Je me souviens de la première fois que j’ai eu envie d’embrasser une fille, j’ai senti monter un désir irrépressible. Je pensais que c’était normal…
Bien des années plus tard, j’ai appris que je n’étais pas normal, mais que j’étais hétérosexuel ! Diantre ! Moi qui, à l’instar de notre actuel et éphémère Président, me complaisait dans cette normalité.
Aujourd’hui, je lis sur le site de SOS Homophobie que cette hétérosexualité est « une orientation sexuelle aussi respectable que l’homosexualité ». Je me suis orienté ! Quand ? Comment ? Pourquoi ? Ai-je été contraint ?
Paraphrasant Alexandre Vialatte, je reconnais que l’homosexualité remonte à la plus haute Antiquité.
Mais il est heureux pour la survie de l’espèce que nos ancêtres troglodytes aient eu la sagesse de choisir majoritairement une orientation hétérosexuelle, les peintures rupestres avaient probablement pour vocation de propager cette tendance.
Comme le disait Oscar Wilde, « Si Adam avait été homosexuel, personne ne serait là pour le dire. » Caïn, s’il eut été homosexuel et incestueux, la criminalité aurait-t-elle existé ? Autre débat !
Dans la société de demain, si avide de quotas, d’égalité et de parité, il sera important que la proportion d’homosexuels et d’hétérosexuels s’équilibre.
Lorsque vous souhaiterez acquérir un enfant (la PMA et la GPA vous affranchiront de faire des enfants par vous-mêmes, cela évitera de nombreux risques sanitaires), vous pourrez vous voir imposer un enfant homosexuel, ethniquement différent, de confession autre que la vôtre.
Stop ! L’hétérosexualité n’existe pas. Vous ne trouverez pas trace de ce concept, ni de mot pour le définir, dans la Grèce et la Rome antiques. L’homosexualité était alors une pratique attestée, mais qu’aucun sage n’aurait cherché à comparer avec l’ordre naturel des choses.
Le mot« hétérosexuel » n’est apparu qu’au XIXe siècle. Avec la volonté post-révolutionnaire de ne pas hiérarchiser, le XIXe siècle a voulu catégoriser, il a donc créé de nombreux mots : « hétérosexuel », « agnostique », mais aussi « antisémite ». Les mots précèdent-ils les maux ?
Pierre Desproges ironisait en disant que Dieu a divisé l’humanité en deux grandes catégories : les juifs et les antisémites. Le régime hollandais tente de diviser les Français en deux : homosexuels et homophobes.
Je ne suis pas hétérosexuel : je suis un homme, conçu pour procréer avec une femme, et cela me convient parfaitement.
Non homosexuel, ni homophobe, je laisse chacun libre d’avoir des tendances particulières tant que cela ne nuit pas à autrui. J’ai moi-même un aveu à vous faire : je joue de la cornemuse et j’aime ça !
Toutefois, j’ai le bon goût de ne pas imposer cette pratique à mon entourage en toutes circonstances.A gentleman is someone who knows how to play the bagpipes but doesn’t.
Ni homosexuel, ni homophobe, mais homo sapiens, un homme qui sait…
Qui sait ce que les autres veulent oublier : je suis l’homme tel qu’il a été voulu par Dieu ou conçu par la nature, selon que vous soyez créationniste ou évolutionniste.
Je me souviens de la première fois que j’ai eu envie d’embrasser une fille… C’était normal.
Jean-André Bossy, le 2 avril 2013

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