mercredi 3 juin 2015

Migrants et Daech : la surpopulation mondiale en cause ?


Toutes les études le montrent : la croissance rapide de la population a un impact négatif sur le développement et contribue à la pauvreté.

Notre article récent sur les Rohingyas aurait-il été entendu par les autorités ? La Birmanie vient d’adopter, cette semaine, une loi sur la limitation des naissances en Birmanie. Enfin, me direz-vous, des mesures structurelles bienvenues dans un pays déjà bien peuplé et bordé par un voisin qui l’est encore plus – le Bangladesh.
Eh bien, non ! Étrangement, Human Rights Watch critique l’adoption de cette loi, au prétexte qu’elle ne viserait que les Rohingyas. On ne comprend plus. Comment une ONG de cette réputation peut-elle aller contre une mesure qui a été adoptée par des pays surpeuplés comme l’Inde et la Chine ? Ceci montre bien que la recherche de solutions structurelles pour lutter contre la surpopulation du globe se heurte à des motivations plus ou moins morales et religieuses non explicitées.
Jusqu’à quand continuerons-nous à nous mettre un bandeau sur les yeux ? Prenons l’exemple qui nous touche directement : celui de l’Afrique, le plus pauvre des continents. Mais avec le taux de natalité le plus élevé au monde (4,7). Le record est au Niger, pays parmi les plus déshérités et les plus arides, avec 7,6 enfants par femme ! Inutile d’ajouter qu’il s’agit d’un pays musulman polygame. Pas étonnant que le continent qui connaît le plus haut taux de fécondité soit le plus pauvre et celui qui fournit le plus d’immigrés.
Car toutes les études le montrent : la croissance rapide de la population a un impact négatif sur le développement et contribue à la pauvreté. Mes séjours dans les pays de l’Asie du Sud-Est depuis 40 ans m’ont montré comment la division par héritage des terres a provoqué l’exode rural et l’appauvrissement des masses, les jeunes n’ayant plus de rizières de taille suffisante pour leur subsistance et celle de leurs jeunes enfants. Cette situation a-t-elle découragé les hommes et les femmes de procréer ? Nullement : ces pays ont multiplié par deux leur population en 30 ans.
Et que penser des ONG qui dépensent des fortunes dans ces pays pour construire des hôpitaux, lutter contre la faim, sauver les enfants, construire des écoles, etc. ? Une fois encore, on cherche à cautériser la plaie, non à guérir la maladie. Avec seulement 5 % de ces sommes, combien de naissances évitées en éduquant les femmes et en développant des programmes efficaces de contrôle ? Tant que nos dirigeants et ceux des pays concernés par la surpopulation n’auront pas pris conscience de la nécessité urgente de limiter la natalité, les bateaux continueront de déverser leur cargaison de malheureux sur les côtes de l’Europe, et maintenant de l’Asie du Sud-Est, et les guerres interethniques se développeront, moyen historique de juguler les surplus de population.

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