Les Franciliens se sont ensuite fait reprendre au tableau d'affichage sur un but de Cabella à l'heure de jeu (60e) avant que Belhanda ne regagne aussi prématurément les vestiaires. Au classement, le MHSC pointe seulement au 14e rang avec deux unités d'avance sur Sochaux, 18e et premier relégable.
Ce devait être un choc, mais entre le champion sortant et celui que tout le monde voit comme son successeur, les débats n’ont pas volé très haut. La faute au carton rouge rapidement pris par Sakho, qui a empêché le PSG de mener son plan à bien, et au manque d’ambition de Montpellier, également réduit à dix en seconde période suite à l’expulsion de Belhanda, qui a attendu d’être mené au score pour jouer.
Une physionomie qui satisfait presque les deux équipes, les Parisiens s’en étant plutôt bien sortis en ayant évolué pendant près d’une heure à un de moins, et les Montpelliérains étant finalement parvenus à égaliser. Malgré tout, si frustration il doit y avoir, c’est davantage du côté héraultais car il y avait la place de faire mieux face à cette équipe privée d’Ibrahimovic.
"Ils ont pris un rouge rapidement, mais ont marqué, a analysé au micro de Canal+ un Cabella auteur de l’égalisation pour le MHSC. Après, on a couru après le score, on a réussi à revenir, mais on n’a pas réussi à gagner. C’est dommage car on avait le petit truc qui pouvait le faire ce soir. […]
On méritait de gagner mais on prend un point…" Ce match, Montpellier l’a joué en deux temps et à contretemps. Alors que l’expulsion de Sakho (10e) – "pas imméritée" dixit Armand, injustifiée selon Leonardo – pour un accrochage sur Charbonnier qui filait au but, aurait dû leur offrir des espaces et leur permettre d’installer leur jeu, les joueurs de René Girard ont abusé de centres sans conviction et de longs ballons. Un régal pour la défense parisienne recomposée avec Alex aux côtés de Thiago Silva.
Leonardo s'en prend à l'arbitrage
Résultat, c’est le PSG qui a ouvert le score par l’intermédiaire de Maxwell, auteur d’un bijou de frappe en feuille morte qui est venue chatouiller le poteau gauche de Jourdren avant d’entrer (1-0, 37e). "Au lieu de continuer à jouer, quand ils ont été réduits à dix, on a reculé. C’est dommage", a regretté Bocaly. Les Héraultais auraient même pu rejoindre les vestiaires avec deux buts de retard si Ménez, bien servi dans la profondeur par Lavezzi, avait été plus précis du gauche (44e). Mais, alors qu’elle avait été un handicap jusque-là, leur supériorité numérique leur a enfin été profitable après le repos.
Après une première tentative détournée par Sirigu (56e), Cabella est parvenu à égaliser d’une frappe croisée à vingt mètres, profitant au départ d’une relance très hasardeuse de Matuidi (1-1, 60e).
L’occasion était alors belle pour le MHSC de prendre définitivement l’ascendant, ce qu’il aurait dû faire en première période. Mais, pour une main assez stupide sur un ballon anodin, Belhanda a écopé d’un deuxième avertissement qui a privé ses partenaires d’une solution offensive en plus (65e). Ménez (66e) puis Herrera (90e+1) ont ensuite essayé de débloquer la situation, en vain.
Le directeur sportif parisien Leonardo, interrogé par Canal+ après la rencontre, a eu beau s’en prendre à l’arbitre M. Turpin, il n’y avait pas grand-chose à redire sur un match globalement décevant qui, tout de même, permet au PSG de reprendre la tête du championnat à l’OM (qui a un match en mois), à la faveur d’une meilleure différence de buts. Pour Montpellier, ça reste compliqué.
http://www.football.fr/ligue-1/articles/ligue-1-12e-j.-le-psg-tient-tete-au-champion-de-france-montpellierain-196780/

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