jeudi 27 juin 2013

Un "lycée musulman" surpasse les lycées Juifs...


À la lecture d’un article sur un lycée privé musulman, Jforum a voulu vérifier le contenu de l’article.

Nous sommes donc partis sur le site de l’Éducation nationale qui confirme bien les résultats repris dans l’article ci-dessous. Nous les mettons sous l’article de référence. Alors, bien qu’une hirondelle ne fasse pas le printemps, il faut convenir que cela peut nous interpeller. Les 100% de réussite, sont une réussite à plus d’un titre. 

L’ancienneté de l’école, l’absence de sélection, et surtout l’intérêt porté aux enfants sont des éléments importants qui mettent en relief ce résultat. C’est très certainement une école subventionnée, mais avec un écolage faible et des locaux modestes, la réussite reste incontestable.
Plus surprenant, les résultats des lycées juifs paraissent beaucoup moins bons et, si nous mettons en face le coût de la scolarité, et le niveau culturel des familles, on pourrait dire que les résultats sont très moyens. Cerise sur le gâteau, si l’on considère la sélection faite dans la plupart de ces établissements et, d’une certaine manière, la non-prise en compte de l’intérêt des élèves au bénéfice de la réputation de l’établissement, la chose devient grave, voire inacceptable.

Non seulement l’école juive est loin d’apporter de meilleurs résultats que les écoles laïques en matière d’études profanes, mais plus encore, les études religieuses sont loin d’être de qualité, alors que les coûts de scolarité sont prohibitifs pour les familles modestes. 

Bien sûr, il y a des rabais, tous les élèves ne paient pas la scolarité complète. Il n’en demeure pas moins que l’on est en droit de remettre en cause la gestion de ces établissements, qui, pour des raisons de taux de réussite, traitent souvent les élèves de lycée avec une relative indifférence. 

De plus, l’absence de transparence, voire l’opacité des gestions financières et comptables, alors que ces établissements sont sous contrat avec l’État qui prend à sa charge les salaires des professeurs, et des directeurs, à quoi s’ajoutent aussi d’autres subventions, devrait nous interpeller.

Posons-nous la question : à qui profitent les écoles juives ?

Certes, les enfants restent, d’une certaine manière, à l’abri du monde extérieur, et vivent dans un judaïsme pas toujours exigeant intellectuellement. Mais ils sont élevés dans la tradition. Par contre, l’exigence morale impose aussi une exigence de résultat, et là nous sommes loin du compte.

Alors qui va nous les donner (les comptes) ?

Nous avons mis les résultats des lycées parisiens en pied d’article.

Que les directeurs d’écoles et lycées juifs se remettent un peu en cause. Et surtout que les parents d’élèves, dont les représentants sont souvent de connivence avec la direction, se manifestent avec plus de rigueur et plus de vigueur.

JForum

Un « lycée musulman modèle », ça ressemble à quoi ?

Oubliez les très chics Henri IV et autres Louis-le-Grand : en 2013, le meilleur lycée de France serait un lycée... musulman, de la banlieue populaire de Lille. 

C’est en tout cas le résultat du palmarès 2013 du Parisien, qui place le lycée Averroès, seul établissement secondaire privé musulman sous contrat avec l’Etat depuis 2008, en tête du classement hexagonal.

Passons sur la pertinence toute relative de ce genre de classements. Ce qui nous intéresse est ailleurs : depuis une semaine, une pluie d’éloges s’abat donc sur ce lycée, que l’on présente plus que jamais comme un modèle de réussite scolaire.

L’UOIF, Union des organisations islamiques de France, à l’origine du projet, a bien pris soin de placer son lycée modèle en tête de gondole de son dernier rassemblement au Bourget, le week-end dernier.

L’affaire du voile, le déclencheur

Drôle de paradoxe, à l’heure où les débats sur le foulard reprennent de plus belle sur d’autres fronts. Car c’est précisément l’exclusion d’une vingtaine de lycéennes voilées de lycées publics lillois au milieu des années 1990 qui a servi de déclencheur à la création du lycée Averroès, en 2003.

Niché au sein-même des locaux de la mosquée de Lille Sud, le micro-établissement accueillait alors une dizaine de lycéens, dont certaines jeunes filles voilées exclues du public, que l’imam des lieux, Amar Lasfar, membre de l’UOIF, avait pris en charge dès les années 1990.

Soupçons de fondamentalisme, peur d’une école ghetto née paradoxalement de l’exclusion de filles voilées au nom de la laïcité ; parmi les Lillois, y compris musulmans, le projet était loin de faire l’unanimité.
50% de boursiers, 100% de réussite au bac

Dix ans plus tard, changement de décor. Finie l’époque des salles de classes coincées à l’ombre de la mosquée. Le lycée a déménagé dans des locaux flambant neufs, 5 000 m² d’un ancien centre de formation dans le quartier de Lille Sud, et affiche des chiffres de réussite à faire pâlir plusieurs lycées cathos de la région :

- 100% de réussite au bac, dont 70% avec mention ;
- des frais d’inscription de 800 euros par an et par élève, avec une moitié de boursiers ; 


- au total, ce sont 290 lycéens (filières L, S, ES et STMG) qui sont scolarisés à Averroès.


L’établissement, qui mise sur l’encadrement et le goût de l’effort, a d’ailleurs ouvert une cinquantaine de places en collège à la dernière rentrée, et le succès est tel que l’équipe enseignante n’aura que l’embarras du choix parmi les 300 à 400 dossiers de demande d’inscription attendus pour la rentrée prochaine.
Entre-soi communautaire

Dans la cour de l’école, en fin d’après-midi, les gamins sont boutonneux comme ailleurs, un garçon et une fille un peu gauches se taquinent, les deux tiers des lycéennes sont voilées, certaines bien plus couvertes que d’autres, quand le reste des élèves portent la tête nue.

Samia (les prénoms des élèves ont été modifiés) est en 1ère. Comme beaucoup de ses camarades, elle vient d’une école catho.

« Mes parents trouvent que dans le privé, t’es plus encadré, t’as plus de chances de réussir. Mais dans le catho, même si j’avais des copines, je ne me sentais pas toujours dans le même délire que les autres. Cette année, au lycée Averroès, je me sens vraiment bien. Ici, on est comme dans une petite famille, on a les mêmes valeurs. On sait qu’à la sortie personne ne va fumer, on mange halal, ceux qui le souhaitent peuvent aller prier dans la salle de prière... »


Sa copine Nadia vient quant à elle surtout pour pouvoir porter son foulard... et pour le niveau :

« Moi je suis ici car je peux laisser le voile, c’est important pour moi. Mais ce n’est vraiment pas le cas de tout le monde. D’ailleurs, de moins en moins de filles le portent et franchement, la religion, c’est pas notre sujet de conversation favori. Mes parents voulaient aussi que je vienne à Averroès pour sa réputation. Ici, tous les professeurs nous connaissent, on sent qu’ils sont derrière nous, qu’ils nous motivent. »


Entre-soi communautaire et intégration
Ici, les garçons et les filles mangent dans des réfectoires distincts, et les cours de sport ne sont pas mixtes. Les lycéennes racontent :

« On a aussi un prof qui refuse que les filles s’asseyent à côté des garçons. Mais bon, on le laisse dire et l’heure d’après, on change de place. »


Mais le lycée ne vit pas non plus renfermé sur lui-même, les sorties culturelles proposées aux élèves sont nombreuses, de la visite de musées majeurs à la signature d’un contrat avec la Rose des Vents, principal théâtre de la métropole, permettant aux élèves d’assister aux spectacles et de rencontrer les artistes.
Ecole d’excellence, cadre musulman, ambiance d’entre-soi communautaire doublée d’une volonté d’intégration : c’est ce mélange particulier qui fait le succès du lycée aujourd’hui.
Génération réislamisée
En 2010, un rapport de l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales) et de l’IISMM (Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman) dressait un tableau des écoles privées musulmanes de France (il en existe plus d’une vingtaine aujourd’hui, mais pas sous contrat avec l’Etat).

Il pointait globalement trois facteurs de développement de ce type de structures, qui collent parfaitement à la situation du lycée Averroès :

L’offre idéologique : l’action des Frères musulmans
Les Frères musulmans en Europe, représentés par l’UOIF, sont à l’origine d’au moins la moitié des projets d’établissements dans l’Hexagone, mus par une volonté de préserver l’identité musulmane des communautés immigrées et de « réislamiser » les jeunes générations, pour créer une « citoyenneté musulmane », à la fois intégrée dans la société et gardant sa spécificité religieuse.

Leur action militante s’est traduite d’abord par la construction de mosquées et l’organisation de séminaires religieux. La construction d’écoles est vue comme une étape supplémentaire dans cette dynamique de réislamisation.

La crise de l’école publique : produit d’appel Pour les auteurs du rapport :

« La progression de l’enseignement privé musulman dans le paysage scolaire français paraît inéluctable au regard de l’accroissement de la part de la population qui s’identifie comme musulmane. De plus, cette demande est clairement activée par la “ crise ” de l’enseignement public, qui touche particulièrement les banlieues où résident majoritairement les publics potentiels de ces établissements, au point que cette crise fournit un fort produit d’appel pour ces derniers. »


Dans ce contexte, les écoles privées s’affichent comme des lieux d’excellence, même si, au fil du temps, « le dilemme extension versus élitisme » se pose.
Le voile : le déclencheur

Dans beaucoup de cas de création d’écoles privées, la loi sur le voile, en 2004, a servi de déclencheur ou de catalyseur à cette réflexion. Mais le problème généralement observé dans ces structures, c’est le manque de moyens et souvent aussi le manque d’ouverture.

Et c’est ce qui distingue aujourd’hui le lycée Averroès d’autres établissements musulmans : en développant de bonnes relations avec les politiques et pouvoirs publics locaux, en prônant l’ouverture à tous dès sa création, le lycée a pu signer un contrat d’association avec l’Etat, ce qui a fait passer son budget de 120 000 à 400 000 euros.
Et le directeur de l’établissement, Hassan Oufker, tient à garantir cette ouverture :

« Dès l’origine, notre philosophie a été l’ouverture à tous. Même si l’affaire du foulard a déclenché la réflexion, nous ne voulions pas en rester à cet aspect des choses. Si au départ, les parents mettaient leurs enfants ici pour des raisons d’encadrement musulman, le public s’est progressivement diversifié, grâce aux bons résultats du lycée et à la signature du contrat avec l’Etat. »

« Ce n’est pas la lecture du Coran qui va nourrir votre famille »

L’équipe enseignante accueille d’ailleurs quelques profs non musulmans. C’est le cas de Mme Houdinet, prof d’anglais, arrivée en septembre dernier.

« Auparavant, j’enseignais en Angleterre dans des établissements multiculturels. En revenant dans le Nord, j’ai vu que ce lycée existait. Je voulais découvrir la communauté musulmane de l’intérieur, alors j’ai envoyé ma candidature spontanée.

Je me souviens que lorsque j’ai rencontré le directeur, je lui disais “ mais vous savez, je ne suis pas musulmane ”. Lui ne voyait vraiment pas le problème. Franchement, si j’avais eu l’impression d’arriver dans une communauté de barbus intégristes, je serais partie ! »

En ce qui concerne les cours d’éthique musulmane – 1 à 2 heures par semaine, optionnelles, mais suivies par 85% des étudiants –, Hassan Oufker insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas de traiter de religion pure, et de ne pas imposer telle ou telle position aux élèves :

« Pour la religion, il y a la mosquée ! Nous, nous sommes une école, notre mission c’est la formation des élèves. D’ailleurs, la sécularisation est une très bonne chose pour l’islam. On sait bien que chez les musulmans, la religion prend une très grande place. Mettre du religieux partout est source de distance entre les gens.

Nous invitons plutôt les jeunes à lever le pied. Ce que je leur dis, c’est qu’à 35 ans, ce n’est pas la lecture du Coran qui va nourrir leur famille ! »

Faire oublier les dérapages

Soucieux de conserver son image d’ouverture, le lycée Averroès tente aussi de faire oublier un coup de canif dans son histoire modèle. En 2004, Hassan Iquioussen, prédicateur de la mosquée d’Escaudain, dans le Nord, et aussi professeur d’éthique musulmane à Averroès, avait enregistré une conférence sur la Palestine, dans laquelle il traitait les juifs « d’avares » et « ingrats », et les voyaient comme des comploteurs contre l’islam.

Depuis, le prédicateur s’est excusé, et la direction de l’établissement estime le sujet clos. Hassan Iquioussen accompagnait encore les élèves en voyage de classe en Turquie en mars 2012, et des élèves de Terminale suivaient une de ses conférences en décembre 2011. 

Mais « il n’intervient plus désormais à Averroès », selon Hassan Oufker. Motif invoqué : « Il s’agit de raisons d’emploi du temps ».

Et dans la cour de récré, rien qu’à regarder la longueur des différents foulards, on perçoit en filigrane qu’un autre défi de l’équipe d’Averroès aujourd’hui est de faire cohabiter un public varié dans ses attentes religieuses, tout en poursuivant son ouverture aux non musulmans, qui boudent encore ce lycée.
Chloé Andries - Rue 89

LYCEE PRIVE AVERROES LILLE - Établissement privé
Les trois indicateurs présentés permettent d’évaluer les résultats du lycée par rapport à ceux des établissements comparables dans l’académie et au plan national. Ils tiennent compte des caractéristiques scolaires et sociales des élèves accueillis par l’établissement : profession des parents, parcours scolaire, sexe.

- Taux de réussite au baccalauréat 2012 

- Taux d’accès de la seconde et de la première au baccalauréat 2012 


- Proportion de bacheliers parmi les sortants 2012

Taux de réussite au baccalauréat 2012 Part de bacheliers parmi les élèves ayant passé le baccalauréat.


Année scolaire 2011-2012

Dans l’établissement, 100% des 43 élèves présents au baccalauréat ont obtenu leur diplôme. Le taux de réussite attendu était de 83% par rapport aux établissements comparables dans l’académie, et de 87% par rapport aux établissements comparables au plan national.

Le taux de réussite de l’établissement est supérieur de 17 points au taux attendu en référence académique et supérieur de 13 points au taux attendu en référence nationale (valeur ajoutée).

Taux d’accès de la seconde et de la première au baccalauréat 2012

Probabilité qu’un élève obtienne le baccalauréat dans l’établissement s’il y est entré en seconde ou en première

Année scolaire 2011-2012

Un élève qui est entré en seconde dans ce lycée a eu 99% de chances d’obtenir le baccalauréat dans l’établissement. Le taux d’accès attendu est de 73% par rapport aux établissements comparables dans l’académie, et de 75% par rapport aux établissements comparables au plan national.

Le taux d’accès de la seconde au baccalauréat de l’établissement est supérieur de 26 points au taux attendu en référence académique et supérieur de 24 points au taux attendu en référence nationale (valeur ajoutée).

Proportion de bacheliers parmi les sortants 2012
Proportion d’élèves qui quittent l’établissement avec le baccalauréat

Année scolaire 2011-2012

- 100% des élèves, tous niveaux confondus, ont quitté l’établissement avec le baccalauréat.
- 100% des élèves de terminale ont quitté l’établissement avec le baccalauréat.


Source Education Nationale

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http://www.jforum.fr/forum/communaute/article/un-lycee-musulman-exemple-pour-les

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