vendredi 17 novembre 2017

Organiser la résistance citoyenne face à la désinformation....


La première de toutes les puissances des milliardaires qui mènent le monde est le mensonge et la désinformation. L’industrie du mensonge est organisée au profit de la milliardisation heureuse. C’est un signe du déclin de la liberté de la presse passée aux mains des puissances de l’argent-roi et sous le contrôle des multinationales. La domination des puissances financières signe du déclin de la civilisation du XXIème siècle. Plus que toute autre, la mondialisation avance avec les armes de la désinformation.
Face à ce constat, l’enseignement, la science, la culture et la connaissance, sont sans effet.
C’est pourquoi les systèmes de gouvernement, par vocation, s’appuient sur la désinformation. Les gouvernements des démocraties modernes reposent sur l’industrie du mensonge et l’industrie du spectacle. Le gouvernement rationnel est en représentation permanente. Les effets d’annonce amusent la démocratie elle-même. La liberté d’action de la désinformation officielle est en pratique fort répandue avec les porte-parole des gouvernements. Et il est peu de pays où la désinformation officielle a dû subir des entraves ou des interruptions. Mais, si dissimulé soit-il, le rôle joué par la désinformation chez les hommes de pouvoir qui décident des affaires du monde contemporain est sans conteste plus important, plus constant et plus général qu’aux époques antérieures. Quand les gouvernements qui agissent ont de meilleurs moyens de savoir sur quelles données appuyer leur action, ceux qui subissent ne sont pas renseignés sur ce que font les hommes de pouvoir qui procèdent toujours sur le dos des plus faibles.
Personne ne doit ignorer plus longtemps les remarques de Nelson Rolihlahla Mandela, de son nom de clan « Madiba », dans son autobiographie, « Long Walk to Freedom« . Il fait la critique « d’hommes vains et égoïstes qui placent leurs intérêts au-dessus de ceux des gens qu’ils prétendent servir.
« D’après moi, la politique, ce n’est qu’un racket pour voler de l’argent aux pauvres. »
Il est donc intéressant de rechercher si cette prépondérance de la désinformation officielle, sa diffusion toujours plus large et plus rapide, a entraîné une réaction de l’humanité éduquée plus que jadis. La question importe d’autant plus que le perfectionnement des techniques de désinformation et l’accroissement continuel du nombre des individus qui en sont abusés feront du XXIème siècle l’âge où la désinformation par l’industrie du mensonge constituera l’élément central de la civilisation du spectacle.
En notre siècle, la connaissance a progressé, mais elle a été aussitôt suivie dans son progrès par la désinformation officielle, disséminée avec les publicités toujours mensongères pour la domination du public. D’abord l’enseignement tend à se déprécier, ensuite les outils de communication de masse se multiplient et diffusent des messages politiquement vulgaires et invraisemblables. Qu’il s’agisse de vulgariser la nouvelle faussement scientifique de la propagande du GIEC ou d’une découverte pour capter le CO2avec des perspectives techniques non prouvées, dignes des avions renifleurs totalement bidon de Giscard,  il s’agit d’abord d’annoncer de nouvelles taxes réchauffistes pour enrichir les copains et les coquins du monde politique et du monde économique permettant d’exiger de nouveaux impôts.
Pour empêcher la population d’apprécier la situation économique telle qu’elle est, l’industrie du mensonge devient de plus en plus totalitaire et trompeuse, ne cessant de séparer l’élite au pouvoir et le commun des gouvernés maintenus dans l’ignorance de la corruption du pouvoir. C’est le XXI ème siècle qui a inventé, systématisé et érigé le mensonge politico-médiatique en propagande officielle alors que les sites de ré-information dénoncent la concentration de la presse dans les mains des milliardaires.
Dans le même temps, on assiste à l’anéantissement des classes moyennes, de la population qui travaille et des retraités, par la « prédation fiscaliste » organisée, qui a conçu en théorie et réalisé en pratique le régime d’asservissement fiscaliste le plus perfectionné qui soit et qui les a jamais accablé par d’aussi forts prélèvements avec la CSG et la dépense publique qui s’aggrave avec Macron. Ce tour de force de la dépense publique qui continue après « Hollande en pire » ruine l’opinion selon laquelle Macron ferait une politique de réformes autrement que verbales. Et cependant il est bien, en dépit de tous les soutiens des médias inféodés, le fils prodigue de « Hollande en pire » pour la dépense publique.
C’est pourquoi le public tend à considérer la mauvaise foi presque comme une seconde nature chez la plupart des hommes politiques et des journaleux dont la mission est d’informer, de penser et de parler vrai. Il se pourrait bien un jour que la connaissance de la vérité déchaîne le ressentiment de la population. Comment expliquer autrement ce phénomène généralisé de la désinformation organisée dans les sociétés soi-disant libres ? Cette double corruption de la politique et de la science est la tendance que l’on observe précisément aujourd’hui avec le réchauffisme du GIEC. Détaché de toute référence scientifique, le réchauffisme du GIEC renaît à la COP 23, comme le Phénix de ses cendres, à travers les prétentions hégémoniques du nouveau pouvoir du GIEC, qui se veut à la fois Juge et Expert.
Malgré cela, en juin 1992, à l’occasion du sommet écologique de Rio, une soixantaine de prix Nobel signèrent un manifeste qui dénonçait dans l’écologie, la « nouvelle religion » (réchauffiste).
Le diagnostic avait le mérite de nommer la nouvelle idéologie du phénomène « Vert », comme la manifestation la plus systématique et la plus évidente, sous la forme extrême, ouvertement totalitaire, de ce qui est la haine de l’humanité. (Alain-Gérard Slama) L’éditorial (réchauffiste) du Monde daté du 6 février 2007 titrait « Agir pour le climat » : « Les doutes scientifiques les plus légitimes sont maintenant levés : Tout converge pour montrer la part essentielle de l’homme dans le réchauffement du climat« , a dit Susan Solomon, une présidente du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC). « Les preuves sont réunies sans ambiguïté« , a résumé Achim Steiner, patron du Programme de l’ONU pour l’environnement (PNUE). « Si rien n’est fait, la température sur la Terre se réchauffera entre 1,8° C et 4° C d’ici à 2100, avec des conséquences incommensurables sur l’activité humaine. »
L’apocalypse selon le GIEC, c’est le statut de la science détourné au profit d’un pseudo-savoir climato-inquisiteur pour soi-disant sauver la planète, comme il fallait déjà sauver les âmes du XV ème siècle espagnol à la manière humaniste et très chrétienne de la Sainte Inquisition de Torquemada.
Le secrétaire de l’ONU, Ban Ki-moon, a affirmé que le monde était au bord de la catastrophe. Il a déclaré dans l’International Herald Tribune : « On est tous d’accord. Le changement est réel et nous les humains en sommes la principale cause. J’ai toujours considéré le réchauffement climatique de la planète comme un sujet d’une urgence extrême. Je crois qu’on est au bord d’une catastrophe »
Dans cette mise en orchestration médiatique, Le Nouvel Observateur du 17 octobre 2007 a affiché sur sa couverture, placardée sur tous les kiosques, la photo de Nicolas Hulot pointant un doigt en avant, avec la légende : « Ce que je veux« . Nicolas Hulot l’a dit sans ambages, dans un entretien à La Voix du Nord, dimanche 21 10 2007, à la veille du Grenelle de l’environnement : « Les bons sentiments ne suffisent plus, c’est désolant, mais nous devrons aller vers le coercitif» L’avertissement est explicite.
Ceux qui ne se soumettront pas spontanément seront contraints d’obéir.
On n’aura plus le choix avec la rééducation politique dans les camps façon North Korea et dans la contrainte écologique façon Hulot avec la fiscalité écolo-prédatrice mise en action. Hulot veut imposer à tous la passion écologique qui dérange la vérité. Le film d’Al Gore : Une vérité qui dérange, « assure que le changement climatique met l’humanité au pied du mur », a commenté Nicolas Hulot.
En Angleterre, le gouvernement avait décidé de le montrer dans plus de 3 500 écoles. Une plainte, déposée par un père de famille, a mis le film au tribunal. Le plaignant reprochait au film ses « graves inexactitudes scientifiques« … Il dénonçait une « propagande politique » et demandait l’interdiction de diffusion du film… Il estimait qu’endoctriner les enfants de cette manière était « sans précédent et inacceptable« , réclamant une éducation « non biaisée » pour les élèves : « Le changement climatique est important, mais il devrait être enseigné aux enfants d’une manière neutre et mesurée« , avait-il déclaré.
Le jugement a été rendu en octobre 2007 par la Haute Cour de Londres : le juge Burton a estimé qu’Al Gore n’apportait pas les preuves de ce qu’il affirmait : « Affirmations exagérées… Pas de preuves suffisantes… » Le verdict est sans appel, soulignant que dans le film « la science est utilisée par un homme politique pour faire une déclaration politique et soutenir un programme politique« .
« La projection du film doit être accompagnée de la lecture d’une brochure « destinée à éviter l’endoctrinement des élèves« , afin de respecter les lois qui exigent « une expression équilibrée des idées politiques » dans les écoles… »
C’est un film de propagande redoutable parce que très efficace, virtuose dans la gestion et la manipulation des peurs collectives qu’il génère… On peut se demander si un seuil n’a pas été franchi dans la logique de basculement totalitaire du mouvement anti-CO2 quand on apprend que le film est devenu un passage obligé pour de nombreux enfants dans le cadre de l’école…
C’est une mise en condition puissante qui fonctionne incroyablement pour des adultes, alors que dans le cas de jeunes enfants, elle devient un véritable marquage de leur conscience.
Ainsi forgés organiquement, qu’est-ce que cela donnera lorsqu’ils seront adultes ?
La réponse officielle est : « De bons citoyens écolo-responsables de leur environnement ! »
Mais cela n’est qu’illusion de la manipulation des consciences par la représentation dominante actuelle… L’histoire de nos sociétés nous apprend qu’une vision simple et trop claire des choses, sans esprit critique, sans notion de recul, donne effectivement des êtres capables de tout… Le film d’Al Gore : Une vérité qui dérange, est une œuvre subjective utilisée dans un contexte collectif comme une œuvre politique et partisane qui oblige à reconsidérer la « différence entre éducation et propagande ».
Le film politique et partisan d’Al Gore : Une vérité qui dérange, met en cause « l’endoctrinement des élèves« . Contrairement à la France soumise, il doit respecter les lois britanniques (avant l’UE) qui exigent « une expression équilibrée des idées politiques » dans les écoles. Adapté librement de Serge Galam : « Les scientifiques ont perdu le Nord. Réflexions sur le réchauffement climatique » (© Plon 2008).

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