Parashat Vaethanane 5771...Tu pries ou tu t’amuses ?
OICI CE QUE NOS SAGES ONT ENSEI-GNE AU SUJET DE LA PRIERE : « CE-LUI QUI PROLONGE SA PRIERE VER-RA SES JOURS ET SES ANNEES PRO-LONGEES ». CHAQUE HEURE SUPPLEMENTAIRE OCCUPEE A LA RECITATION DE LA AMIDA, AJOU-TE UNE HEURE DE VIE. FAISONS LE COMPTE : (365 HEURES PAR AN) X (3 PRIERES PAR JOUR) = COMBIEN DE MOIS AJOUTES A SA VIE ? ENOR-MEMENT ! IL FAUT SAVOIR QUE L’ESSENTIEL DE LA PRIÈRE PUBLIQUE EST LE DÉBUT DE LA AMI-DA SILENCIEUSE, OU TOUT LE MONDE DOIT DIRE ENSEMBLE : « HASHEM, OUVRE MES LES LÈ-VRES… ».
Mais dès que l’homme { commencé les Dix huit bénédictions, il n’est plus astreint { suivre les autres et peut continuer seul selon son gré. Il ne doit pas s’inquiéter de finir sa prière afin de dire ensemble la Kédoucha ou le Kaddish, car il est bien plus important pour chacun de se concen-trer dans la prière.
En fait, nous aimerions bien trouver un miniane ou tous prolongeraient leur prière, et auraient le temps de répondre { la Kédoucha… Mais si on n’en trouve pas un, il est plus important de pro-longer sa prière sans renoncer à, sous prétexte de participer à la Kédoucha.
Chacun doit réfléchir à ce qui est le plus cher aux yeux d’Hachem béni soit-Il. Que l’homme réponde à toutes les Kédoucha, mais sans jamais vraiment prier, ou de renoncer à la Kédoucha et prier véritablement ? Si l’homme possède tant de crainte d’Hachem et qu’il veuille répondre aux Kédoucha et aux Kaddish, qu’il se rende après dans une synagogue ou les minyanims se succèdent les uns après les autres et où il pourra en peu de temps s’acquitter de son obligation et répondre { tous les Kaddish, Amen…Sache qu’au
mot, élèvent les prières de toute la communauté. Car si tous prient rapidement, qui pourra élever leurs prières ? On enseigne Mais s’il ne se trouve aucun homme dans une synagogue qui ne pro-longe sa Tefila en dirigeant son coeur, leur prière ne peut s’élever. En pratique, ce n’est plus un miniane et leur prière ne s’appelle pas vraiment « prière publique » mais tout au plus « lecture publique ». Si après 120 ans, un homme arrive au Ciel et s’entend dire qu’il n’a jamais prié de toute sa vie, il sera très étonné : « Comment est ce possible ? Je priais chaque jour avec la com-munauté ! » On lui répondra : « Nous ne savons rien, aucune prière n’est arrivé ici… ». Une Tefila sans intention ne monte pas, car elle est comme une pierre. Nos Sages de mémoire bénies ont enseignés : Une prière sans intention est comme un corps sans âme. Un corps sans âme peut il bouger ou s’élever ? C’est le cas d’une prière sans Kavana (intention) qui tombe comme une pierre.
On rapporte { propos l’histoire du Baal Chem Tov visitant une certaine synagogue. Il déclara à ses disciples : « Cette synagogue est remplie de prières ! ». Ces derniers s’étonnèrent en pensant qu’il rendait hommage au niveau élevé de cette congrégation. Mais le Baal Chem Tov s’expliqua : « J’ai voulu dire que les On raconte par ailleurs, qu’un certain Juste priait toujours en solitaire. Lorsqu’on lui demanda pourquoi il ne priait pas avec la communauté, il répondit : « Parce qu’il n’y a pas de minian ! ». Ils s’étonnèrent et lui dirent : « Que veux tu dire par la ? Chaque jour la synagogue est remplie ! ». Il leur répondit : « Je ne vois aucune âme vivante, mais seulement des pupitres ». Lorsque personne ne prie vrai-ment et que les pensées errent ici et la, celles-ci ne se trouvent alors ni dans la synagogue, ni dans la prière, mais dans la que l’homme se trouve entièrement dans ses pensées. Cet hom-me intègre avait donc vu juste : hormis les pupi-tres et les bancs, il n’y avait personne dans la sy-nagogue.
La prière est la finalité de tout le Service Divin. Car c’est la foi, et le but de toute la Torah et des commandements est d’amener l’homme { la Emouna, comme cela est écrit à plusieurs repri-ses : « Tous Tes préceptes sont la foi », « Le Juste vivra par la foi ». Toute la Torah étudiée par l’homme est dirigée vers ce but : arriver à prier en prononçant chaque mot.
Lorsqu’on dit « Tu ressuscites les morts », « Tu guéris les malades » dans la Amida, on doit vrai-ment croire à ce qu'on dit.
Lorsque l’homme prie mot { mot, bien qu’il soit la proie de grande confusions et de pensées étrangères de la part du mauvais penchant, il réussit finalement à prononcer quelques mots avec l’intention requise. En revanche, s’il prie rapidement, il ne pourra se concentrer sur au-cun mot. A ceux qui prétendent qu'il faut prier en vitesse, afin de ne pas laisser au mauvais penchant le temps d’intervenir, Rabbi Nahman dit qu’une telle. Celui qui prie de cette façon est entièrement l’objet de la mauvaise inclination. Pourtant, lorsqu’on prie mot { mot, c’est arri-vant à se concentrer sur une partie de la Tefila.
Voici une parabole du Hafets Hayim : Une veuve vendait des pommes dans un grand panier.
Des voyous le renversèrent et les pommes rou-lèrent dans toutes les directions. Ces derniers commencèrent { s’en remplir les poches. Devant le vol et la perte des pommes, la malheureuse cria { l’aide, car elle perdait son gagne-pain. Un homme qui voulut la consoler lui dit : « Au lieu de crier et de pleurer, commencez à en récupé-rer, afin d’en sauver au moins quelques unes, avant que ces voyous ne les volent toutes, et qu'il ne vous en reste pas une seule ! ». Il en est de même pour la Tefila. Au lieu de se décourager { cause du Yetser Ara qui trouble l’homme, l’em-pêche de se concentrer dans sa prière et le force { la bâcler, juste pour s’acquitter de son obliga-tion ; il doit s’évertuer { sauver le maximum de mots qui seront autant de rescapés de cette guerre : car même quelques mots dis avec inten-tion valent beaucoup.
Par le mérite de la Tefila et la bonté infinie de Hachem, il est certain que toutes les épreuves et les souffrances du peuple juif seront définitivement annulées, et que nous pourrons accueillir Machiah avec des danses et des chants. Amen
Rav Shalom Arush shlita Shabbat Shalom
Parashat Vaeth’anane (LIVRE DE DEVARIM : 3,23 : 7 : 11)
oshé Rabbénou raconte au peuple d’Israël comment il a imploré Hachem afin qu’il lui soit permis d’entrer en Terre d’Israël. Mais Hashem lui refuse mais lui ordonne de gra-vir une montagne pour apercevoir, de son sommet, la Ter-re Promise. Continuant sa « répétition de la Torah », il fait le rappel de l’Exode d’Égypte et le don de la Torah.
Moshé Rabbénou prédit qu’au cours des générations futu-res, le peuple s’éloignera d’Hashem, qu’il servira des idoles et sera exilé de sa terre, dispersé parmi les nations. Mais alors, ils chercheront le Créateur et reviendront au respect de Ses commandements.
Pour l’élévation des âmes de Raphael Ben Myriam et Ra’hel Bat Rzala
Les 613 Mitsvots, par Hayimpar le Hafets Hayim
Un jour, Napoléon se promenait dans la ville de Paris quand tout à coup, il entendit des gé-missements et des pleurs venant d’une syna-gogue. Il entra et trouva la communauté assise à même le sol en train de prier et de pleurer à chaudes larmes. Etonné, il demanda à son offi-cier ce qu’il se passait et pourquoi ces Juifs se comportaient de la sorte. Ce dernier lui répon-dit que c’était le soir de Tisha Beav et que les Juifs se lamentent sur la destruction du Beth Hamikdash. Napoléon le questionna encore : « Depuis quand les Juifs ont-ils perdu leur Tem-ple ? ». L’officier répondit: « Depuis plus de 1500 ans environ ». Alors, Napoléon s’écria : « Si ils pleurent de cette façon pour leur Temple détruit depuis tellement longtemps, alors il est certain qu'un jour il sera reconstruit ».
Si un Goy est capable d’avoir une telle Emouna, nous devrions avoir honte et nous dire que le Beth Hamikdash sera recons-truit très bientôt. Amen.
Il y a une Mitsva dans la Torah qui est celle d’attendre le Mashia’h, chaque jour. Mais comment cela doit-il se traduire dans notre comportement ?
Les Rabbanims nous expliquent que cela ressemble à une personne qui a réservé un taxi afin de se ren-dre { l’aéroport. Cette dernière est déj{ sur le trot-toir en train de patienter mais le taxi est en retard. Alors, la personne commence { s’impatienter et re-garde sa montre : « Mais que fais t-il ? Il devrait déjà être là ! Je vais rater mon avion ! » Et l’homme scrute la rue et regarde sa montre sans cesse jusqu'à ce que la taxi arrive enfin.
C’est cela attendre le Mashia’h. Ce n’est pas juste une parole en l’air mais vraiment être persuadé qu'aujourd’hui sera le jour de sa ve-nue. Baba Salé zatsal avait toujours un costu-me neuf encore sous plastique dans son ar-moire. Ses élèves lui en demandèrent la raison et il leur répondit que c’était le costume avec lequel il accueillera le Mashia’h, car ce n’est pas Kavod de porter des habits anciens pour la venue du Sauveur d’Israël.
Les 613 Mitsvots, par Hayimpar..
44 . Se marier par la cérémonie des Kidoushins
Comme il est dit : « Lorsqu'un homme prendra une épouse ».
Celui qui désire épouser une femme, doit d’abord la consacrer, l’acquérir comme épouse. Il l’a consacre par l’argent ou la bague qui lui donne en lui déclarant « Aré At Mékoudeshet Li ... Tu m’es consacrée par cela, selon la Loi de Moshé et d’Israël ». Avant cela, on récite la bénédic-tion des eroussins (fiançailles) qui, de nos jours, se fait sous la houppa juste avant la cérémonie du mariage en elle-même. Apres les kidoushins, la femme se nomme aroussa. Par décision de nos Sa-ges, il est interdit au fiancée d’avoir des rapports conjugaux avec elle tant qu'elle n’est pas entrée sous le dais nuptial. Avant la cérémonie, on rédige la Kétouba, acte de mariage. Apres la cérémonie, la femme se nomme nessoua (mariée) bien que le mariage n’a pas encore été consommé.
En vigueur en tout lieu et en tout temps.
Halakhots femmesHalakhots pour les femmes: : Se mainsSe laver les mains..
A partir de ce feuillet, nous traiterons des Halakhots spécialement réservées aux femmes, et ce, une semaine sur deux en alternance avec des Halakhot réservées aux hommes
Voici les situations qui demandent de se laver les mains (sans bénédiction) : lever du matin, en sortant des toilettes, après avoir coupé ses ongles, après avoir touché ses chaussures, en sortant d’un cimetière, après un rapport conjugal et après avoir touché un endroit de son corps habituellement couvert : selon la Loi Stricte, il n’est pas besoin d’utiliser un kéli pour le faire. Néanmoins, c’est une mesure de piète sup-plémentaire d’agir de la sorte et celle qui le fait mérite une bénédiction particulière
Même si une femme ne s’est pas coupée tous les ongles, elle se lavera les mains. De même que si une au-tre femme lui coupe les ongles, elle fera se laver tout de même. Par contre, si elle coupe les ongles d’une autre femme, elle n’aura pas besoin de se les laver ensuite
Il n’y a pas de différence si elle se les ai coupée { l’aide d’un coupe ongle ou non : mais si elle se les ronge, elle n’aura pas besoin de faire Netilat ensuite
Quand on accompagne un enfant aux toilettes et qu'on l’aide { faire ses besoins, on fera Netilat. Il sera bon de se montrer plus stricte et de prendre un kéli et de verser de l’eau 3 fois sur la main droite et 3 fois sur la main gauche (mais ici, pas besoin de le faire par alternance comme au lever)
Quand une femme sort des toilettes, il n’est pas obligatoire d’utiliser un kéli, elle peut se laver les mains directement sous le robinet : c’est une mesure de piété supplémentaire d’utiliser un kéli
Histoire de la semaine : Enfin tu pleures !
U n couple marié depuis une dizaine d’années n’avaient pas d’enfants. Leur amour était toutefois resté intact. Mais après tant d’années de chagrin ils arri-vèrent à la déchirante décision de se séparer.
La cérémonie de divorce était complètement ir-réelle, les Rabbanims étaient bouleversés, car ils n’avaient pas l’habitude de voir des personnes dé-sirantes divorcer se comporter de la sorte. Le cou-ple se quitta avec amertume et peine. Apres cet événement, ils essayèrent de reprendre une vie normale, mas ce fut très difficile car ils n’arrivaient pas { s’oublier. Quelques semaines plus tard, un fait incroyable se passa : la jeune femme était en-ceinte ! Pendant plus de dix ans ils ont tout essayé, prières, rabbanims, segoulots … et l{, elle était bel et bien enceinte de son ex-mari. Le seul problème, et il était de taille, est que le jeune garçon était un Cohen. D’après la Torah, un Cohen qui divorce de sa femme, n’a pas le droit de se remarier avec elle. Le déchirement était double cette fois ci. Il alla de-mander conseil { son Rav, bien qu’il connaisse déj{ la réponse. Ce dernier lui dit qu’il n’y avait rien { faire que de prier Hakadoch Baroukh Hou pour qu'Il l’aide. Il se rendit au Kotel et se mit { pleurer. Des larmes sincères, remplies de significations : « Ribono chel olam, aide moi, donne moi une solu-tion, fais moi un signe. Tu es le Maitre du monde, je t’en supplie … » et ce durant de longues minutes. A
Histoire de la semaine : Enfin tu pleures !
côté de lui, un vieillard, habitué de l’endroit, avait vu beaucoup de personnes venir au Kotel et prier Ha-chem, mais il sentait bien que la prière du jeune hom-me était tout { fait exceptionnelle. Il s’approcha de lui et le questionna sur les raisons de son chagrin. Il lui expliqua la situation, et alors, le vieillard lui conseilla une chose bien étrange : « mon garçon, tu devrais ra-conter cette histoire à tes parents ». Ce n’était pas une bonne idée car ils l’avaient renié quand il état devenu religieux. Mais le vieillard insista pour qu’il leur rende visite. Et c’est ce qu’il fit le coeur très lourd. Il prit la route d’un kibboutz dans le nord du pays. Ses parents furent très surpris de le voir et lui demandèrent la raison de sa visite. Alors, il leur expli-qua tout, du début à la fin. Le père fut bouleversé par l’histoire et lui avoua un fait incroyable : « le jour de ta naissance, à la maternité, tes véritables parents t’ont abandonné, alors nous avons décidés de t’adop-ter. Tu n’es pas un Cohen ! ». Il n’en croyait pas ses oreilles. Il était apte à se remarier avec son ex épou-se, et ce, grâce au conseil de ce vieillard rencontré au Kotel. Ce même vieillard qu’il avait essayé de retrou-ver, sans succès. D’ailleurs, personne ne l’avait jamais vu ni même rencontré auparavant, alors qu'il se di-sait être un habitué des lieux…
Hashem est le Maitre du Monde. Lorsqu’Il décide que le moment est venu d’exaucer une prière sincère dite avec le coeur, Il n’hésite pas à envoyer Elyahou Hana-vi en personne pour nous aider à trouver le chemin de la Vérité.
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