mercredi 2 novembre 2016

30 djihadistes dangereux ont disparu des radars des services de renseignement français....


Risque d’attentats avant Noël : les services de renseignement français ont perdu de vue 30 djihadistes fichés « S » particulièrement dangereux.

Ces djihadistes, considérés comme particulièrement dangereux, ont été perdus de vue par les services policiers et de renseignement chargés de les surveiller, ces derniers mois. Ces services craignent un nouvel attentat meurtrier d’ici Noël. Il pourrait se dérouler selon le mode opératoire que l’EI a étrenné à Kirkouk le 21 octobre. Alors que le groupe était attaqué autour de sa « capitale » Mossoul, il a expédié 40 combattants armés jusqu’aux dents dans les faubourgs de Kirkouk, au Kurdistan irakien. Ils ont réveillé des cellules dormantes locales qui ont eu l’ordre de passer à l’action.

Environ 100 combattants de l’EI ont ainsi pris le contrôle d’une centrale électrique en construction – tuant 16 travailleurs au passage – et  divers bâtiments dans les faubourgs sud de la ville, dont une mosquée.

Les forces d’auto-défense kurdes, fortes de 1500 hommes, ont mis 6 jours à venir à bout des terroristes, retranchés dans le sud de la ville. Ces violents combats ont fait 46 morts civils et militaires dans la population de Kirkouk et éliminé 74  terroristes.

Ce mode opératoire n’a rien de vraiment novateur. Il a déjà été expérimenté à plusieurs reprises par des groupes terroristes dans le Caucase russe. Or nombreux sont les combattants de l’EI qui proviennent justement des irrédentismes musulmans de Tchétchénie, Daguestan et Ingouchie, au cœur du Caucase.
Certains djihadistes qui ont disparu des écrans radar ont parfois tout quitté du jour au lendemain. 

Ainsi, l’algérien Merouane Benahmed a défrayé la chronique récemment. Ancien du GIA, condamné en France en 2001 à dix ans de prison dans le cadre des filières tchétchènes qui voulaient s’attaquer au pays, il estinterdit de séjour après sa sortie de détention, mais il ne peut pas retourner en Algérie où il est condamné à mort. Alors il a été assigné à résidence dans plusieurs villes moyennes, dont la dernière était Evron, en Mayenne.

Il a tout quitté le 8 septembre et s’est lancé dans une cavale d’autant plus inquiétante qu’il est connu pour être un bon artificier. Il a été finalement arrêté par la police suisse lorsqu’il s’est présenté à la frontière, avec sa femme et ses cinq enfants, le 21 septembre, pour y demander l’asile. Mais nul ne sait ce qu’il a fait du 8 au 21 septembre, pendant les trois semaines de sa cavale.

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