vendredi 20 mai 2016

Vol EgyptAir : les règles de sécurité de Roissy en question....


L'hypothèse d'une bombe à bord de l'appareil amène les spécialistes à s'interroger sur les procédures de sécurité en vigueur et la possibilité d'une faille.


Alors que les recherches se poursuivent pour retrouver l'Airbus A320 d'EgyptAir, aucune hypothèse n'est écartée par les enquêteurs. Mais la piste terroriste amène déjà à envisager les possibles failles de sécurité, notamment à l'aéroport de Roissy, d'où le vol MS804 est parti mercredi soir.
En plein état d'urgence en France, les aéroports figurent parmi les lieux les mieux protégés du pays. En théorie. La question de failles de sécurité à l'aéroport de Roissy est aujourd'hui posée, y compris par les spécialistes en sûreté aéroportuaire. Une bombe aurait pu entrer dans l'avion lors de l'escale d'une heure. 
Les options qui s'offrent aux enquêteurs : les explosifs passés par une valise en soute, un bagage à main, ou sur un passager kamikaze. Un risque que les rayons X sont censés éliminer. Autre possibilité, la charge pourrait avoir été introduite directement dans l'appareil par un employé de l'aéroport travaillant sur la piste, un bagagiste par exemple. Pour écarter une telle possibilité, tous les véhicules sont contrôlés avant d'arriver sur le tarmac.

Une escale de 1 h 5 sur le tarmac parisien

Troisième scénario, la bombe aurait pu être placée dans l'avion avant Paris. L'A320 avait volé au-dessus de l'Afrique du Nord dans la journée, avec des escales en Érythrée, au Caire et à Tunis. La procédure veut qu'une fouille complète de l'appareil ait lieu lors de son entrée sur le territoire de l'Union européenne. Or, l'avion n'est resté qu'une heure et cinq minutes sur le tarmac parisien. Un laps de temps très court pour décharger l'avion, le nettoyer, le recharger et embarquer les nouveaux passagers.
Depuis jeudi, les gendarmes du transport aérien vérifient toutes les personnes qui ont pu effectuer les contrôles de l'avion, des bagages ou des passagers. Le personnel des pistes, comme les agents des sociétés privées en charge de la sécurité font l'objet d'enquêtes approfondies et sont attentivement surveillés depuis les attentats de janvier 2015.
Pour d'autres experts au contraire, comme Xavier Tytelman, spécialiste de la sécurité aérienne, il paraît compliqué d'envisager qu'une bombe ait pu être introduite à Roissy, un aéroport « qui a le plus haut degré de sûreté que l'on peut exiger dans le monde », a-t-il déclaré sur Europe 1.

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