vendredi 13 juillet 2018

Israël a tiré un missile Patriot sur un drone syrien dans la zone démilitarisée....


Pour la deuxième fois en une semaine, Tsahal a tiré sur un drone qui aurait enfreint l'accord de cessez-le-feu de 1974 ; selon l'armée, l'engin aurait été abattu...


L’armée israélienne a lancé un missile Patriot sur un drone syrien qui volait à l’intérieur de la zone démilitarisée entre les deux pays vendredi, ce que l’armée a qualifié de violation de l’accord de cessez-le-feu de 1974.
L’armée n’a pas confirmé sur le moment.
C’était la deuxième fois en moins d’une semaine que les défenses aériennes israéliennes tiraient sur un drone syrien.
Les militaires ont déclaré que le drone « semblait avoir été abattu » par le missile antiaérien Patriot.
Selon Tsahal, le drone volait à l’intérieur de la zone démilitarisée près de la frontière, où l’armée syrienne n’est pas autorisée à opérer en vertu de l’accord de cessez-le-feu de 1974 conclu entre Jérusalem et Damas après la guerre de Kippour de l’année précédente.
L’armée a modifié sa première affirmation selon laquelle le drone volait vers l’espace aérien israélien, attestant que la raison pour laquelle le drone a été abattu était due à la violation de l’accord de cessez-le-feu.
« Un missile Patriot du système de défense anti-aérien de l’armée israélienne a été lancé vers un UAV (véhicule aérien sans pilote) qui survolait la zone démilitarisée. L’UAV a très probablement été intercepté », a indiqué l’armée dans un communiqué.
« L’armée israélienne continuera de prendre des mesures contre les tentatives de violation de l’Accord sur la séparation des forces de 1974 [et] ne permettra pas les violations de la souveraineté israélienne », a déclaré l’armée dans un communiqué.
L’incident est survenu deux jours après que l’armée a abattu un drone syrien qui a pénétré de plusieurs kilomètres le territoire israélien en provenance de Syrie, projetant des débris de l’engin qui s’est écrasé au sol au sud de la mer de Galilée. Dans cette affaire, l’armée avait attendu 16 minutes avant de frapper le drone pour exclure la possibilité qu’il soit piloté par la Russie.
Selon les militaires, peu après 15 h 15 mercredi, l’armée israélienne avait déjà annoncé avoir abattu dans l’espace aérien israélien un « drone syrien non armé qui semblait mener une mission de collecte d’informations ». Le drone est entré dans l’espace aérien israélien depuis la Syrie en passant par la zone démilitarisée entre les deux pays, après avoir d’abord survolé la Jordanie. Quelque 16 minutes plus tard, un missile antiaérien Patriot a été tiré sur le drone et l’a abattu au-dessus de la mer de Galilée, a déclaré aux journalistes le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole de Tsahal.
Quelques heures plus tard, en représailles, les forces aériennes israéliennes ont effectué des frappes dans le sud de la Syrie peu après minuit mercredi, ciblant trois positions du régime dans la région de Quneitra, près de la frontière.
Une position militaire syrienne qui a été attaquée par l’armée de l’air israélienne le 12 juillet 2018, en réponse à un drone militaire syrien qui s’est infiltré en territoire israélien la veille. (Capture d’écran : Armée israélienne)
« Les avions de l’ennemi israélien ont largué un certain nombre de missiles sur plusieurs positions de l’armée » à Quneitra, causant des dégâts matériels, a rapporté l’agence de presse syrienne SANA.
Les militaires ont ensuite confirmé les bombardements dans le Golan syrien, affirmant qu’ils sont intervenus en représailles à la pénétration des drones plus tôt dans la journée. L’agence de presse gouvernementale a déclaré que les cibles des frappes étaient des postes militaires près du village syrien Druze de Hader et dans la campagne à l’ouest de la ville de Jabah.
SANA a affirmé que les défenses aériennes de la Syrie ont fait échec à l’attaque de missiles. Cependant, les images vidéo fournies par l’armée israélienne (ci-dessous) semblent montrer les missiles frappant leurs trois cibles, provoquant de grosses explosions.
Le fait que le drone syrien ait pu parcourir environ 10 kilomètres en territoire israélien avant d’être abattu mercredi a soulevé des questions sur l’état de préparation des militaires et leur capacité à repérer et à intercepter les aéronefs qui arrivent.
Selon le porte-parole de l’armée, le délai était dû à l’incertitude initiale quant à l’identité de l’opérateur du drone, en particulier s’il était piloté par la Russie, dont les forces aériennes ont effectué d’importantes missions au-dessus du sud de la Syrie pour soutenir l’offensive du dictateur Bashar el-Assad contre deux provinces tenues par les rebelles dans la région.
En attendant que les militaires soient en mesure de déterminer les mesures à prendre contre le drone, l’armée de l’air a fait appel à quatre avions de combat et deux hélicoptères d’attaque, qui auraient été en mesure de fournir une réponse plus immédiate, a dit M. Conricus.
L’incursion du drone mercredi a eu lieu alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu était en visite à Moscou pour insister auprès du président russe Vladimir Poutine sur le fait qu’Israël ne tolérerait aucune présence militaire iranienne en Syrie.
Cela s’est également produit quelques jours après que la Syrie a accusé Israël d’avoir mené une attaque aérienne contre la base aérienne T-4 dans le centre de la Syrie, qui, selon les responsables israéliens, sert de quartier général aux forces iraniennes dans le pays.
Ce timing a conduit plusieurs commentateurs de la défense israélienne à supposer un lien entre les événements, selon lequel l’infiltration était une réponse syrienne à la prétendue attaque aérienne israélienne.
L’incident de mercredi est survenu un peu plus de deux semaines après que Tsahal a lancé un missile d’interception Patriot sur un drone qui se dirigeait vers l’espace aérien israélien en provenance de Syrie, ce qui a contraint le drone entrant à battre en retraite avant qu’il ne franchisse la frontière.
En avril 2017, un drone militaire syrien avait été abattu par un missile Patriot. En septembre de la même année, le système de fabrication américaine avait également intercepté un engin aérien sans pilote utilisé par l’organisation terroriste du Hezbollah, soutenue par l’Iran. Et en novembre 2017, l’armée avait abattu un autre drone militaire syrien qui s’approchait de l’espace aérien israélien.
Un responsable israélien a déclaré mercredi soir que Netanyahu a dit à Poutine qu’Israël ne cherchera pas à destituer Assad du pouvoir, tout en exhortant Moscou à chasser les troupes iraniennes du pays.
« Nous ne prendrons pas de mesures contre le régime d’Assad, et vous faites partir les Iraniens », a déclaré Netanyahu à Poutine, selon l’agence de presse Reuters, citant un responsable qui a demandé de garder l’anonymat.
Selon un rapport du mois dernier, la volonté d’Israël de laisser Assad au pouvoir fait écho à la position américaine.
L’AFP a contribué à cet article.

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