lundi 4 mai 2015

Européens – Cessez de manigancer contre Israël..


Faut-il rappeler aux pays de l’Union Européenne qu’Israël est une démocratie. Ce qui signifie notamment que sa politique étrangère se fixe dans sa capitale Jérusalem, par un gouvernement et un parlement légitimes et pas à Paris, Londres, Bruxelles ou Stockholm. Non seulement sa politique étrangère mais aussi et surtout sa nature et sa définition : un Etat juif et démocratique.
Par Shraga Blum
Juste avant le 67ee anniversaire de l’Etat d’Israël, un Rapport du site NGO Monitor a voulu se focaliser sur un point : la naqba, ou « catastrophe » qu’aurait constituée pour les Arabes de Palestine la création de l’Etat d’Israël. NGO Monitor scrute notamment les activités de nombreuses NGO qui agissent sous couvert de la noble cause des Droits de l’Homme mais se livrent en réalité à de virulentes campagnes anti-israéliennes voire antisémites avec des sources de financement venues d’Europe. Le Rapport confirme une intense activité d’ingérence internationale qui tente à coup de millions de dollars d’influer sur le débat politique et sociétal israélien dans le but de peser sur les décisions de demain.
Il existe en Israël une kyrielle d’organisations d’extrême gauche – juives et arabes – qui luttent contre la définition sioniste et juive de l’Etat d’Israël. Leurs motivations sont souvent différentes mais le résultat final – s’il se produisait – serait le même.
Les organisations arabes israéliennes contestent l’idée même d’un Etat juif et tentent de promouvoir celle d’un « Etat de tous ses citoyens » dénué d’identité, en espérant que la démographie et le droit au retour des « réfugiés » feront un jour le reste et transformeront Israël en un Etat arabe de Palestine. De leur côté, les ONG juives, partant d’un sentiment d’auto-culpabilité propre à l’ADN juif, veulent au nom des principes universels « réparer l’injustice » commise envers les Arabes en 1948.
Tous ces mouvements se retrouvent sous le dénominateur commun de la « naqba ». Dans ce duo, les organisations juives jouent à merveille le rôle de « compagnons de route » pour ne pas dire d’idiots utiles pour une cause qui les écraserait sans pitié si par hypothèse elle l’emportait un jour.
Il est difficilement compréhensible et admissible que des démocraties se permettent ainsi en sous-main ou au grand jour de s’ingérer dans la vie d’une autre démocratie qu’elles qualifient en plus « d’amie ». Aucun des pays impliqués dans ce circuit ne tolérerait une telle ingérence dans leur politique et à fortiori dans ce qui fait leur identité nationale. Aux Etats-Unis, toute association est obligée de déclarer le moindre dollar perçu d’un pays étranger. En Israël, un tel texte n’arrive même pas à passer le cap du Conseiller juridique du gouvernement.
Le rapport de NGO Monitor, publié le 20 avril cite au moins cinq ONG israéliennes qui sont financées par des fonds européens ou internationaux et qui militent pour la reconnaissance de la « naqba » ainsi que le « droit au retour », synonyme de la fin de l’unique Etat juif au monde. Elles ont pour nom Zoch’rot, Adalah, Baldna, Combattants for Peace et +972 Magazine. Ces organisations ont un commun la dénonciation du sionisme, la commémoration de la naqba voire sa comparaison à la Shoah, l’appel à un retour massif en Israël de « réfugiés palestiniens », le soutien au boycott d’Israël et sa délégitimation sur la scène internationale. Tout cela avec de l’argent européen ou de l’ONU !
Certes, le financement n’est pas toujours direct et passe parfois par des associations européennes elles-mêmes financées par les Etats dans lesquelles elles ont leur siège. Leurs bailleurs de fonds sont entre autres l’Union Européenne, l’UNDP (United Nations Development Programme), la France, la Suisse, l’Allemagne, le Royaume Uni, l’Espagne, la Belgique, la Suède, les Pays-Bas, l’Irlande ou le Danemark.
Ainsi, sous couvert de défense des droits de l’Homme ou de combat en faveur de la justice, ces pays européens financent en réalité la haine, l’antisémitisme, le révisionnisme, la perpétuation du conflit et la remise en question de l’existence même de l’Etat d’Israël.
Le sentiment qui en ressort est que ces Etats tentent par des moyens détournés de saper les fondations de cet Etat qu’ils se sont sentis obligés de reconnaître après la Shoah. C’est un phénomène qui n’a pas son pareil au monde : des Etats et une multitude d’organisations qui effectuent un travail de fourmi au sein d’un autre Etat afin de déstabiliser ses bases et sa raison d’être, au moyen d’antennes locales. L’Europe a réellement un problème récurrent avec la question juive.
La politique officielle de l’Union Européenne vis-à-vis d’Israël est déjà très partiale sur la scène internationale. L’attention que le Vieux continent porte à ce qui se passe dans ce petit pays est sans commune mesure avec d’autres conflits autrement plus sanglants. Mais ce n’est là que la partie émergée de l’iceberg. Un combat sournois se livre aussi en sous-sol, à coups de millions de dollars, pour tenter de changer le destin et la mission de l’Etat juif revenu sur la scène de l’Histoire. Avec le gracieux concours d’auxiliaires locaux.
Etats européens – Vous êtes empêtrés dans tant de problèmes économiques, financiers, sociaux, sociétaux et identitaires. Gardez vos énergies et votre argent pour vous concentrer sur votre continent qui chavire peu à peu au lieu de vouloir saboter l’extraordinaire expérience humaine qui se joue en Israël depuis 67 ans !
Shraga Blum est un journaliste indépendant qui contribue à l’hebdomadaire « P’tit Hebdo » et un analyste politique pour plusieurs sites internet en français dont Israël-flash

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