dimanche 30 novembre 2014

Y-a-t-il une entente entre Israël et les rebelles syriens ?


Israël vient en aide aux rebelles syriens, après contrôle de leur identité. Ceci permet à Israël d’avoir un front relativement calme dans le Golan.
Les deux protagonistes se trouvent l’un face à l’autre des deux côtés du Golan occupé.
Résultat : c’est le calme absolu .
Cette affinité israélo-rebelles n’a certes rien de nouveau.
Tout a commencé lorsque les Israéliens ont ouvert leurs hôpitaux de fortune aux miliciens blessés dans les accrochages contre l’armée syrienne. Cela s’est poursuivi avec fracas lorsque les Israéliens lui ont également accordé leur assistance militaire, en bombardant entre autre les positions de l’armée syrienne. Ce qui leur a permis de consolider leur emprise dans cette zone.
Depuis, ces relations sont devenues privilégiées. Et les médias israéliens en parlent ouvertement.
Le journal Times of Israel rapporte que des rebelles syriens a été chargé par Israël de contrôler l’identité des blessés syriens pour s’assurer qu’ils ne sont pas des « terroristes » avant d’être transférés vers les hôpitaux israéliens.

En plus de l’assistance hospitalière, les Israéliens offrent aussi des couvertures, du lait pour enfants et des médicaments.

En échange, l’ALS se doit de combattre l’armée syrienne et le Hezbollah, explique le journal israélien.
Pourtant, les estimations des services d’intelligence israéliens craignent par-dessus tout un renversement de la situation sécuritaire et le retour en force des forces gouvernementales syriennes à la région du Golan.
Raison pour laquelle l’armée israélienne se prépare à combattre à la frontière avec la Syrie, indique la Deuxième chaine de télévision israélienne.
« L’armée est parfaitement consciente que la guerre en Syrie pourrait très bien se retourner ultérieurement contre Israël », rapporte la télévision. Et il est question d’une manœuvre qui a été entreprise par une brigade du Rassemblement pour le combat baptisé Ayt et qui est chargé de collecter des informations sur le terrain et de développer la banque de cibles. Durant cet exercice qui a eu lieu dimanche dernier, toutes les unités et équipes œuvrant dans le Golan occupé ont participé pour simuler une situation d’escalade et de combats contre l’armée syrienne et des opposants.

Une partie de ces manœuvres simulaient des activités clandestines des Unités israéliennes réalisées à partir des positions situées derrière les lignes de l’ennemi. Elles consistaient à collecter des renseignements, à « cuisiner des cibles » qui permettent à l’armée israélienne de disposer d’importantes performances, sans oublier les cibles collectées via des moyens électro-optiques qui prennent des photos en profondeur dans le territoire syrien.
En attendant ce face à face, c’est l’ALS qui fait ce travail.
« Depuis que l’Armée Syrienne Libre a pris le contrôle de cette région frontalière, la situation est très calme et l’Etat Islamique (Daesh) est encore loin, voire il n’y a aucune hypothèse pratique chez l’armée sur une éventuelle arrivée de Daesh à la frontière », décrit la télévision israélienne d’un ton rassurant.
Source diverse

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L’opposition syrienne tenterait de détourner Al-Nosra de la frontière israélienne

Un membre de l’Armée Syrienne Libre révèle les tentatives faites pour envoyer les islamistes se battre plus près de Damas.

Après avoir consolidé ses unités de combat sous un commandement unifié il y a deux mois, l’Armée Syrienne Libre (ASL) sur le plateau du Golan pousse les forces d’opposition islamistes à quitter la zone frontalière avec Israël et à lutter contre le régime d’Assad plus à l’Est, a déclaré au Times of Israel un de ses membres.

Selon ce militant de l’opposition civile – qui a parlé au Times of Israel sous couvert d’anonymat car il n’est pas autorisé à parler aux médias israéliens – l’ASL nouvellement unifiée sous le commandement du général de brigade Ibrahim Al-Fahd Nu’aimi a réussi au cours des dernières semaines à convaincre les éléments les plus radicaux – y compris des membres d’Al-Nosra affiliés à Al-Qaïda – de quitter les villages syriens situés à quelques kilomètres de la frontière israélienne.

Les membres d’Al-Nosra ont abandonné les villages de Ghadir Al-Bustan et d’Al-Qseibah dans la province de Quneitra et se sont déplacés vers l’Est pour se battre dans la banlieue ouest de Damas. Dans al-Qseibah, par exemple, Al-Nosra avait prévu de mettre en place une institution religieuse « pour diffuser l’idéologie d’Al-Qaïda », mais elle a été dissuadé de le faire par l’ASL .

Le Times of Israel n’a pas pu vérifier de façon indépendante la véracité de ces affirmations, mais une vidéo en ligne sur YouTube datée du 29 octobre montre les membres de la brigade Jund Al-Sham à Quneitra faisant le serment d’allégeance à l’ASL unifiée et se renommant « 47ème Brigade ».

« Nous ne voulons pas que toutes ces unités islamiques comme Al-Nosra, Ahrar al-Sham ou Al-Muthana restent dans la région » a-t-il expliqué. À l’heure actuelle, l’ensemble de la province de Quneitra est entre les mains de l’opposition, à l’exception de la capitale provinciale Khan Arnabeh et de la ville druze de Hadher sur les pentes du mont Hermon, qui restent fidèles au régime d’Assad.

« Il reste bien sûr des factions de l’Armée Syrienne Libre qui refusent d’unifier leurs forces, mais avec le temps et des négociations nous l’imposerons », a-t-il confié. « Nous aimerions que les pays voisins nous aident à galvaniser notre armée. »

La fragmentation et la faiblesse de l’opposition modérée dans les combats en Syrie ont longtemps inquiété Israël et l’Occident. En juin, le chef du renseignement militaire de la division des recherches d’Israël a estimé que 80% des combattants de l’opposition syrienne avaient » clairement un ordre du jour islamiste. »
L’administration Obama – tout en poussant le Congrès à accorder une enveloppe de 500 millions de dollars d’aide aux rebelles syriens modérés que les Etats-Unis forment en Jordanie et ailleurs – doute malgré tout de l’efficacité d’une telle aide.

« Nous ne disposons pas d’un partenaire capable, prêt, effectif sur le terrain à l’intérieur de la Syrie en ce moment », avait estimé le porte-parole du Pentagone John Kirby au mois d’octobre. « C’est un fait. »
Mais le représentant de l’opposition syrienne a déclaré que si elle était correctement financée, la nouvelle armée syrienne unifiée serait capable de défendre la frontière israélienne le long de Quneitra et de répondre aux attentes des Occidentaux.

« Aujourd’hui, l’Armée Syrienne Libre tente d’émerger comme la seule force dans la région. Elle comprend les attentes des pays voisins et les exigences de paix, de stabilité et de développement », a-t-il déclaré.
« Des centaines de volontaires nous approchent chaque jour, et nous avons recruté environ 10 000 hommes qui ont inscrit leurs noms à Quneitra et à Daraa, bien qu’ils ne reçoivent aucun salaire et qu’ils puissent faire défection à tout moment. Nous ne recevons pas plus de fonds de l’Ouest que du Conseil militaire ou du Conseil syrien révolutionnaire. Nous avons besoin de véhicules, de carburant, et nous avons besoin de salaires pour nos soldats. »

En réhabilitant les infrastructures civiles endommagées dans Quneitra, a fait savoir ce militant, l’Occident pourrait renforcer la crédibilité des forces de combat modérées et éloigner les volontaires loin des factions radicales. Le prix ​​des carburants à Quneitra est monté en flèche, atteignant 4 dollars le litre et paralysant quasiment l’agriculture et les transports sur ​​le Golan syrien, a-t-il noté.

« Les gens vivent une véritable catastrophe », a-t-il affirmé.
« Si nous nous affaiblissons et devenons incapables de fournir l’eau, l’électricité, l’éducation et la santé, les gens vont désespérer de nous et rejoindre les groupes radicaux comme Al-Nosra, voire l’Etat islamique, qui a des cellules dormantes dans la région », a-t-il confié. « Les gens partout dans le monde suivent les dirigeants qui leur fournissent les moyens de base pour vivre. »

Front syrien

Une révolution manquée - Mais comment en est-on arrivé là ?
Les manifestants de la première heure, qui défilaient pacifiquement dans les rues des grandes villes syriennes en 2011 pour réclamer plus de démocratie ont disparu. La plupart sont morts, emprisonnés, ont choisi l’exil ou se cachent autant des forces de sécurité que des milices islamiques.

Pour eux, le rêve a viré au cauchemar. Ils se sont retrouvés marginalisés par l’horreur d’une guerre sans merci entre l’Armée Arabe Syrienne (AAS) et les Jihadistes pour le contrôle de portions du territoire syrien. Même les héros de l’Armée Syrienne Libre (ASL), qui ont un temps nourri les espoirs des révoltés, ne jouent plus qu’un rôle marginal, se transformant la plupart du temps en seigneurs de la guerre régnant sur de minuscules fiefs. Ils ne font pas le poids face à la pression des brigades jihadistes bien organisées et fortement armées

La communauté internationale est tout aussi désemparée. En proie aux luttes d’influence entre grandes puissances et entre ténors du monde islamique (Turquie et Qatar – Arabie saoudite et Emirats arabes unis), elle n’a jamais réussi à se mettre d’accord sur le choix du chef providentiel, capable de fédérer l’ensemble de l’opposition pour être une alternative à Bachar el-Assad.

Conscient de l’impuissance de la communauté internationale, Bachar el-Assad et ses forces de sécurité on pu poursuivre en toute impunité les campagnes impitoyables de bombardements et d’arrestations.
C’est dans ce contexte de pessimisme absolu que les organisations jihadistes ont pu fédérer un nombre sans cesse croissant de combattants. C’est tout d’abord le Front al-Nosra, le représentant officiel d’al-Qaïda en Syrie, qui est apparu sur la scène syrienne. 

Mais il a été très vite concurrencé par une organisation encore plus aguerrie et impitoyable : l’Etat Islamique d’Irak et du Levant (EIIL) devenu l’Etat Islamique après son offensive en Irak de juin 2014. Les combattants de l’Etat Islamique avaient des années d’expérience des combats contre l’armée américaine lorsque celle-ci occupait l’Irak.

Américains et Saoudiens ont sans doute cru qu’ils pourraient instrumentaliser l’EIIL pour venir à bout du premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, qui avait eu le tort de dresser la communauté sunnite d’Irak contre lui en menant une politique trop favorable aux Chiites et qui était également soupçonné de faire la part belle à l’Iran. Mais le poulain est devenu une bête féroce indomptable.
Il a bien fallu parer à la menace, d’où la mobilisation internationale contre l’EI, tant en Irak qu’en Syrie, pays dans lequel l’organisation salafiste s’était fortement implantée. Et face à la cruauté et à la menace de l’État islamique, il semble que l’administration Obama se soit résignée à laisser Bachar el-Assad au pouvoir.

Nouvelle offensive jihadiste à Aïn el-Arab (Kibané en Kurde)

De violents combats opposaient samedi 29 novembre, pour la première fois, les Jihadistes de l’État islamique (EI) aux forces kurdes au poste-frontière entre la ville syrienne de Kobané et la Turquie.

L’assaut a débuté par trois attaques suicides, l’une à la voiture piégée et une autre avec une ceinture explosive. L’un des kamikazes s’est fait sauter au poste frontière de Mursitpinar. Il aurait gagné le poste frontière à partir du territoire turc selon des témoins. Une accusation extrêmement grave contre le gouvernement turc si ce fait se révèle exact.

Les attentats ont aussitôt été suivis par de violents affrontements entre les Jihadistes et les Unités de protection du peuple kurde (YPG).

Les combats se sont déroulés à partir de 5h du matin à une vingtaine de mètres du poste-frontière. Il semble qu’il soit désormais entre les mains des Jihadistes. On a également appris que le mont Sheir serait aussi entre les mains des combattants de l’EI. 

D’autres informations font état de la présence de miliciens jihadistes sur la place Azadi, au centre de Kobane. Les combattants kurdes semblent être en grande difficulté et seraient encerclés par les Jihadistes qui ont lancé leur nouvelle offensive sur quatre axes.

Mais au dernières nouvelles les Kurdes auraient réussi a renverser la situation.

http://www.jforum.fr/forum/international/article/y-a-t-il-une-entente-entre-israel?utm_source=activetrail&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter%20du%2030-11-2014-ordi

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