
Auteur de la biographie sur Dominique Strauss-Kahn, "Le vrai roman de DSK", Michel Taubmann a réagi sur l'accusation de viol qui secoue le patron du FMI au micro de RTL.
Il y en a encore beaucoup qui sont surpris de l'inculpation de Dominique Strauss-Kahn à propos d'une tentative de viol sur une femme de chambre d'hôtel à New-York. Certains pensent même que DSK serait victime d'un complot . Michel Taubmann, biographe de Dominique Strauss-Kahn, reste sceptique sur cette affaire et ne croît pas le patron du FMI capable de commettre un tel acte : "Personnellement, ce que je développe longuement dans mon livre, Dominique Strauss Kahn est un séducteur mais ce n’est pas un violeur." . Proche de la famille Strauss-Kahn, Michel Taubmann n'a pas manqué de sonder celle-ci :
"Hier matin, j’ai téléphonique à la sœur de Dominique Strauss Kahn, Valérie Strauss Kahn que je connais pour avoir travaillé sur la famille (…) son intime conviction c’est que son frère ne peut pas avoir fait çà, elle est parfois critique envers son frère (…) mais son frère ne peut pas avoir fait ça. Et un certain nombre de femmes qui ont travaillé avec lui (…) disent qu’il ne peut pas avoir fait ça" .
«C'est complètement faux! La scène qu'elle raconte est imaginaire». Dans la version récemment rééditée de la biographie que lui consacre Michel Taubmann,
Dominique Strauss-Kahn nie vigoureusement les accusations de tentative de viol portées par Tristane Banon. «Vous me voyez, moi, jetant une jeune femme à terre, et lui faisant violence comme elle le raconte?». C'est en ces termes que DSK a répondu «en substance» au journaliste, qui dit l'avoir interrogé au téléphone «quelques jours» avant de terminer son manuscrit. «Elle (Tristane Banon) m'avait contacté de la part de ma fille Camille dont la mère, ma deuxième épouse Brigitte Guillemette, est la marraine de Tristane Banon», poursuit l'ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI), pour qui «l'entretien s'est déroulé normalement». «Quand j'ai appris qu'elle m'accusait d'agression, j'ai été stupéfait», dit aussi DSK.
Cet entretien ne figurait pas dans la première version du «Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn» (Editions du Moment), sortie peu avant l'arrestation de DSK à New-York le 14 mai dernier. Mais les accusations de Tristane Banon, qui doivent faire l'objet d'une plainte officielle ce mardi, y sont déjà évoquées. Dans la version augmentée, Michel Taubmann revient également avec plus de précision sur le récit que la jeune femme a livré de ses deux rencontres avec DSK, en 2003, pour son livre «Erreurs avouées... (au masculin)», et qui aurait dû faire l'objet d'un chapitre finalement jamais publié. Dans l'entretien qu'elle a accordé mardi à L'Express.fr, Tristane Banon estime que «ce n'était pas le propos» de son livre, mais que la scène de l'agression supposée se trouve ailleurs, dans un roman, «Trapéziste», qu'elle dit avoir «écrit pour (se) libérer».
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