mardi 20 juin 2017

Jeunes Juifs d’Occident, n’abandonnez pas le judaïsme....


A la question « Que diable allait-il faire dans cette galère (du judaïsme) ? » le philosophe juif allemand Franz Rosenzweig répond en 1916 que c’est son bateau et qu’il compte y rester. (Le Dictionnaire Franz Rosenzweig*)

Alors, ne quittez pas notre navire, ne laissez pas 3500 ans de transmission du judaïsme se poursuivre sans vous.
«Etre juif, c’est transmettre» explique le rabbin du film « Ils sont partout » de Yvan Attal.
Ainsi, la ressemblance entre les mots BEN (fils) et BONE (construit) fait dire aux rabbins : « N’appelle tes fils que ceux qui te bâtissent » (Banayikh ella bonayikh) c’est-à-dire ceux qui poursuivent ton œuvre. (mrhayoun.blog.tdg.ch)

Ne partez pas

Ne partez pas, nous avons survécu à Nemrod, Amalek, Esaü, Laban, Pharaon, Nabuchodonosor, Hadrien, Aman, Saint Louis, Isabelle la catholique, Torquemada, Staline, Hitler, Nasser, Ahmadinejad…
Ne partez pas, D.ieu nous donne sa Torah et nous pouvons maintenant l’étudier et prier, sans nous cacher comme sous domination grecque et romaine, comme des marranes en Espagne pendant l’Inquisition, ou comme des refuzniks en Union soviétique.
Ne partez pas, après 2000 ans à prier « L’an prochain à Jérusalem« , nous pouvons enfin aller prier librement au Kotel – Mur des Lamentations – et non y pleurer par tolérance des Ottomans puis des Anglais.
Ne partez pas parce que vous avez une si haute opinion de vous que vous exigez de comprendre la création du monde sans même étudier la Bible.
Ne partez pas parce que vous avez une si basse opinion de vous que vous ne pensez pas avoir un rôle à jouer sur terre.

C’est vrai, le Juif en exil est obligé de pousser sur un terreau hostile

Il y a 2000 ans, pour être accepté dans l’Empire romain, vous auriez dû ajouter « us » à votre nom, porter une toge blanche et adorer Jupiter.
Il y a 100 ans, pour être accepté en Occident, vous auriez dû vous convertir au christianisme.
En pays musulman, vous auriez dû faire attention à ne pas provoquer les musulmans et, si vous étiez une jolie fille, fuir pour ne pas finir au harem du sultan.
Maintenant, pour être accepté en Occident, vous devez condamner la politique israélienne et déclarer nos rites ringards et barbares comme la circoncision et l’abattage rituel, communautaristes comme le Chabat, racistes comme l’interdiction d’épouser un non-juif, et abandonner le Kotel – Mur des Lamentations – pour permettre la solution à deux Etats.
  • C’est dur d’être un juif salarié, soupiraient en yiddish les premiers juifs américains comme les pères de Steven Spielberg et de Woody Allen quand ils perdaient leur job tous les vendredis parce qu’ils refusaient de travailler Chabat.
  • C’est dur d’être un juif iranien, a dû penser le député juif du Parlement iranien chargé de dénoncer « les actes criminels de Tel-Aviv à Gaza ». (lepoint.fr)
  • C’est dur d’être un juif ministre, s’est dit Simone Veil, rescapée des camps, en côtoyant au gouvernement de Raymond Barre Maurice Papon, qui a chapeauté un Service des Questions juives sous Vichy, et en figurant sur une liste RPR-UDF avec le pétainiste Robert Hersant en 1979.
  • C’est dur d’être un juif communiste, pensaient les compagnons de Lénine en laissant le peuple se livrer à des pogroms après la Révolution russe.
  • C’est dur d’être un juif prolétaire, se disait Benny Lévy, secrétaire de Sartre, fondateur de Libération, puis talmudiste à Jérusalem, en acceptant l’antisémitisme des camarades ouvriers musulmans, lâcheté qu’il a regrettée, a-t-il dit à Thierry Ardisson.

  • C’est dur d’être un juif progressiste, se dit le jeune Français, parce qu’on est confondu avec les colons ultra-religieux d’extrême-droite.
  • C’est dur d’être une juive israélienne de gauche, se dit la chanteuse Noa qui déclare « Je boycotte moi-même les Juifs qui habitent en Judée-Samarie! … Mais voilà que le BDS me boycotte! » (eh oui, on peut habiter en Israël et se comporter en exilée lphinfo.com)

Chanteuse Noa et Mahmoud Abbas

  • C’est dur d’être un juif de gauche, écrit le journaliste Claude Askolovitch, quand il doit renoncer à aimer les films de Ken Loach et à « rester dans la danse du progressisme farouche et immaculé« . (slate.fr)


Herbert Pagani au « Grand Échiquier » de Jacques Chancel

C’est ce que disait déjà en 1976 le chanteur Herbert Pagani dans son Plaidoyer pour ma terre à l’émission « le Grand Échiquier » de Jacques Chancel :
« Moi qui suis un Juif de gauche, je n’en ai rien a faire d’une certaine gauche qui veut libérer tous les hommes du monde aux dépens de certains d’entre eux, car je suis précisément de ceux-là. »

Ressentez-vous la Hahavat Israël ?

« Il est, dans la tradition juive, un concept difficile à définir et pourtant bien concret, que nous appelons Ahavat Israël, « l’amour du peuple juif »… » – Gershom Scholem, « Lettre à Hannah Arendt », Jérusalem, le 23 juin 1963, publié dans Fidélité et utopie, Calmann-Lévy, 1978
Hannah Arendt, qui n’a pas reçu d’éducation juive, qui est mariée à un non-juif, qui garde après la Shoah son affection à son professeur et amant, le philosophe allemand antisémite et nazi Heidegger, répond à l’écrivain israélien : » bref, dans ce sens je ‘n’aime’ pas les juifs et ne ‘crois’ pas en eux. J’appartiens seulement de manière naturelle et factuelle à ce peuple ». (mrhayoun.blog.tdg.ch)
L’ahavat Israël, c’est l’amour gratuit d’un juif pour un autre juif, qu’il soit athée ou religieux, ashkénaze ou séfarade, de gauche ou de droite, israélien ou en exil, parce qu’on ne peut pas aimer les autres hommes si on ne commence pas par aimer sa famille et son peuple.
L’ahavat Israël, c’est une notion que ne pratique pas le chef d’orchestre israélien Barenboïm quand il dirige du Wagner en 2001 ou se produit à Ramallah en 2005. (dw.com)
L’ahavat Israël, c’est une notion que ne pratique pas l’organisation juive américaine de gauche Voice for Peace quand elle invite à son Congrès la terroriste palestinienne Rasmeah Odeh, condamnée à perpétuité en Israël pour des attentats ayant fait deux morts. (lphinfo.com)
Alors mon D.ieu, exauce cette prière, qui a été écrite par des femmes pour les femmes quand elles allument les bougies du Chabat :
 » Accorde-nous le mérite de faire grandir nos fils et nos petits-fils afin qu’ils deviennent des Sages perspicaces, aimant Dieu, craignant Dieu, des hommes véritables, une descendance sainte, attachés à Dieu, éclairant le monde par la Thora et les bonnes œuvres et par toute action du service divin. De grâce, agrée ma supplique à cet instant, par le mérite de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa, nos matriarches et fait rayonner notre lumière afin qu’elle ne s’éteigne jamais. Fais briller Ta face et nous serons sauvés. Amen.  » (aish.fr)

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