mercredi 13 avril 2011

Une reconnaissance ultime pour ces «Justes»

Une reconnaissance ultime pour ces «Justes»

«Marcel et Germaine Cazalet sont des êtres ordinaires qui ont accompli des gestes extraordinaires.» Ces mots revêtent une importance particulière lorsque l'on connaît l'histoire de ce couple, qui vivait sous l'occupation allemande.

Cette phrase a été prononcée par le docteur Albert Sieffer, délégué régional du comité français pour Yad Vashem, lors de la remise de la médaille et du diplôme de Juste parmi les nations à titre posthume à Marcel et Germaine Cazalet, mardi à l'Hôtel de ville, en présence de Serge Roques, mais également du conseiller culturel de l'Ambassade d'Israël Ziv Nevo-kulman et du délégué du comité français pour Yad Vashem.

Armés de leur seul courage, ils ont chez eux à Villefranche, hébergé et sauvé la jeune Rose Roth, 12 ans à l'époque. Marcel et Germaine Cazalet cacheront 60 autres enfants. En France, durant l'Occupation, 76 000 juifs, dont 11 000 enfants, seront déportés.

«Le titre de Juste est la plus haute distinction»

«Le peuple juif n'oublie pas. Il est primordial de perpétuer le souvenir et de le garder intact. On ne bâtit rien sur l'oublie ou le mensonge, a rappelé Albert Sieffer. Pour Israël, le titre de Juste parmi les nations est la plus haute distinction. » « Ce n'est ni une récompense, ni une décoration. Mais le témoignage d'une profonde reconnaissance de l'État d'Israël et du peuple juif envers ces hommes et ces femmes », explique Ziv Nevo- Kulman, conseiller culturel de l'ambassade d'Israël de Paris.

Jusqu'à la fin de sa vie, Rose Roth va correspondre avec Marcel et Germaine Cazalet. Ses vacances, son mariage, son premier enfant. Elle va tout raconter «jusqu'au bout de sa vie». Ces témoignages ont permis d'alimenter une enquête minutieuse au terme duquel le titre de Juste parmi les nations a pu être attribué à Marcel et Germaine Cazalet. Rose Roth donnera à ses deux enfants des prénoms français. Signe de reconnaissance ultime. Valérie et Guy Schonberg sont venus de Jérusalem avec leurs familles pour témoigner de vive voix.

À son tour, Dominique Cazalet est venu honorer la mémoire de ses parents aujourd'hui disparus et a prononcé un discours vibrant d'émotion, mais surtout marqué par la joie de cette reconnaissance des instances de l'État hébreu.

Ils ont reçu de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille, sur laquelle est gravée une phrase du Talmud : «Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier».

Source : Philippe Henry, Midi Libre – Jeudi 7 avril 2011

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