samedi 4 juillet 2015

Ni Charlie ni charia ni Conchita !


Vendredi décapitation, samedi Gay Pride : je ne voudrais pas désespérer Billancourt par ce titre quelque peu décourageant, mais il y a des semaines comme cela où l'on aimerait avoir des raisons d’espérer !

Samedi Gay Pride : je ne voudrais pas désespérer Billancourt par ce titre quelque peu décourageant, mais il y a des semaines comme cela où l’on aimerait avoir des raisons d’espérer !
Car ces deux événements, dramatique pour l’un, la décapitation dans l’Isère d’un chef d’entreprise, et pathétique pour l’autre, l’affligeant rassemblement annuel de la Gay Pride à Paris, manifestent de manière spectaculaire la convergence de défis auxquels notre peuple est confronté.
D’une part, une civilisation en déclin qui ne croit plus en elle-même et qui cherche dans une conception dévoyée de la fête et de la transgression un moyen pour conjurer son angoisse.
De l’autre, un mélange hybride entre un islam conquérant et barbare et un nihilisme sous-produit du monde moderne.
Au milieu de tout cela, notre pays pris en étau. Mais au fond, il s’agit du même déchaînement des forces du nihilisme et de la destruction. Car la lutte légitime et nécessaire contre l’islamisme radical ne pourra se faire au nom des valeurs d’un Occident matérialiste et déliquescent qui n’a rien à proposer à des jeunes en perte de repères.
L’esprit Charlie ? Que reste-t-il de l’esprit du 11 janvier, hormis une émotion de courte durée qui rassemblait une population aux motivations diverses et qui a permis, dans le même temps, la loi sur le renseignement marquant un recul dramatique des libertés publiques.
Les valeurs de la République ? Il y a longtemps que ces « valeurs » aux relents de 1793 que personne n’a cru devoir définir de manière précise ne sont qu’un prétexte pour exclure de la vie politique les militants patriotes.
L’Éducation nationale a renoncé à enseigner l’Histoire de France ou à apprendre tout simplement à parler la langue française au profit d’un prétendu vivre ensemble aussi bien inefficace que parfaitement abstrait.
On pourrait être tenté de dire « bon vent » à tous ces jeunes qui quittent la France pour faire le djihad en espérant qu’ils rejoignent rapidement le paradis d’Allah. Mais que dire lorsque certains de ces djihadistes sont de petits Bretons ou des « chtis » qui s’appellent Kevin, Dylan ou Jennifer et qui pourraient être des cousins, peut-être des frères ?
L’attentat contre Charlie, l’élection de Conchita Wurst ou encore cette triste marée humaine de clandestins, qu’un ministre accueille tel un petit bonhomme soumis et déjà vaincu, sont les signes des temps d’une Europe en déclin qui ne croit plus en elle-même.
On raconte, jadis, qu’en Afrique du Nord, le général Sonis avait suscité l’admiration des peuplades arabes qu’il côtoyait : il avait un beau cheval blanc et il priait sous la tente. Un beau cheval blanc signifie qu’il avait du panache, de l’allure, un certain style et probablement un côté guerrier que respectent les musulmans. Quant au fait de prier sous la tente, cela rappelle que l’homme n’est pas simplement un produit de consommation mais un être fait pour adorer Dieu en se souvenant qu’il est une créature bien fragile au regard de l’immensité de la Création, de l’histoire du monde et du déchaînement des éléments.
À la condition qu’elle suscite encore des hommes de valeur et de courage, la France pourra alors raviver cette flamme, espérer auprès d’une jeunesse perdue et en quête d’idéal.

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