
Peur ? Moi ? Jamais !!
chaque Rosh Hashana, nous prions
pour que l’année soit bonne et douce.
Nous désirons qu'elle se déroule dans
la paix aussi bien personnelle que nationale.
Cette Tefila peut se voir un peu comme un rituel
annuel auquel nous nous livrons, mais en fait,
elle révèle un fait tout à fait surprenant : nous
éprouvons une sorte d’appréhension de l’année
qui va commencer, nous avons tout simplement
peur du futur. Que va nous réserver cette nouvelle
année qui commence ? Nous ne savons jamais
à quoi nous attendre : l’avenir peut être
heureux ou même tragique, ’has veshalom.
Nous allons commencer à y réfléchir et à nous
inquiéter : de quoi demain sera fait ?
Chacun d’entre nous éprouve une profonde appréhension
de la vie : nous avons toujours peur que
quelque chose de mauvais nous arrive. Cependant,
bien cachée sous notre crainte de la vie, dans les
plus petits recoins de notre esprit, existe en fait
une peur beaucoup plus grande. Elle se trouve
derrière notre assurance ou notre nonchalance,
mais est pourtant bien présente : c’est la peur de
mourir. A quoi cela est-il du ? A notre manque d’Emouna.
Pourtant le Roi David a écrit dans les Tehilims
(23.4) : « Même si je marche dans la vallée
de l’ombre de la mort, je ne craindrais pas le mal,
car Tu es avec moi. Ton bâton et Ta canne me réconforteront
». Pourquoi ne faisons nous pas
confiance au Roi Shlomo quand il dit : « La poussière
retourne à la terre comme elle était, mais l’esprit
retourne vers Hashem qui l’a donné ».
Notre crainte de la vie provient du voile projeté
par l’ombre de la mort qui plane au dessus de tous
nos espoirs dans la vie. Or l’homme qui a la Emouna
n’a pas ce genre de crainte : il n’a pas peur de la
maladie ou de la destruction. Il n’a pas peur
qu’une guerre éclate., ni de la bombe atomique, ni
de personnes. Sa foi lui donne une sorte d’anticipation
aigue, un gout d’aventure, alors qu'il attend
cette expérience sublime de la fin des temps qui
viendra récompenser son attente et dépassera ses
plus grandes espérances.
Il fut un temps où chaque juif était prêt à donner
sa vie pour sa foi. Mais aujourd’hui, combien d’entre
nous sont disposés à vivre avec cette Emouna
à toute épreuve ? Notre peuple ne possède pas de
grandes théologie pour laquelle il est prêt à faire
des efforts, pas de vision sublime vers laquelle aspirer,
pas de grande passion pour laquelle se battre.
Dans la société actuelle où la norme est la recherche
des plaisirs, peu de gens ont une cause
pour laquelle ils seront prêts à mourir. Mais bien
plus grave que cela, peu de gens ont un véritable
but pour lequel ils voudraient vivre.
Sans Emouna, nous cherchons toutes sortes de
moyens pour échapper à la mort. Nous refusons
systématiquement de faire face à la réalité. Nous
nous répétons à nous-mêmes que nous ne vieillissons
pas, que nous avons encore beaucoup de
temps à vivre ... Grace au masseur, au professeur
de Golf, à la couturière, aux teintures de cheveux
et { la chirurgie esthétique, nous maintenons l’illusion
de cette vie, et ses plaisirs futiles, se poursuivront
{ jamais. Mais la vie sur Terre n’est pas
éternelle. Nous arrivons à avoir la Emouna que la
neshama est immortelle et que toute vie consciente
se termine. Mais alors, pourquoi nous préoccupons
nous autant de notre corps ? De cet habit de
chair qui enveloppe notre âme ? Pourquoi ne pas
s’occuper de cette partie qui va rester pour l’éternité
? A quoi cela sert-il d’alimenter des plaisirs de
ce monde sans cesse le corps et de laisser mourir
de faim notre âme éternelle ? (…)
Peurr ? Moii ? Jamaiis !!
Sur le Mont Sinaï, Hashem donne { Moshé les lois relatives { l’année sabbatique, la Shmita. Tous les sept ans,
les travaux agricoles devront cesser dans le pays et les produits spontanés de la terre seront laissés à la libre
disposition des hommes et des animaux. La promesse est donnée que la récolte de la sixième produira l’équivalent
des trois récoltes. Sept de ces cycles aboutissent { la cinquantième année : l’année du Yovel, le jubilé
durant laquelle la terre est une de fois de plus laissée au repos.
Ceux d’entre le peuple qui se seraient vendus comme esclaves sont libérés. Les propriétés ancestrales reviennent
à leurs propriétaires originaires.
La Parasha contient aussi des commandements additionnels relatifs à la propriété foncière et des interdits
concernant la fraude et l’usure.
Résumé de la Parasha
Pour l’élévation des âmes de Meyer Ben Nina & Myriam Bat Esther
Pour l’élévation de l’âme de Haima Bat Ida
Le juif qui a la Emouna espère, non pas en luimême,
mais en Hashem. Il fut un temps où nous
étions plus conscients de ce qu’on appelle espoir.
Nous étions capables de dire honnêtement
: « J’espère en Ta délivrance, O Hashem ».
Il fut un temps où nous possédions cet espoir
qui nous donnait ce courage qui faisait chanter
nos coeurs blessés et séchait nos larmes.
Lorsque j’étais adolescent, je fut hospitalisé
pour une hépatite bénigne. A l’hôpital se trouvait
un vieillard juif de l’ancien temps, qui portait
une simple Kippa : il était atteint d’un cancer.
Il souffrait terriblement. Un jour il me dit :
« Hashem fait tant de choses que nous ne comprenons
pas ! Pourquoi je souffre tant ? Je ne le
sais pas ! Mais IL doit avoir une meilleure vie
préparée pour moi, quelque part. Je n’ai pas
peur. Je sais que tout ira bien car je rentre chez
moi ». Puis il se tut, se dressa sur son lit et me
dit : « Pourquoi les gens ne comprennent-ils
pas ? Pourquoi n’ont-ils pas la Emouna en Hashem
? ». Il reposa sa tète sur le lit et se calma :
« Bientôt je serai là-bas et je n’ai pas peur ». Ce
soir l{, le vieillard mourut. Aussi jeune que j’étais
je me demandai : « Un D. juste peut il tromper
la foi de ce vieil homme ? ». Je connaissais
bien sur la réponse. Il était libre à présent, libre
de ne plus souffrir, libre de gouter le repos, la
paix et la joie de ceux qui meurent avec la
Emouna en Hashem. Dans le lit adjacent au
mien se trouvait un jeune garçon, d’environ
mon âge. Je jouais avec lui aux échecs. Ce fils
unique souffrait d’un grave rhumatisme
articulaire, et l’une des valves cardiaques était
presque entièrement éclatée. Son état empirait de
jour en jour. Il savait qu'il était en train de mourir.
Un jour, ses parents étaient à son chevet, incapables
de retenir leurs larmes. C’est alors qu'il leur
dit : « Maman, Papa, ne pleurez pas, ne vous inquiétez
pas ! Ce n’est pas une route tortueuse. Au
contraire, elle est toute lisse et sans encombres.
Le garçon et le vieillard moururent la même semaine.
Leurs paroles ne quitteront jamais ma mémoire.
Ils étaient si surs, si confiants. Que pouvons
nous dire devant le bitahon (confiance) en Hashem
qu’ils avaient en eux ? Pourquoi le vieil homme
était si sur qu'il allait rentrer chez lui ? Comment
le jeune homme savait-il que le chemin serait
tout lisse ? Était-ce une sorte d’autohypnose ?
Est-ce une pure fiction d’une imagination torturée
par la douleur et la maladie ? Lorsqu’une personne
sait qu'elle va mourir, lorsqu’elle est persuadée
que son moment est venu de quitter le monde, elle
n’a pas trop envie de jouer { des jeux futiles et s’imaginer
toutes sortes de choses. Si l’on ne peut
pas faire confiance à une telle personne à ce moment
précis, à qui peut-on faire confiance ?
Un homme qui a la Emouna en la Justice d’Hashem
n’a pas besoin de craindre la mort. Celui qui est
confié { Ses soins, n’a pas { craindre la tombe. Car
nous avons une neshama vivant dans un corps
matériel. Lorsque nous savons que l’avenir ultime
nous ramènera à Hashem, nous pouvons alors
prier et espérer en l’avenir immédiat d’un coeur
entier, sans aucune crainte.
Tiré du livre Facettes du Rav Arié Kaplan zal
Shabbat Shalom
10 . Faire des Tsitsits aux coins des vêtements
Comme il est dit : « il feront des Tsitsits aux coins de leur vêtements ». Un vêtement
porté de jour, comportant quatre coins ou davantage, et suffisamment
grand pour couvrir la tête et la plus grande partie du corps d’un enfant capable de
se promener seul dans la rue sans surveillance, doit être muni de Tsitsits d’après la Torah, s’il est
fait de laine ou de lin. S’il est fait d’une autre fibre, cette obligation est d’ordre rabbinique.
Porter un vêtement comportant quatre coins sans y mettre de Tsitsits, c’est négliger un commandement
positif de la Torah. On observera soigneusement cette mitsva car la Torah la compare à
toutes les autres mitsvots réunies, qui dépendent d’elle.
En vigueur en tout temps et à chaque instant uniquement pour les hommes.
Voici les Lois de Shemirat Halashon ou comment
garde sa langue du mal. Cette oeuvre
monumentale a été écrite par le Gaon Harav
Israël Meir Hacohen, le Hafets Haïm.
Essayons d’examiner l’affirmation selon laquelle
il est pratiquement impossible d’observer
fidèlement les lois du Lashon Ara.
Même si c’était vrai, est-ce une raison suffisante
pour ignorer cette mitsva ?
Imaginons un homme qui se promène au
bord de la bord et aperçoit des milliers de
diamants sur le rivage. Va-t-il renoncer à en
ramasser le maximum sous prétexte qu'il ne
pourra pas les prendre tous ?
C’est exactement la même chose pour le fait
de garder sa langue. Le Gaon de Vilna rapporte
le midrash selon lequel celui qui se
retient de dire une parole interdite mérite
une lumière cachée qu’aucun ange ne peut
se représenter. Le midrash ne parle pas de
se retenir pendant un mois, une semaine ou
Le Lashon Arra,, parr lle Haffetts Haïïm
une heure, mais uniquement un seul instant.
Il est écrit : « Si tu la désires comme de l’argent,
la recherches comme un trésor, alors tu auras le
sens de la crainte d’Hashem et tu atteindras Sa
connaissance ». On doit vouloir atteindre des
objectifs spirituels de la même façon qu’on chercherait
des trésors. Tel est le sens de : « Ne renonces
pas { une vertu qui n’a pas de limites ».
En évitant les propos interdits, on acquiert un
mérite infini. En nous attachant à cette magnifique
vertu et surtout en refusant de croire qu’elle
est hors de notre portée et réservée qu'’aux
grands Tsadikims, nous mériterons ce qu’aucun
ange ne peut se représenter. En réalité, il n’est
pas du tout fondé de dire qu'’une personne
moyenne ne peut éviter de dire du Lashon ara
plus d’un jour ou deux. Au contraire, il est prouvé
que plus on garde sa langue, plus cela devient
facile. Par contre, le commérage est une mauvaise
habitude qui, comme les autres, devient peu à
peu une seconde nature. Nous verrons comment
nous en débarrasser la semaine prochaine.
Pour l’élévation des âmes d’Avraham Ben Esther & Helene Bat Haima
Pour l’élévation des âmes de Raphael Ben Myriam et Ra’hel Bat Rzala
Les 613 Miittsvotts,, parr lle Haffetts Hayiim
11 . Réciter le Shéma matin et soir
Comme il est dit : « tu en parleras … { ton coucher { ton lever ». C'est-à-dire au
moment du coucher et du lever. Ce premier passage contient la reconnaissance
de l’unité d’Hashem, le second la soumission au joug des autres commandements
et le troisième rappelle toutes les mitsvots.
En vigueur en tout temps et à chaque instant uniquement pour les hommes.
Selon les enseignements de notre Maître Rav Ovadia Yossef Shlita rédigés par Rav Yitzhak Yossef Chlita dans le Yalkout Yossef
Il est recommandé d’habituer les enfants { compter le Omer chaque jour, et { le faire comme il se doit,
avec la berakha
On peut les autoriser { continuer { dire la bénédiction même s’ils ont oublié une fois de compter, car
c’est pour les éduquer qu’on la leur fait faire (contrairement { un adulte qui ne pourra plus continuer
de compter avec la berakha)
Si un enfant devient Bar Mitsvah en plein Omer et qu'il ne compte pas les jours avec la berakha, il ne
devra pas faire de bénédiction mais continuer de compter sans la faire
A Lag Ba’omer, il y a des personnes qui on l’habitude d’emmener leurs enfants qui ont 3 ans, sur la tombe
de Rabbi Shim’on Bar Yo’hai, afin de s’y faire couper les cheveux pour la première fois : cela a une
certaine justification selon la Halakha mais il est tout aussi bon de le faire dans une synagogue
Pendant le compte, certains ont l’habitude de ne pas porter de vêtement neuf. Mais on pourra le faire {
l’occasion d’une Bar Mitsva et dire la bénédiction Shehe’hiyanou
Un homme avait pour habitude tous les Shabbat après midi de lire tout le Sefer Tehilim et d’aller faire une
sieste. De temps en temps, il recevait la visite de ses amis et alors qu’il se trouvait en pleine lecture, ils se
permettaient de le déranger. Ils lui posaient des questions et il leur répondait. Peu importe s’il était au milieu
d’un verset ou non, il discutait avec eux et même quelques fois s’énervait. Un jour, alors qu’il venait de
terminer sa lecture hebdomadaire, il alla se reposer et fit un rêve.
Il était assis et à sa droite se tenaient deux anges habillés de blanc. Puis, vinrent deux autres anges habillés de
noir qui se tinrent à sa gauche. Un ange blanc lui montra un livre et dit : « Tu vois ce Sefer ? C’est le livre de
Tehilim que tu as lu aujourd’hui. ». Il l’ouvra et ce qu’il vit l’effraya : ce n’était pas le livre de Tehilim qu’il
connaissait. Il vit que dans chaque verset étaient mêlés ses propres mots ! Toutes ses discussions, plaisanteries
et même grossièretés qu’il avait pu avoir avec ses amis alors qu’il lisait. Il était aussi tout taché à l’intérieur
et présentait même à certains endroits des petits desseins représentant du Avoda Zara (à cause des fois
où il s’était énervé pendant la lecture). Il ne savait pas où se cacher tellement la honte qu'il ressentait était
grande. Alors les anges lui dirent : « Tu veux que l’on apporte ce livre au Roi des Rois, Hakadosh Baroukh
Hou ? ». L’homme leur répondit en hurlant : « Non ! Ce livre mérite d’être enterrée ! ». D’un coup, un ange noir
prit des mains de l’ange blanc le livre de Tehilim et cria : « Tu sais ou je vais l’amener ? Je vais de suite le donner
aux anges de Service pour qu'ils le remettent à Hashem ! ». L’homme se mit à hurler afin qu'ils ne fassent
pas cela, mais trop tard ils étaient déjà parti plus haut… Et l’homme se réveilla.
Il était en transpiration et tremblait de tout son corps. Il se précipita vers le Tsaddik de la ville afin de lui
raconter ce qui venait de lui arriver. Le Rav écouta son histoire et lui dit : « Dans le Ciel on a voulu te rappeler
ce que disent nos Sages : « Celui qui discute de choses futiles pendant qu’il étudie, on lui donnera à
manger des charbons ardents ». Maintenant, lève toi et dis à Hakadosh Baroukh Hou combien tu regrettes
ce que tu as fais et qu'{ partir d’aujourd’hui tu seras beaucoup plus assidu lorsque tu étudieras ou liras
des Tehilim ». L’homme se leva et se mit { pleurer et { regretter amèrement pour ce qu'il avait fait. Il rentra
chez lui et le soir fit un autre rêve. Il vit les deux anges blancs qui rattrapèrent les deux anges noirs et
récupèrent le livre de Tehilim. Ils l’enterrèrent et l’homme fut pris d’une grande joie. Il avait compris que sa
Teshouva avait été acceptée dans le Ciel.
La Hallakha :: Le Omerr pourr lles enffantts
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Tiré du livre Anaf Ets Avot du Gaon HaRav Ovadia Yossef shlita
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