mercredi 28 juin 2017

La bataille du Golan ramène le Hezbollah à portée d’Israël ©


Au cours des toutes dernières 48 h, Israël a mené des frappes aériennes et visé des tanks tirant depuis les positions de l’armée syrienne, près des faubourgs nord de Quneitra, de la ville de Baath, à 3 kms des défenses frontalières de Tsahal sur le Golan (voir la carte). Ces positions sont la source de tirs d’obus de mortiers qui ont explosé sur le Golan israélien -10 samedi 24 juin, 3 le jour suivant et encore d’autres dès ce lundi matin 26 juin. Ils proviennent d’une bataille dans laquelle les unités syriennes et du Hezbollah contiennent une offensive des rebelles syriens autour de Quneitra.
Combattant du côté du régime Assad, on trouve les vestiges de la 90ème Brigade de l’armée syrienne, le Commandement central des Gardiens de la Révolution iranienne pour le Sud de la Syrie et des milices chiites afghanes pro-iraniennes. Ils ont été rejoints par la Brigade du Bouclier du Sud du Hezbollah.
Cette brigade est composée de Palestiniens, de Druzes, de Circassiens et de Syriens locaux que le Hezbollah a recrutés et a positionnés dans les villages du Hermon, prêts à lancer des attaques terroristes contre Israël.
La bataille autour de Quneitra a été précédée, le 17 juin, par l’assassinat de Majd a-Din Khalik Khaymoud, Commandant de la Brigade du Bouclier du Sud et de ses deux Lieutenants, qui ont été pris dans une embuscade près du village de Khan Arnabah. Aucun camp en présence n’a revendiqué la responsabilité de cette élimination ciblée.
Puis, samedi 24 juin, la coalition rebelle a lancé son offensive contre les unités syriennes et libanaises du Hezbollah à Al-Baath,en se vantant qu’elle ne s’arrêterait pas tant qu’elle n’atteindrait pas Damas. Bien qu’elle ait pris l’ennemi par surprise, elle s’est montrée incapable de faire suivre cet élan par une avancée rapide, parce qu’elle été repoussée par une puissance de feu supérieure. Parce que les tirs de mortiers syriens ajustaient leur tir contre les unités rebelles concentrées autour de Quneitra, soit d’Est en ouest, certains de ces obus de mortiers ont débordé par-dessus la frontière du Golan.
Quand les rebelles se sont aperçus qu’ils étaient bien en-deçà de leurs objectifs, se sont rabattus vers un objectif bien plus modeste : il consiste à ouvrir un deuxième front dans le but d’alléger la pression  contre  organisation rebelle distincte qui se bat depuis près de trois semaines pour faire face à des assauts féroces contre ses positions dans la ville de Deraa plus au sud, près de la frontière jordanienne.
L’armée d’Assad, combinée à des unités de grande ampleur, du Hezbollah et des forces pro-iraniennes, sont, par conséquent, en plein essor pour prendre le contrôle des frontières de la Syrie avec la Jordanie et Israël. Amman et Jérusalem sont, donc, confrontés à un péril gémellaire sur les fronts de Deraa et d’Al-Baath. Ces deux pays sont préoccupés par le fait de maintenir le Hezbollah aussi loin que possible de leurs territoires respectifs.
Mais, jusqu’à présent, l’un comme l’autre de ces fronts de guerre restent suspendus en équilibre et dans l’indécision. De la même façon, autant la Jordanie qu’Israël restent dans l’indécision, quant à la façon de réagir. Le Hezbollah est déjà à 3 kms de la frontière du Golan, alors que le gouvernement autant que les chefs de l’armée d’Israël ont juré, de manière répétée, qu’ils ne permettraient pas que cela se produisent si près d’euxet que le Hezbollah ne s’approche de la frontière.

Adaptation : Marc Brzustowski
http://jforum.fr/la-bataille-du-golan-ramene-le-hezbollah-a-portee-disrael.html

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