
Parashat Metsora 5771....
Eduquer ? Comment faire ? Partie 2
N ous avons vu la semaine dernière
que dans l’éducation des enfants, ce
qui va provoquer un impact plus
grand que tous les discours, c’est l’exemple.
Les parents ne peuvent pas se permettre de se
comporter d’une telle façon en exigeant de leurs
enfants de ne pas les imiter. L’enfant y verrait
un acte d’hypocrisie et d’incohérence notoire.
De ce fait, ce dernier en viendra à mépriser les
paroles de son père et même à dévaloriser totalement
l’éducation qu'il reçoit.
En ce qui concerne les exigences parentales, il
n’est pas besoin de souligner que l’on ne peut attendre
du jeune enfant, encore aux prémices de sa
vie, le même comportement et la même disposition
d’esprit auxquelles l’adulte a pu accéder
après de nombreuses années d’efforts pour améliorer
ses traits de caractère.
Quoique ce principe soit évident, ayons l’honnêteté
d’examiner combien de fois nous le récusons en
exigeant de nos enfants des choses situées bien au
delà de leur capacités ou de leur compréhension
et, loin de nous contenter de les exiger, combien
nous leur tenons rigueur s’ils n’obtempèrent pas
rapidement à nos demandes. Ceci constitue, entre
autres, un manque d’honnêteté envers nousmêmes
et nos enfants.
Quelles sont alors, les répercutions bénéfiques de
l’exemple positif ? le comportement approprié et
constructif des parents influe sur la neshama de
l’enfant et le munit d’un bagage spirituel sans précédent
qui l’accompagnera tout au long de sa vie.
Nos Sages ont dit, au sujet de l’étude de la Torah,
qu'il est plus important et bénéfique de servir un
Maitre, que d’étudier { proprement parler auprès
de lui, car en le côtoyant on s’inspirera de son
exemple (Berakhot 7b).
Et du verset (Yeshaya 30,20) : « Tes yeux observent ton
Maitre », ils ont déduit que la seule observation de
son Rav donnait la crainte d’Hashem. Il en est de
même pour l’éducation de nos enfants : les actes
des parents ont force de loi et font naître la Emouna
dans le coeur des enfants.
Le Sforno explique le verset : « Parce qu'Avraham
est appelé à ordonner à ses enfants et à sa maison
après lui d’observer la voie d’Hashem, de dispenser
la bonté et pratiquer la justice » de la façon suivante
: Les enfants d’Avraham Avinou en percevant la
portée des actes de leur père même envers les
méchants, apprendront à pratiquer eux-mêmes la
générosité et la justice. Selon cette explication, ce
verset qui érige les principes fondamentaux de
l’éducation signifie bien que l’impact et le pouvoir
de l’éducation s’exercent essentiellement par
l’exemple que l’on donne.
C’est en ce sens que nos Sages ont institué la prière
du Shmona Essré, la Amida : « Qui se souvient
des actes généreux des Patriarches ». Cela signifie
que tous leurs fait et gestes éminents et puissants,
y compris ceux de Yits’hak dont la qualité fut la
rigueur et l’annulation de soi devant la Parole Divine,
sont considérés et définis dans leur ensemble
comme des actes de générosité.
En effet, les Avots (Avraham, Yits’hak et Yaacov)
n’ont rien accompli pour eux-mêmes. Tous leurs
actes étaient mus par le désir de sanctifier le Nom
Divin. Or cette attitude n’est autre que l’expression
d’un altruisme, qu'il soit tourné vers son prochain
ou son Créateur. En conclusion, en pratiquant
la générosité et la justice dans sa maison,
aux yeux de tous, Avraham transmit à ses descendants
la noblesse de ses actes. A nous de prendre
notre père en exemple.
Tiré de Lev Avot Al Banim du Rav Moshé Kaufmann
Résumé de lla Parrasha
La Parasha commence par la procédure par laquelle, le Cohen (le prêtre) purifie le « lépreux »
guéri. Font partis de cette procédure : deux oiseaux, un vase d’argile, de l’eau vive, du bois de cèdre,
de l’écarlate et de l’hysope (plante aromatique). Une maison peut également être affectée d’une
altération lépreuse se manifestant sous la forme de taches d’un vert ou d’un rouge foncés. Au terme
d’un processus précis d’observation le Cohen détermine si la maison peut être purifiée ou si elle
doit être démolie. L’impureté rituelle peut aussi être entraînée par des pertes, notamment séminales
chez un homme, notamment sanguines chez une femme. La purification impose alors l’immersion
dans un Mikvé.
L’’histoire :: Une maison pas ordinaire..
U ne famille de Datiim (pratiquants en hébreu) décida un jour de quitter leur maison afin de déménager
vers un endroit plus grand. Ils passèrent une annonce et après quelques temps ils vendirent
la maison { un jeune couple qui eux, par contre, n’étaient pas Shomré Mitsvots (ils n’étaient
pas pratiquants).
Les nouveaux occupants décidèrent de ne pas entrer de suite dans leur nouvelle maison mais d’y faire de
sérieuses rénovations. C’était le père de la mariée qui allait s’y atteler. Durant 6 mois ils travaillèrent dur
pour rénover leur demeure. Il était à présent grand temps de rentrer y habiter. Mais avant tout ils voulaient
marquer le coup et organiser un grand brunch le vendredi midi et d’y inviter toute la famille et les
amis proches. Cela se passa dans la joie et la bonne humeur. Tout le monde mangeait et rigolait de bon
coeur. Alors que Shabbat était déj{ entré, vers les coups de neuf heures du soir, le beau père ne se sentit
pas très bien et demanda { s’allonger quelques instants. Il était normal qu'après tant de travail fourni il
était un peu fatigué. Alors qu'il se dirigeait vers la chambre, il fut victime d’un arrêt cardiaque et s’écroula
sur le sol. C’était la panique dans la maison. Chacun essayait de faire quelque chose afin d’aider le pauvre
homme, mais en vain. Les équipes du Maguen David Adom arrivèrent sur les lieux et essayèrent à leur
tour de le ranimer, mais ils n’y parvinrent pas. Le médecin en chef fut obligé de déclarer la mort du père
de la mariée. C’était la consternation dans la maison. La joie avait laissé la place { une profonde tristesse.
Après la semaine de deuil, les nouveaux occupants téléphonèrent aux anciens propriétaires afin de se
plaindre : « Votre maison est possédée ! Comment expliquez-vous que dès le premier jour où nous y sommes
entrés se soit passé une telle catastrophe ? ». Ils se calmèrent un peu et commencèrent à chercher les
raisons de ce malheur. Ils commencèrent alors à le questionner : « Peut être que c’est du fait que nous
n’avons pas fait de Hanoukat Bayit (cérémonie d’inauguration d’une nouvelle maison avec des paroles de
Torah) ? » « Non » répondit-il, même s’il est vivement recommandé de la faire, ce n’est qu'une coutume, ce
ne peut pas être cela ». « Peut-être que les mezouzots ne sont pas cashers ? »( du fait qu'en Israël, nous ne
retirerons pas les mezouzots en quittant une maison) « Impossible, elles sont d’une excellente qualité et
écrites par un Sofer reconnu ». Pendant la discussion, ils émirent plusieurs causes : la télévision qui est
allumée Shabbat, la lumière et tout ce qu'il peut y avoir d’électronique, et même le feu.
Bien que personne ne connait les comptes d’Hashem, { savoir qui il punit et pour quelles raisons et sous
quelles conditions, l’ancien propriétaire pensa qu'il avait la réponse. Du fait que le Shabbat était transgressé
de façon si grave, il semble que les murs de la maison ne l’ont pas supporté ! Pendant des années, ils
avaient été habitues à de la Kédousha en ce Saint Jour, les chants des enfants à table, les divrei Torah du
père pendant le repas, la maman qui lisait les Tehilims… ils se mirent à crier leur peine de voir le Shabbat
traité de la sorte : les nouveaux occupants avait fait honte au jour le plus Saint de la semaine donné par
Hakadosh Baroukh Hou il y a plus de 3000 ans.
Le jeune homme était en émoi. Et il décidèrent avec sa femme qu'à partir de ce jour ils se renforceraient
dans la pratique des mitsvots qu'ils avaient malheureusement comprises un peu tard.
Pour l’élévation des âmes de Meyer Ben Nina & Myriam Bat Esther
Pour l’élévation de l’âme de Haima Bat Ida
Tiré du livre Or Daniel
Le Chemin des Justes...אורחות צדיקים
Continuons notre série de cours concernant
le plus mauvais trait de caractère qu'il soit :
la fierté ou orgueil (Gaava).
Nous avons l’obligation d’accomplir toutes
nos actions, publique comme privées, au
nom d’Hashem. Tout acte de service Divin
ne doit tendre qu'à réaliser Sa volonté, sans
attendre louanges et honneur. On agira
uniquement pour Lui qui sonde les coeurs,
comme il est dit : « Moi, l’Eternel Je sonde
l’esprit et J’examine le coeur » et aussi :
« Les choses cachées sont connues de l’Eternel,
notre D. ». C’est pour cette raison
que si l’on ne veille pas avec intelligence et
vivacité à échapper à la fierté, quand bien
même on posséderait des connaissances en
Torah et des bonnes actions, on n’échappera
pas au Guehinam, car le Yetser Ara, dont
la mission première est de détruire l’homme,
le guette et tente de l’inciter, avec de
bons arguments et preuves { l’appui, { la
Gaava.
Il faut donc mener un combat contre sa paresse
pour vaincre chaque jour le mauvais
penchant. Il s’agit une grande guerre comme
nous le voyons dans cette histoire :
Un ‘hassid rencontra un jour des hommes qui
revenaient de la guerre chargés d’argent. Il
leur dit : « Vous revenez d’une petite bataille
et sachez qu'à présent vous avez une guerre
encore plus grande à mener : maintenant
vous allez devoir terrasser le Yetser Ara et son
armée ! ».
Habituellement, si l’on terrasse un ennemi
une fois, puis deux ou encore trois, il abandonne
la bataille. Mais le Yetser Ara n’abandonnera
jamais, même s’il est vaincu cent
fois, comme le disent nos Sages : « Ne crois
pas en toi-même jusqu’au jour de ta mort ».
Toute ta vie il te guette espérant t’attaquer {
l’improviste. Et s’il triomphe de toi dans une
situation anodine, il trouvera ensuite l’opportunité
de te vaincre dans des circonstances
très graves.
Les 613 Mitsvots, par le Hafetz Hayim...
5 . Sanctifier publiquement le nom d’Hashem
Comme il est dit : « Je serai sanctifié parmi les enfants d’Israël ». Sanctifier signifie
être prêt { mourir (s’il le faut) pour cela et { mobiliser ses facultés { proclamer sa
foi. Si quelqu’un veut obliger un Juif { renier sa foi, ce dernier ne doit pas se laisser
tenter ni accepter le dialogue mais il doit renoncer à sa vie. Il ne trompera pas
celui qui veut lui faire renier sa foi en lui faisant croire qu'il l’a abjurée tout en continuant {
croire en Hashem dans le secret de son coeur, afin de ne pas laisser l’autre supposer qu'il a
pu renier Hashem. Si l’ennemi veut faire abjurer un Juif en public, c'est-à-dire devant 10 autres
juifs, même s’il ne l’oblige { commettre qu'une simple transgression et même si ce n’est
pas une période de persécutions religieuses, qu’Hashem nous en préserve, il faut se sacrifier
plutôt que d’accepter. En cas de persécution collective, ’has veshalom, on doit se laisser
tuer plutôt que de commettre une transgression, même en privé. Pour l’idolâtrie, les rapports
interdits et le meurtre, on doit se laisser tuer plutôt que de transgresser ces interdictions,
même en privé et même si les persécutions n’ont pas de caractère religieux. Celui qui
transgresse ce commandement et ne sanctifie pas le nom d’Hashem alors qu'il en a le devoir,
néglige un commandement négatif de ne pas profaner le nom d’Hashem.
En vigueur en tout temps et à chaque instant aussi bien pour les hommes que pour les femmes.
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