mercredi 14 décembre 2016

Patrick Klugman reconnaît – en privé – que l’Ambassadrice d’Israël qu’il traitait de menteuse disait vrai – et il le savait !

Sur le stand de Palestine : une carte qui efface Israël comme le prévoit Mahmoud Abbas et le Fatah.

Dans un email de Patrick Klugman que Dreuz a pu consulter, nous apprenons que Klugman, pour tenter de camoufler que les Palestiniens sont violemment antisémites, n’avait pas hésité à risquer l’incident diplomatique entre la ville de Paris et l’Etat d’Israël en accusant publiquement Madame l’Ambassadrice d’être une menteuse – bien qu’il savait qu’elle disait vrai.

Tout commence lorsque l’Ambassade d’Israël est alertée que la Mairie de Paris a laissé s’installer au marché de Noël des Champs-Elysées un kiosque palestinien qui commercialise une prose anti-israélienne nauséabonde et fait des appels à une nouvelle «intifada des mosquées» et au meurtre de citoyens israéliens.
Etonnée de cette plateforme offerte à la haine antisémite la plus virulente, l’Ambassade d’Israël avait alors posé des questions à la Mairie de Paris par les voies officielles.
Mais préférant sans doute l’insulte publique aux voies diplomatiques, Patrick Klugman choisit alors son compte Twitter et un courrier à l’en-tête de la Mairie de Paris diffusé sur les réseaux sociaux pour humilier Madame l’Ambassadrice Aliza Bin-Noun, en l’accusant de faire de la désinformation et d’être une menteuse, et lâche, péremptoire, que

«non, il n’y a jamais eu de propagande anti israélienne sur #MarcheDeNoel à Paris».
 Retenez bien pour la suite et pour la bonne compréhension du personnage, cette phrase importante de l’adjoint au Maire : «non, il n’y a jamais eu de propagande anti israélienne sur #MarcheDeNoel à Paris».
Dans son email du 10 décembre, voici ce que Klugman écrit :
«La présence de la brochure dont s’agit avait été signalée peu après l’ouverture du stand et la mairie a immédiatement exigé de la représentation de Palestine qu’elle fasse le nécessaire auprès du gestionnaire du stand pour qu’elle soit retirée sans délai. Ce qui fut fait et vérifié le jour suivant par mon propre directeur de cabinet.»
Klugman devra expliquer par quel tour de magie «la mairie a immédiatement exigé de la représentation de Palestine… que [la propagande anti-israélienne] soit retirée sans délai», alors qu’«il n’y a jamais eu de propagande anti Israélienne» sur le stand…
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Faussement naïf, Klugman ajoute dans son email aux membres de l’OJE (Organisation Juive Européenne) :
«Ce que j’ignorais, c’est qu’une fois que nous avions si j’ose dire le dos tourné, ces brochures antisionistes ont été remises en place en violation des accords passés et des engagements pris.»
N’importe quel observateur attentif des relations arabo-israéliennes est témoin de cette règle constante, et c’est la «violation des accords passés et des engagements pris» par les Palestiniens envers Israël. Si Klugman pensait que les Palestiniens se comporteraient différemment à Paris et à Jérusalem, il a quelques leçons de géopolitique à rattraper.
Mais Klugman s’en sort tout de même à très très bon compte.
S’il s’était trouvé à Jérusalem, ce ne sont pas les brochures qui auraient été remises en place «une fois que nous avions si j’ose dire le dos tourné», mais la lame d’un couteau plantée par les mêmes, dans son dos. Et ça, Klugman le sait mais il ne vous le dira pas.
© Hervé Roubaix pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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