mercredi 20 juin 2018

Israël a mené l’attaque aérienne près d’Abu Kamal ©


Un responsable américain anonyme : Israël a mené une attaque aérienne près d’Abu Kamal. 

DEBKAfile : Les milices irakiennes pro-iraniennes prises pour cibles

Un responsable américain a révélé que la frappe aérienne du dimanche 18 juin, qui a tué des dizaines de combattants (52 selon l’OSDH) près de la ville frontalière syro-irakienne d’Abu Kamal, a été menée par Israël.
Des sources syriennes ont rapporté qu’entre 40 et 50 combattants de l’armée syrienne et de la milice chiite irakienne ont été tués.
Un commandant de l’alliance militaire soutenant Assad a également déclaré à Reuters que des drones, “probablement américains”, avaient bombardé des positions de factions irakiennes entre Albu Kamal et Tanf et des positions militaires syriennes.
Les sources des renseignements militaires de DEBKAfile révèlent que la frappe aérienne israélienne, si le compte-rendu du responsable américain est confirmé, était une opération majeure pour endiguer l’afflux de plusieurs brigades de la milice irakienne pro-iranienne Kata’ib Hizballah. Cette milice fait partie de l’organisation coordinatrice des Forces de mobilisation populaire (PMU), qui prend ses ordres du chef Qassem Qassem d’Iran, le général Qassem Soleimani.
Nos sources ajoutent que les brigades Kata’ib Hizballah étaient en route vers le sud-ouest de la Syrie pour se déployer le long des frontières israéliennes et jordaniennes. La frappe aérienne a causé des ravages majeurs dans leurs rangs et un plus grand nombre de victimes que rapporté. En conséquence, ces brigades irakiennes se sont retirées de Syrie et sont revenues de l’autre côté de la frontière irakienne.
Les forces irakiennes, appuyées par des membres des Hashed al-Shaabi (unités de mobilisation populaire), avancent dans le désert occidental dans la région nord-irakienne d'al-Hadar, à 105 kilomètres au sud de Mossoul, le 23 novembre 2017, alors qu'elles tentent de les combattants du groupe État islamique restants (AFP / Stringer)
Les forces irakiennes, appuyées par des membres des Hashed al-Shaabi (unités de mobilisation populaire), avancent dans le désert occidental de la région nord-irakienne d’al-Hadar, à 105 kilomètres au sud de Mossoul, le 23 novembre 2017, alors qu’elles tentent de déloger les combattants du groupe État islamique restants (AFP / Stringer)
L’Irak a dénoncé mardi une frappe aérienne en Syrie attribuée à Israël dans laquelle plus de 50 combattants pro-régime, dont une vingtaine de membres d’un groupe paramilitaire irakien soutenu par l’Iran, ont été tués.
Le ministère irakien des Affaires étrangères a déclaré qu’il “exprime son rejet et sa condamnation des opérations aériennes ciblant les forces dans les zones où elles combattent Daesh, que ce soit en Irak ou en Syrie ou dans toute autre zone où se trouve un champ de bataille contre l’ennemi”, selon l’Agence de presse Reuters.
Le ministère a également appelé les pays à travailler ensemble contre les “groupes extrémistes”.
Le raid de bombardement a frappé Al-Hari, une ville proche de la frontière irakienne contrôlée par les milices régionales combattant dans cette guerre qui dure depuis sept ans en Syrie, aux côtés des forces du président Bachar Al-Assad.
Les autorités syriennes et les forces irakiennes ont pointé du doigt la coalition dirigée par les Etats-Unis, qui a nié être impliquée dans l’attaque de dimanche soir.
“Nous avons des raisons de croire qu’il s’agissait d’une frappe israélienne”, a déclaré lundi à l’AFP un responsable américain sous couvert d’anonymat.
Illustratif: Un combattant masqué des groupes paramilitaires Hashed al-Shaabi (Mobilisation populaire) pose pour une photo portant un fusil d’assaut Kalachnikov, sur des positions défensives à la périphérie de Tal Afar à l’ouest de Mossoul, le 18 février 2017. (AFP Photo / Ahmad Al -Rubaye)
Israël a refusé de commenter, mais une frappe aussi loin de sa frontière opérerait un sérieux virage, par rapport à la plupart des autres raids en Syrie attribués à Israël, qui se sont en grande partie déroulés plus près des frontières syriennes avec Israël et le Liban et jusqu’à Palmyre, lors des frappes contre la Base T4, entre autres.
La cible, apparemment des combattants de la milice irakienne chiite, marquerait également un changement pour Israël, qui n’a précédemment effectué que des frappes aériennes contre les forces iraniennes et ses supplétifs (essentiellement le Hezbollah), selon les reportages diffusés à l’époque.
Lors d’une réunion du cabinet dimanche, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti qu’Israël “prenait des mesures – contre les efforts visant à établir une présence militaire de l’Iran et de ses supplétifs en Syrie, à la fois près de la frontière et en Syrie. Nous allons agir contre ces efforts partout en Syrie. “
Le raid de dimanche a frappé dans une position contrôlée par le régime dans la ville frontalière et a laissé au moins 52 combattants morts, selon un observatoire basé en Grande-Bretagne.
Parmi eux se trouvaient des combattants de la puissante alliance militaire irakienne Hashed al-Shaabi, dont certains sont, au départ, entrés en Syrie pour combattre Daesh.
Le Hashed, soutenu par l’Iran, a affirmé que “les avions américains ont tiré deux missiles guidés sur une position fixe des unités Hashed al-Shaabi à la frontière avec la Syrie, tuant 22 combattants et en blessant 12″.
Les corps de trois combattants irakiens tués lors du raid ont été ramenés dans leur ville natale pour être enterrés, a indiqué le correspondant de l’AFP dans la ville de Nasiriyah, dans le sud de l’Irak.
L’Observatoire syrien des droits de l’homme a indiqué qu’un total de 30 miliciens irakiens figuraient parmi les morts à Al-Hari, ainsi que 16 membres des forces syriennes et six combattants non identifiés.
Le Hashed a déclaré que ses combattants avaient été déployés le long de la frontière poreuse avec la Syrie sur les ordres des autorités irakiennes.
Cependant, lundi soir, le commandement militaire irakien a nié avoir positionné des forces en territoire syrien, impliquant que les combattants morts avaient agi sans son consentement, soit en suivant les directives de l’Iran et de lui-seul.
Regrettant les morts, le commandement a déclaré qu’il avait été assuré par la coalition qu’elle n’était pas responsable des frappes.

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