Formidable Etat hébreu, pas plus grand que les iles Fidji, et pourtant recordman planétaire du nombre de start-ups par habitants (1 pour 1.500 Israéliens). Discret mais terriblement efficace, le secteur de la sécurité informatique devient central pour l’économie israélienne.
Par Natan Zerbib pour Israël Magazine.
Fort de plus de 270 sociétés locales de toute taille, inscrites sur les registres de la Chambre professionnelle, de l’embryonnaire start-up à la multinationale cotée au NASDAQ comme Check Point ou Radware, et dont la moitié a été créée seulement après 2010 (il convient de rajouter une vingtaine de centres de R/D ouverts par les principaux leaders à l’international venus puiser dans le formidable vivier de la matière grise hébreu), il est le second secteur exportateur du pays avec un niveau record de ventes de technologies, programmes ou logiciels et autres services, de 6 milliards de dollars en 2015.
Soit la détention d’une part de marché globale à l’échelle mondiale de plus de 10 % (N*2 derrière les EU !). Un poids conséquent représentant un exploit pour un si petit pays !
Surtout que l’Israélien créateur d’entreprise a plus la mentalité de «l’exit » que celle du capitaine d’industrie, car plus intéressé à planter des graines dans le terreau fertile de la créativité et de l’ingéniosité du pays afin de faire pousser des projets qui seront revendus contre un gros chèque. Pour résumer si Bill Gates avait été israélien, il aurait vite cédé Microsoft, dès qu’IBM proposait une somme avec six zéros.
Problème de mentalité autochtone pour ce domaine d’activité si particulier, et autour duquel va se construire l’économie du XXIe siècle, comme la révolution industrielle avait su s’agréger autour du chemin de fer, ou la mécanisation et es temps modernes surgis au virage du XXe siècle s’étaient appuyés sur l’industrie automobile et le travail automatisé caricaturé par Chaplin.
Poussé par des intérêts convergents, le secteur de la cyber-sécurité en Israël se retrouve au cœur du développement stratégique de l’économie de demain. Deux atouts font sa force …

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