
À l'approche de Pessah, les sites internet sont assaillis par des vidéos liées à la Pâques juive. Depuis quelques années, à l'occasion de chaque événement majeur du calendrier juif, des groupes postent sur le net des vidéos, souvent humoristiques, qui retracent l'histoire de la fête en question. À une semaine du Seder de Pessah, nous vous proposons donc de découvrir, ou de redécouvrir, ces court-métrages.
La vidéo des Fountainheads sur le rythme de la chanson au titre évocateur de "Coming Home" est d'actualité. Filmée dans le désert, elle retrace l'exode du peuple juif d'Egypte jusqu'en Terre Promise. "Je rêve seule de la maison, à travers les sables je marche seul. J'espère traverser la mer, peut-être qu'un jour je serais libre", commence ainsi la chanson. Les paroles revues pour l'occasion reprennent certaines phrases tirées de la Hagadah pour rappeler de façon ludique aux moins pratiquants, ou aux jeunes enfants, l'histoire de Pessah. "En quoi cette nuit est-elle différente des autres nuits?", reprend ainsi un chanteur au moment du repas. Malgré toutes ces qualités, la vidéo n'a cependant pas pu passer outre certains anachronismes amusants. Ainsi à 2mn19, le peuple élu traverse un désert...déjà parsemé de câbles électriques.
Dans un autre registre une vidéo se range du côté des Pharaons. "Who Let the Jews out", dépeint ainsi la surprise qu'ont eu les dirigeants de l'Egypte ancienne de voir le peuple juif reprendre sa liberté. Tout au long du court-métrage le Pharaon se demande ainsi "Qui a laissé sortir les Juifs?!", tandis que ses anciens esclaves traversent la Mer rouge dans des voitures aux plaques d'immatriculation affichant "La Terre Promise ou c'est terminé".
Toujours pour Pessah, une vidéo explique la fatigue du peuple juif de se trouver sous le joug des Egyptiens depuis des temps immémoriaux. Une discussion met ainsi en scène une jeune juive face à un égyptien chargé de la surveillance des avancées des travaux. "Nous avons joué le jeu de l'esclavage pendant bien trop longtemps, il est temps que cela change", annonce-t-elle ainsi à son bourreau.
Pessah n'est cependant pas la seule fête inspirant les jeunes artistes. La vidéo "Happy Rosh Hashana" présentée et produite par Taglit Brightright Israël revisite ainsi le nouvel an juif. Affichant clairement ses intentions, la vidéo commence par l'annonce suivante "Afin de raviver l'intérêt des jeunes juifs dans les rites du Nouvel An, Taglit Brightright vous présente …". S'adaptant à la jeunesse et à ses goûts, les producteurs ont fait intervenir un jeune rappeur auprès d'un rabbin. Pour symboliser la douceur de la nouvelle année, la tradition veut que les pommes soient trempées dans du miel. Afin de rappeler cet important rituel aux jeunes juifs, le rappeur montre l'exemple s'exclamant "Mets la pomme dans ton miel de cette façon et fais un voeu!".
Pour Hanouka, le miracle du Temple célébrée chaque année, l'association Nefesh B'Nefesh a organisé dans l'une des rues les plus animées de Jérusalem un véritable événement pour célébrer la fête. Plus de 150 passants se sont pris au jeu et ont dansé au rythme de la chanson "Hey ya" des Outcast. "Papa, maman, merci de m'avoir enseigné la culture juive dont nous sommes tous si fiers" fredonnent ainsi les chanteurs. Au lieu du "Hey ya" répété en refrain par les Outcast, les chanteurs s'exclament "Hanouka". Initiative d'un petit groupe, elle avait rassemblé sur la rue Ben Yehouda plus d'une centaine de passants, tous âges confondus.
La fête de Hanouka a également inspiré les Fountainheads. Interprété sur la mélodie du succès "I Gotta Feeling" des Black Eyed Peace, les chanteurs dansent une ménorah à la main. Utilisant un des autres symboles de Hanouka, tous se passent une toupie avant de … "le'haïm". Avec une mise en scène rappelant la publicité d'Apple pour ses iPods, les chanteurs passent un par un devant l'objectif tout en relatant chacune des traditions de Hanouka.
Enfin les Macabeats présentent "Candlelight" basée sur la musique de Dynamite par Mike Tompkins. Le groupe de garçons propose une version simplifiée de l'histoire de Hanouka. "Je veux juste célébrer la nuit sainte avec les bougies", expliquent-ils, avant d'évoquer la Grande ménorah. Le clip vidéo se termine ensuite par un zoom sur les toupies de Hanouka sur lesquelles sont inscrites les quatre lettres faisant allusion au miracle.
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