C’est, en substance, le message reçu à Jérusalem, du Caire, samedi 9 août au soir. Selon Tsahal, rappelant d’autres situations semblables, avant la Guerre des Six Jours : Il faut se méfier de l’attentisme.

Le Caire a envoyé un message secret à Jérusalem samedi soir, 9 août, disant que l’Egypte n’a pas été en mesure d’amener le Hamas plus porche d’un compromis, parce que : « Vous [Israël et Tsahal] ne l’avez pas frappé suffisamment ». C’est ce que révèlent les sources exclusives des enseignements militaires à Debkafile. Par conséquent, il n’y avait aucune raison d’envoyer une délégation au Caire pour d’autres négociations sur un cessez-le-feu durable, ce qui aurait correspondu à un jeu insensé.
Le Premier Ministre Binyamin Netanyahu a annulé leur depart, après avoir compris l’importance du message : l’initiative égyptienne de cessez-le-feu n’a aucune direction vers laquelle aller, à moins que les forces armées israéliennes démolissent la branche armée du Hamas, Ezz-e-Din al Qassam, jusqu’à l’amener à la reddition.

Après le rejet prix qu’ils exigent pour un cessez-le-feu, le Hamas et le Jihad Islamique ont envisagé de se retirer de toute négociation. Mais, pendant ce temps, vendredi 8 août, ils en sont revenus à la bonne vieille pratique des tirs de roquettes contre la population israélienne, tout en se réservant aussi d’autres options, c’est—à-dire d’élever progressivement la portée et l’intensité de ces tirs de barrage, ou de les abaisser, si jamais ceci s’avère conforme à leurs plans.
Dimanche matin 10 août, le moment de respire, au cours des 72 heures de trêve était oublié et l’impasse diplomatique au Caire a évolué vers un vide diplomatique complet.
Depuis la première semaine de l’opération terrestre israélienne dans la Bande de Gaza, les dirigeants israéliens avancent en tâtonnant à la recherche d’une fin des hostilités. Plus d’une demi-douzaine de soi-disant cessez-le-feu ont été déclarés, puis violés par le Hamas, qui a perçu ces efforts successifs comme un signe de faiblesse de la part d’Israël.
Le Premier Ministre Netanyahu et le Ministre de la Défense Ya’alon comptaient sur cette trêve de 72 heures, qui a expiré vendredi matin, fournissant ainsi une chance aux commandants du Hamas de sortir de leurs cachettes dans les bunkers et de prendre conscience de l’étendue de la dévastation à la surface de la Bande de Gaza. Ils auraient alors dû en être choqués jusqu’à vomir dans la serviette, ou du moins c’est ce qu’on espérait.
Mais, au lieu de cela, les commandants du Hamas ont immédiatement saisi cette opportunité pour faire parader leurs marionnettes palestiniennes de Gaza devant le monde entier comme les « victimes » de l’inhumanité des Sionistes, alors que leurs mains à eux seraient blanches comme neige.
Jusqu’à présent, Netanyahu et Ya’alon semblent demeurer perplexes et suivre une politique manquant de réelle détermination :
Toutes leurs manœuvres militaires et diplomatiques, y compris la décision de limiter l’incursion terrestre dans la Bande de Gaza à une profondeur de pas plus d’un kilomètre, n’a pas réussi à arracher l’initiative de la guerre des mains du Hamas ni à infliger des pertes substantielles à sa branche militaire.
Vendredi, lorsque le Hamas a repris ses tirs de roquettes, il semblait en bonne forme, à la grande différence des Gazaouïs, pour se lancer dans une guerre de harcèlement et maintenir le feu pour des semaines, si ce ne sont des mois.
Les habitants des communautés périphériques à la Bande de Gaza ont, soudain, été jetés dans une incertitude dépressive.
Après avoir vécu sous le feu des attaques de roquettes de diverse intensité depuis plus de 14 ans, beaucoup ont, finalement, décidé de transplanter leurs racines ailleurs, alors que le Premier Ministre et les chefs de l’armée leur ont jeté des promesses par la fenêtre, en leur affirmant que le danger était écarté et qu’ils pouvaient, à nouveau, vivre en paix et en sécurité.
Les généraux de Tsahal ont averti, dimanche matin, des dangers de laisser les communautés proches de Gaza au beau milieu d’une période prolongée d’indécision. Ils ont rappelé la situation qui prévalaient à la veille de guerre des Six Jours, en juin 1967, alors que l’armée se tenait prête, jour après jour, à repousser les agresseurs arabes tout autour des frontières, alors que le Premier Ministre Lévi Eshkol hésitait et que l’ancien chef d’Etat-Major Yitzhak Rabin ne pouvait plus maintenir le suspense.

Aujourd’hui aussi, les divisions de Tsahal restent à leurs postes fixes, prêtes et volontaires – jusqu’à ce qu’elles en obtiennent l’ordre – de foncer tout droit et profondément dans la Bande de Gaza et de, finalement, déloger les chefs d’Orchestre fondamentalistes palestiniens de leur violence insensée émanant depuis tant d’années, de cette bande de territoire.
Si l’ordre en est donné, alors peut-être que l’Egypte trouvera que le Hamas semble plus disposé à négocier une sorte quelconque de cessation durable des hostilités et une fin acceptable au cycle des destructions.
DEBKAfile Reportage exclusif 10 août 2014,
Adaptation : Marc Brzustowski.

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