jeudi 28 juillet 2011

Révolutionnaire invention israélienne pour les non-voyants


Révolutionnaire invention israélienne pour les non-voyants...

Une équipe de scientifiques de l’Université hébraïque de Jérusalem, sous la direction du Dr. Amir Amedi, a mis au point un système révolutionnaire qui va probablement changer la vie des 45 millions de non-voyants à travers la planète : la « canne virtuelle ». Son succès, il le partage avec Lior Reich, Dr. Daniel-Robert Chebat, Shachar Maidenbaum, Sami Abboud et Uri Hertz.

Ce système au nom évocateur de « Yes-Eye-Can » devrait remplacer à terme la légendaire canne blanche – ou les chiens – utilisés pour se repérer dans l’espace par ceux qui vivent dans le monde de l’obscurité.
Le Dr. Amir Amedi, de l’Institut de Recherche Médicale Israël-Canada à l’Université Hébraïque, y dirige également un laboratoire de Recherches Multi-sensorielles, et ses travaux jouissent d’une renommée internationale. Il a notamment a développé le programme « VOICE » qui a donné naissance à ce nouveau « gadget » révolutionnaire. Il s’agit d’un programme qui est au croisement des neurosciences et du génie informatique, qui capte des images par le truchement d’une webcam et les transforme en sons grâce à un logiciel très sophistiqué.

Il s’agit des l’application de la théorie connue de la « substitution sensorielle » qui veut que lorsqu’une faculté du cerveau est atteinte, en l’occurrence la vue, les parties visuelles du cerveau peuvent être recrutées pour accomplir d’autres tâches: tactiles, auditives, de mémoire. La « Canne virtuelle » fonctionnera donc comme un « radar » qui enregistre des images sur un rayon d’action assez vaste et les transforme en sons de fréquence, d’amplitude et de forces variables, que reconnaîtra l’utilisateur.

Le Dr. Daniel-Robert Chebat précise : « La personne n’aura plus besoin de toucher un objet pour savoir qu’il est là, ni pour jauger sa hauteur. Cet appareil est bien plus discret et évite aussi que le non-voyant n’ait à toucher ou frapper des objets qui se trouvent sur sa route. Grâce à lui, les non-voyants pourront se déplacer beaucoup plus aisément et repérer tous les dangers, mobiles ou fixes, qui se dressent sur leur route ou se meuvent aux alentours».
Chebat, qui a grandi et fait de brillantes études à Montreal dans le domaine de la plasticité du cerveau et la substitution sensorielle chez les aveugles, est monté en Israël par sionisme et a entamé des études de post-doctorat auprès du Dr Amedi. « Israël est devenu un leader mondial dans le domaine des neurosciences, et des chercheurs du monde entier viennent ici pour apprendre. C’est un pays idéal pour la recherche », indique Chebat.

La « Yes-Eye-Can » sera très facile à manier, d’une autonomie de 12h et dont le mode d’emploi est très accessible. Même si l’objet devrait être d’un coût minime, 35 dollars, le rêve du Dr. Amedi est de pouvoir un jour le fournir gratuitement (à l’œil…) à tous les non-voyants du monde.
Sauf, bien-sûr, à ceux qui boycottent aveuglément les produits israéliens.


Inventée par l'Université hébraïque de Jérusalem, elle permet au patient de reconstruire une image de l'environnement.

Source: Le Figaro, par Martine Perez


Actuellement, près de 200 millions de personnes souffrent de déficience visuelle, avec comme conséquence principale des difficultés pour s'orienter et se déplacer. Un des principaux défis qui se posent à elles est d'évaluer la hauteur des différents obstacles et d'identifier des objets plus éloignés, afin d'anticiper leur déplacement. La canne blanche utilisée actuellement n'offre qu'une solution très partielle à ces problèmes. D'où l'idée de mettre au point une canne virtuelle ca­pable, grâce à un système de capteurs et de vibrations, d'améliorer l'orientation et la mobilité des malvoyants.

Ce nouveau dispositif aidant les personnes aveugles à percevoir les différents obs­tacles sur leur chemin a été présenté fin juin à Jérusalem, lors d'une conférence internationale intitulée «Facing Tomorow», visant à réfléchir aux défis de l'avenir et organisée à l'initiative du président Shimon Pérès.

Le Dr Amir Amedi, de l'Institut de recherche médicale Israël-Canada (Imric) et de Safra Center for Brain Sciences (ELSC) de l'université de Jérusalem, et son équipe ont donc développé ce dispositif, de la taille d'un téléphone portable. Ce système, qui fonctionne comme une lampe de poche virtuelle, peut remplacer ou compléter la canne blanche classique. La canne virtuelle émet un faisceau focalisé vers les objets environnants et transmet les informations à l'utilisateur via une légère vibration, semblable à celle d'un téléphone portable.


Utilisation très «intuitive»
La canne intègre plusieurs capteurs permettant d'estimer la distance entre l'utilisateur et l'objet pointé. Cela permet à la personne aveugle d'évaluer la hauteur et la dis­tance des objets divers, de reconstruire une image précise de l'environnement et de se déplacer en toute sécurité. La canne virtuelle est extrêmement petite, facile à transporter, précise, a une autonomie de fonctionnement de douze heures et est facile à charger. Son utilisation, très «intuitive», peut être apprise en quelques minutes.

Les chercheurs du laboratoire du Dr Amedi ont expérimenté la canne virtuelle dans des environnements différents, afin d'étudier le fonctionnement du cerveau chez les personnes aveugles, et notamment sa capacité de réorganisation. En particulier, les chercheurs ont construit un labyrinthe qui impose de marcher dans un environnement et des chemins changeants. Grâce à la canne virtuelle, et après une courte période de formation, une dizaine de malvoyants se sont déplacés avec succès dans le laby­rinthe et ont réussi à éviter complètement les murs et les obstacles.

Israël devant la France dans l'indice mondial de l'innovation de l'INSEAD

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