mercredi 19 octobre 2016

Festival Abou-Gosh : 25 ans de coexistence judéo-arabe en Israël....


Comme chaque année à Soucot, le village arabe à l’entrée de Jérusalem accueille le Festival de musique vocale dans l’une de ses trente églises. Le village d’Abou Gosh à la périphérie de Jérusalem se veut le symbole de la coexistence entre Juifs et Arabes. Ses 6.800 habitants sont aujourd’hui à majorité musulmane, mais le village possède un riche patrimoine chrétien. Dorénavant, Abou Gosh fait partie de certains petits villages arabes d’Israël qui font preuve d’un fort dynamisme économique et culturel.

MUSIQUE ET HOUMOUS
Deux fois par an depuis 1992, durant les fêtes juives de Soucot et de Chavouot, Abou Gosh accueille un Festival de musique vocale qui attire de nombreuses chorales étrangères. Aujourd’hui, le festival célèbre 25 années d’harmonie et de coexistence interreligieuse.
Ce Soucot 2016, le Festival fête donc son 50e anniversaire ; à cette occasion de nombreux concerts exceptionnels ont lieu dans l’une des 30 églises du village qui offrent une des meilleures acoustiques du pays. Les styles de musique seront variés, des rythmes de l’accordéon et jusqu’à la musique irlandaise, grecque et sud-américaine.
Au fil des ans, les nombreux restaurants d’Abou Gosh sont devenus un lieu de rencontre et de détente apprécié par les Israéliens en quête d’un cadre champêtre et d’un bon houmous.
AMITIÉS JUDÉO-ARABES
L’appellation d’Abou-Gosh provient du nom de la famille propriétaire du terrain depuis le XVIe siècle. La famille Abou-Gosh est une famille musulmane originaire du Caucase : on estime que 98% de la population musulmane d’Abou-Gosh est descendante de cette famille.
Au cours des XVIIIe et XIXe siècles, la famille Abou-Gosh s’est rendue célèbre dans la région grâce notamment aux relations d’amitié qu’elle a tissées avec la population juive ; même au plus fort de la Guerre d’Indépendance d’Israel (1948), la population arabe d’Abou-Gosh n’a jamais pris part aux conflits entre Juifs et Arabes.
DESCENDANTS DES TCHÉTCHÈNES
Abou Gosh abrite une des mosquées modernes les plus grandes de la région qui porte le nom de l’ancien président tchétchène Ahmad Kadyrov. En effet, un certain nombre d’habitants du village se considèrent comme descendants de Tcherkesses ou de Tchétchènes.
C’est en 2014 que le gouvernement de Tchétchénie a offert 5 millions de dollars au village pour la construction d’une mosquée : aujourd’hui, ses quatre minarets dominent l’entrée du village.

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