillet est venu les rappeler brutalement à la réalité et les obliger à regarder en face ce qui se passe.
Nous sommes en guerre : c’est dit, cela doit être regardé en face.
La guerre dans laquelle nous sommes est une guerre planétaire, car elle ne connaît pas de frontières. C’est une guerre qui peut frapper n’importe où, n’importe qui, n’importe quand. On vient de le voir une fois de plus.
C’est une guerre qui se pratique avec des armes à feu, mais qui peut se pratiquer avec mille autres ustensiles délétères. Des couteaux. Des autocuiseurs comme il y a quelques années à Boston. Des véhicules automobiles, comme en Israël. Des camions. On vient de le voir là encore.
C’est une guerre où l’ennemi n’a pas d’uniforme et ne respecte aucune règle, sinon celle de la barbarie sans limite ni retenue. On vient de le voir, toujours, et il faut agir en conséquence.
C’est une guerre où l’ennemi peut avoir cent visages et apparences et n’a, partout, à chaque fois, qu’un seul point commun : ses agents et ses soldats sont musulmans et lisent le Coran avec ferveur. Il faut en tirer les leçons, d’urgence, et ouvrir les yeux.
C’est une guerre d’autant plus difficile à mener pour le monde occidental que tous les musulmans ne sont pas ses agents et ses soldats, et qu’il est difficile, parmi les musulmans, de détecter qui va rejoindre les rangs de l’ennemi et qui ne le fera pas.
C’est une guerre plus difficile à mener encore pour le monde occidental lorsqu’on discerne que les agents et les soldats de l’ennemi bénéficient de complicités profondes, qui sont non seulement celles de musulmans se conduisant en complices actifs ou passifs, mais aussi celles de gauchistes qui partagent avec les agents et les soldats de l’ennemi une volonté de détruire la civilisation occidentale, et celle des pseudo bien-pensants qui parcourent les grands médias en répétant que l’islam est une religion d’amour, de paix et de fraternité : ce que l’intégralité de l’histoire de l’islam contredit absolument.
C’est une guerre impossible à mener efficacement dans un pays tel que la France où il existe tout à la fois la communauté musulmane la plus forte d’Europe, les plus puissants contingents de gauchistes disponibles sur le marché, et une imposante cohorte de bien-pensants qui tiennent l’information, la culture et la politique.
C’est une guerre, de fait, quasiment impossible à mener en France, dès lors qu’existent en supplément des zones de non-droit, et une présence massive de l’islam dans les prisons, où des imams fanatiques font basculer des délinquants musulmans vers l’islam radical en leur disant que les activités criminelles peuvent être nobles et glorieuses si elles sont menées pour le djihad..
C’est une guerre qui est devenue ce qu’elle est, ce doit être dit, parce que l’État Islamique a pu voir le jour et se déployer en Irak et en Syrie, grâce au retrait total des troupes américaines de combat décidé par Barack Obama fin 2010, et parce que l’État Islamique a diffusé des messages disant que tout musulman, partout sur terre, peut et doit mener des actions de djihad en tuant des infidèles.
Le tueur de Nice est un délinquant musulman passé au djihad, comme tant d’autres avant lui, de Mohamed Merah aux frères Kouachi ou Medhi Nemmouche.
Les gens de ce genre devraient être enfermés plus longtemps, surveillés à vie, arrêtés au premier signe suspect, expulsés s’ils ont la double nationalité ou sont simples résidents.
Cela ne se fait pas et ne se fera pas, je le crains.
La France est un pays qui semble avoir perdu la guerre, et les propos fermes d’hommes politiques après un attentat n’y changent jamais rien.
La France est un pays qui se prépare des lendemains très difficiles et pourra difficilement échapper au pire.
On y parle ici ou là d’un risque de guerre civile. Le risque ne cesse de s’intensifier.
La France me semble être prise dans des engrenages qu’il sera difficile d’arrêter, hélas.
Le reste de l’Europe n’est pas vraiment en meilleure posture.
© Guy Millière

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