vendredi 20 janvier 2017

Je suis fonctionnaire : que je bosse ou pas, je suis payé et je vous emmerde...


Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de France, et ce « quelque chose » c’est une majorité de fonctionnaires qui, assurés d’un emploi sécurisé à vie, ne font pas correctement le « boulot » pour lequel ils sont rémunérés.

Ce ne sont pas les ministres qui se succèdent à la tête de leur ministère qui en sont les premiers responsables, ils ne peuvent pas tout savoir, ce sont ces hauts fonctionnaires et leurs équipes, ceux qui conservent leurs postes quel que soit l’étiquette politique de leur ministre de tutelle, ce sont eux qui se préoccupent fort peu des comptes de la Nation.
À notre époque et avec les moyens logistiques dont ils disposent est-il compréhensible qu’il y ait autant de fraudeurs aux allocations familiales, à la sécurité sociale, à la TVA et à toutes les taxes qui devraient être appliquées à toutes les entreprises, ce qui est loin d’être le cas.
Des centaines de millions d’euros échappent ainsi chaque année aux caisses de l’État, qui en a un besoin vital compte tenu de sa dette abyssale, et qui sont récupérés sur le dos des contribuables, donc sur le nôtre !
Les ministres en assurent théoriquement la responsabilité mais ne sont pas les vrais coupables.
Le coupable c’est le laxisme de certains fonctionnaires qu’il faudrait expédier vite fait vers Pôle Emploi.
Un exemple entre mille, l’aveu du ministre de l’environnement, Ségolène Royal, pourtant loin d’être une ingénue, lorsqu’elle apprend, au cours de l’émission « Cash investigation », le mardi 24 mai 2016, et rediffusée sur TV5-Monde ce lundi 16 janvier 2017, que les « Ciments Lafarge » reçoivent chaque année des millions d’euros (Taxe carbone) et revendent leur surplus et que l’une de leurs cimenteries, dans l’Yonne, à l’abandon, déserte, suite à un plan social, et qui a déclarée zéro degré d’émission de Co2 en 2014, a tout de même reçu un million d’euros.
« Je prendrai les mesures qui s’imposent dès demain, car je n’étais pas au courant » s’indigne-telle.
Nous espérons qu’elle a réagi dans les semaines qui ont suivi et sévi contre les fonctionnaires de son équipe.
Il faut savoir quelquefois « emprunter » à d’autres pays certaines mesures qui se montrent efficaces et donnent des résultats tout à fait satisfaisants.
C’est le cas de l’Espagne, par exemple. Tout citoyen est doté d’un numéro d’identification unique : le NIF, pour les nationaux espagnols et le NIE pour les étrangers (Carte en polycarbonate qui comporte 7 numéros plus une lettre, dotée d’une puce avec des informations digitales. Elle est obligatoire dès l’âge de 14 ans ou dès l’inscription à l’état civil).
En 2015, 44 millions de documents électroniques avaient été émis.
Ce numéro les suit durant toute leur vie en Espagne et cela depuis 2006. Tous leurs papiers officiels ont ce même numéro : Document National d’identité, permis de conduire, carte de santé (carte vitale pour la France), immatriculation aux impôts, etc. et il est pratiquement impossible de frauder car la fraude serait détectée instantanément.
Il n’y a pas deux espagnols, ou deux étrangers, à posséder un numéro identique et les faux documents sont immédiatement détectés.
Ce numéro exclusif attribuer à chaque citoyen peut servir également pour sécuriser le vote électronique à toutes les élections, sans fraude possible.
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Ne serait-il pas intelligent d’étudier cette possibilité d’application en France, ne serait-ce que pour récupérer quelques millions d’euros par ci par là !
Et, puisqu’il est question de récupérer quelques millions d’euros par ci par là, une idée toute simple me vient à l’esprit, sans doute est-elle saugrenue puisqu’elle n’émane pas du cerveau d’un énarque ou d’un polytechnicien mais elle vaut ce qu’elle vaut : pourquoi ne pas imposer les œuvres d’art dans l’impôt sur la fortune ? Ce ne serait que quelques milliards dans un océan d’euros mais j’échangerais volontiers ma « petite fortune » non imposable contre un Picasso imposé. [NDLR: les œuvres d’art sont généralement achetées avec de l’argent après impôt, ou reçues en héritage après le paiement de l’impôt sur l’héritage, les imposer serait une injuste double imposition]
Comme disait ma grand-mère, quand il y avait une fuite au robinet de la cuisine (et cela arrivait souvent) « C’est goutte après goutte que se remplit la bassine. »
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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