Un jeune paon, imbu de son plumage Fût pris dès son plus jeune âge En mains par une vieille pintade Qui laissa son vieux coq en rade.
Lors, notre jeune volatile
Qui se trouvait fort volubile
Ne fût plus satisfait de son habitat
Et se rêva en costume d’apparat.
Pourquoi, se disait-il, se contenter D’un simple poulailler, fût-il doré, Alors que, sans travailler,
Je puis demeurer au palais.
Il me suffit, si mes calculs sont bons,
De prendre mes congénères pour des pigeons
Et, pour les prochaines élections,
De bien jouer les trublions.
Ainsi fût fait, et contre toute attente, Il prît la place laissée vacante Par tous les vieux coqs déplumés Dont tout le monde s’était lassé.
Pour constituer sa basse-cour
Il fit appel à des vautours
Aptes à tondre la laine,
A amasser toutes les graines.
Ses anciens congénères Qu’Il jugeait fort vulgaires Virent enfin, mais un peu
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