samedi 18 février 2017

Affaire Théo : manifestation sous tension à Paris ce Samedi...


VIDÉOS - Un rassemblement «statique» est organisé samedi place de la République.
Alors que les violences, dégradations et heurts avec la police en région parisienne se sont multipliés depuis l'«affaire Théo», la manifestation prévue samedi à 15 heures place de la République, à Paris, en soutien au jeune homme et contre les dérives policières, nourrit les inquiétudes sur les possibles débordements. 

D'autant que les organisateurs du rassemblement - notamment SOS-Racisme, le Cran, la Ligue des droits de l'homme, le Mrap ou encore la CGT et la FSU - ont lancé un large appel à la mobilisation.
La déclaration de manifestation a été faite à la préfecture de police de Paris vendredi, sans faire l'objet d'interdiction. Muette sur les mesures de sécurité et les effectifs déployés, la préfecture indique seulement être «mobilisée» avec «un dispositif policier adapté à la situation». Pour Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat Alliance-police nationale, «laisser ces manifestations se dérouler dans le contexte des tensions en banlieue et en plein état d'urgence, ce n'est pas raisonnable». D'autant que, «avant de soutenir ou ne pas soutenir une cause, souligne-t-il, il est bien d'attendre la réalité judiciaire». 

Pour lui, «forcément que cela va déborder, parce que même les manifs les plus sincères finissent toujours par de la casse, motivée par l'éternelle “police partout justice nulle part”».

«Des prises de parole»

Les dernières violences place de la République datent de la manifestation, en novembre 2015, qui s'était tenue en marge de la COP21, la conférence internationale sur le climat organisée à Paris. La place avait été saccagée, et 341 interpellations avaient eu lieu dont 317 gardes à vue.
Pour minimiser les risques, les organisateurs ont voulu un rassemblement «statique», explique l'un d'eux, autrement dit «sans marche». La famille de Théo elle-même, «sensible à ce soutien» place de la République, rapporte le président de SOS-Racisme, Dominique Sopo, «appelle clairement à ce que tout se passe dans le calme». Une condition d'autant plus nécessaire, pour les associations organisatrices de l'événement, qu'elles veulent animer ce rassemblement par «des prises de parole» et qu'elles espèrent «être entendues». 

«Nous voulons exprimer notre indignation à propos des violences policières auxquelles il faut porter un coup d'arrêt, explique Dominique Sopo, mais aussi faire des propositions.» Car, selon lui, l'«affaire Théo» n'est «pas seulement un fait divers, mais un réel problème de fond dans la relation police-population».
Ces propositions, les associations les ont déjà exprimées lundi, quand elles ont été reçues par le premier ministre et le ministre de l'Intérieur. Or «c'est bien parce qu'on n'a pas obtenu de réponse, explique Dominique Sopo, que nous avons voulu organiser cette manifestation: pour insister sur ces revendications dans l'espace public». 

Parmi elles, former les policiers sur les préjugés racistes, affecter des policiers expérimentés dans les quartiers sensibles, intégrer dans les corps d'enquête des magistrats et des représentants du Défenseur des droits ou encore créer une juridiction spécialisée et déterritorialisée pour tous les cas de dérives des forces de l'ordre.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/02/17/01016-20170217ARTFIG00285-affaire-theo-manifestation-sous-tension-a-paris.php?e

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