Depuis mai dernier, le Service d’Information du Gouvernement pilote deux cellules de contre-influence jihadiste, composées de community managers.
Par Olivia Recasens, publié dans le Point le 1erjuillet 2015
« Nous allons mettre en place un bataillon de community managers de l'Etat, pour opposer une parole officielle à la parole des jihadistes et ne pas leur laisser l'espace numérique. » C’était en mai dernier, le Premier ministre Manuel Valls annonçait le lancement d'une opération de contre-propagande sur Internet.
En fait, ce sont deux bataillons qui ont été constitués. L’un, Etatique comme annoncé, qui comprend des fonctionnaires issus des Ministères de l’Intérieur et de la Défense, et dont l’objectif est de fournir en armes anti-manipulation les médias traditionnels. S’y ajoute une fondation privée regroupant des internautes militants qui pourront riposter aux jihadistes avec un contre-discours adapté aux réseaux sociaux.
Le tout directement piloté par un proche de Manuel Valls, le Préfet Christian Gravel, patron du SIG, le Service d’information du Gouvernement.
Comme le confie un spécialiste, « la bonne idée est de recourir à des community managers, car si la contre-propagande émane d’une autorité, elle n’a aucune chance de frapper juste »… Lire l’intégralité.
CRIF

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