LA TECHOUVA
Cet scène se passe il y a une centaine d`années. En Ukrai-ne. Rabbi Itshak Binder zatsal, un des grands Maitres de la Hassidout Breslev ( il reçut son enseignement directement de Rabbi Nahman de Tloutchine, fils de Rabbi Avraham Hazan élève de Rabbi Rabbi Nathan, élève le plus proche de Rabbi Nahman ) nous raconte cette anecdote :
<< Je pris le train et je vis que se tenait, dans mon com-partiment, un hassid. Je reconnu qu`il faisait parti des opposants a la hassidout Breslev. En revanche, lui ne se doutait pas que j`étais un élève de Rabbi Nahman. Il me salua avec gentillesse. Je lui adressa également un chalom chaleureux. Il engagea la conversation avec moi en de-mandant a quelle hassidout j`appartenais. Je réfléchis un instant. Si je lui répond que je suis Breslev, je suis certain qu`il va rentrer en polémique avec moi. Ce qui est contrai-re a l`enseignement de notre Maitre qui nous enseigne d`éviter toute discorde. << Hassid du Baal-chem>> lui ré-pondis-je. << Hassid du Baal Chem? Très bien. Me dit-il rassuré>>. J`avais gagné sa confiance, au moins je n`étais pas Breslev, c`était l`essentiel. Il me demanda << Ou avez-vous prié?>> Je venais de prier dans un betknesset Bre-slev! Comment me sortir de cette question, je lui dit << Au chtibler(! bet knesset en yidish ou se succèdent les offi-ces )>>
A partir de ce moment, nous engagions tout au long du chemin une conversation remplie de Tora. C`était un par-fait érudit. Toute ma discussion était basée sur les ensei-gnements de Rabbi Nahman. Il n`avait jamais entendu ces enseignements. Son visage était illuminé, il m`écoutait avec assiduité, et hochait la tête. Arrivé a sa station, il me remercia chaleureusement me dit qu`il n`avait jamais en-tendu un tel moussar et me questionna une nouvelle fois: << D`ou tirez-vous tout cela? >> Je lui répondit << Du Baal Chem>!> Nous nous séparâmes avec beaucoup d`affection. J`étais heureux de cet échange. Imaginons un instant que je lui avait répondit, des le départ, que j`étais Breslev, il aurait changé de chemin, partant dans un autre wagon. Et si j`avais répondu que tous mes propos étaient selon l`enseignement de Rabbi Nahman, il aurait claqué la porte du train, certainement en colère. En répondant que j`étais une élève du <
En effet, de la même manière qu`existe une mitsva de rap-porter un enseignement par le nom de son auteur, il existe une mitsva de ne pas citer celui l`ayant enseigné si cela créé de la discorde. D`ailleurs, notre Maitre nous autorisa de ne pas rapporter son enseignement en son nom ,si nous som-mes certains de l`effet contraire.
Ainsi, Rabbi Nahman enseigne au nom de Rabbi Akiva, qu`il n`existe pas dans notre génération, quelqu`un capable de faire une remontrance a son prochain. A plus forte raison a notre époque. Cet enseignement est valable même si nous sommes certains d`avoir une bonne raison de reprendre son prochain. Même si nous pensons avoir raison, on impo-se pas ses idées. Et que tout les conseils du Tsadik, ne sont pas fait pour observer, << corriger>>, et <
En effet, Rabbi Nahman déclara que chaque endroit dans le monde, ou l’on trouve un élan de Techouva, c’est grâce a lui ! Pourquoi ? Car son enseignement est de juger chacun avec bienveillance en trouvant uniquement les bons cotés et qualités inaliénables chez chaque âme juive, quelque soit sa situation. Notre Maitre ouvre ainsi la porte du repentir, en montrant et dévoilant à chacun la manière de faire Te-chouva. Il nous dévoile également la force de la parole et de la pensée avec lesquelles il est possible d`ignorer complète-ment un tel individu, en lui fermant par conséquent la porte de la Techouva. En revanche, lui trouver un bon côté, peu importe l’endroit ou il se trouve, c`est lui offrir la possibilité de revenir et de s’approcher d’Hachem. Ainsi, avec cette précieuse marche a suivre que nous livra Rabenou, il est possible de rapprocher tout le monde de la Techouva. Prendre le bon coté de chaque personne, est un fondement que nous dévoila Rabbi Nahman de Breslev. Il faut décupler cette obligation, afin d`augmenter et propager un élan de Techouva dans le monde entier. Cette responsabilité nous incombe à toutes et à tous. Amen et Chabat Chalom!
Enseignement de Rabbi Itshak Binder zatsal, dans son oeuvre Divre Emouna.
Résumé de la Parasha...
H ashem enjoint à Moshé Rabbénou de recevoir des Bnei Israël l'huile d'olive pure afin d’allumer la Ménorah. Les vêtements sacerdotaux sont décrits. Pendant leur service dans le Mishkan, les Cohanims portent : - Ketonet : une tunique de mailles - Mi’hnasayim : des caleçons de lin - Mitznefet ou migba'at : un turban; - Avnet : une ceinture portée sur la tunique.
Le Cohen Gadol portera : - le Ephod : tablier fait d'or, d'azur, de pourpre et de lin tressé
-le 'Hochen : le pectoral suspendu aux épaulières de l'éphod et serti de pierres précieuses sur lesquelles sont gravés les noms des 12 tribus
- le Méïl : la longue robe toute d'azur sur laquelle est mis l'éphod et dont le bas porte des clo-chettes d'or et des grenades décoratives tout autour - le Tsits : une lame d'or pur qui cerne le front d’une oreille { l'autre, sur laquelle sont gravés les mots « consacré à l'Eternel ». Enfin, sont données les instructions détaillées pour les sept jours de cérémonies d'investiture par lesquelles Aaron et ses quatre fils doivent être consacrés à la prêtrise ainsi qu'à la construc-tion du Mizbea’h, l'Autel.
L’histoire de la semaine..
En 1939. Le jeune Moshé faisait partie des élus. Il avait bénéficié d’un convoi pour enfants spécial affrété par le Rav Moshé Schneider afin de fuir l’Allemagne de ce qui allait être une des plus grandes catastrophes de l’histoire juive. Le voyage se fit par bateau de Francfort vers Londres. Mais peu de temps après son arrivée en Angleterre, il appris qu’il allait être envoyé dans un camp de refugiés. En effet, Scotland Yard soupçonnait que des espions allemands ne se soient faufilés parmi les refugiés. Les soldats allemands étaient empri-sonnés puis interrogés, les travailleurs assignés à résidence et les enfants mis dans des familles d’accueil. Les conditions dans ces camps étaient terribles. Alors, les autorités anglaises offraient, { qui le désirait, de partir au Canada. De nombreux juifs, dont Moshé, choisirent cette option en pensant trouver un endroit meilleur, mais ils se trompaient. Ils furent emmenés à bord du Dunera en direction du Canada. Mais on les avait ber-nés : après quelques jours en mer, le bateau se dirigeait en fait vers l’Australie. Tout au long du voyage, les juifs su-birent humiliations et moqueries : il leur était interdit de se rendre sur le pont et on les parqua même derrière des fils de barbelés afin de les obliger à rester dans les niveaux inférieurs du paquebot. Leurs effets personnels leurs furent confisqués par les membres de l’équipage. Le moral des refugiés était au plus bas : ils avaient quitté leur pays natal, avaient tout perdu et se dirigeait { présent vers une terre totalement inconnue. L’océan pacifique était envahi par des navires allemands et ils pensaient vraiment que leur destin leur glissait entre les doigts.
Les marins anglais se tenaient souvent au courant des nouvelles du front et elles n’étaient pas bonnes : les alle-mands remportaient victoire sur victoire. Un soir, le bateau échappa de justesse à une catastrophe quand une énor-me lame détourna la trajectoire d’une torpille. Les marins étaient furieux d’avoir encouru ce danger et sous le feu de la colère, prirent les dernières possessions des juifs et les jetèrent par dessus bord. Les dernières liens qui unis-saient leur passé, les lettres, livres et souvenirs se trouvaient désormais { l’abandon dans l’océan. Cette fois ci, le désespoir fut immense. Ils ne possédaient plus rien. Finalement, le Dunera arriva en Australie, débarqua ses passa-gers sous les rires moqueurs des marins anglais et reparti vers l’Angleterre : quelques jours plus tard, il fut torpillé.
Il y a quelques années, un reportage sortit sur cette affaire. Il portait un regard très critique sur le comportement honteux des marins anglais à tel point que le Parlement britannique ouvrit une enquête à ce sujet. De nombreux documents furent découverts et notamment le journal de bord du commandant du sous marin allemand qui avait coulé le paquebot. Il y expliquait qu’en fait il avait traqué le Dunera jusqu’en Australie et que le jour où il le torpilla et le rata, avant d’ordonner { ses hommes de tirer une seconde fois, il vit au périscope des objets { la surface de l’eau qui provenaient du navire visé. Des plongeurs allèrent les récupérer et { sa grande surprise, il découvrit de nombreuses lettres écrites en allemand. Il pensa alors que des refugiés de son pays fuyaient l’Europe et ordonna { tous les navires allemands qui se trouvaient dans le Pacifique de laisser le bateau accoster en Australie...
Ainsi, ce que Moshé et ses compagnons avaient ressentis comme la dernière cruauté, était en fait une magnifi-que preuve de Providence Divine qui épargna leurs vies. Des fois, Hashem nous prévoit des événements qui nous paraissent négatifs, mais au bout du compte et dans les tous les cas, IL ne désire que notre bien.
Rabbi Nahman nous parle...
Quand se renforcent chez l`homme, des mau-vaises pensées et idées, mais qu`il parvient a les vaincre, le Créateur en éprouve une grande sa-tisfaction.
Cela représente une grande valeur aux yeux de Hachem. Pour donner un exemple, certains rois mettaient en confrontation leurs bêtes. Ils y pre-naient un grand plaisir a observer cet affronte-ment ainsi que la victoire qui en découlerait.
De la même manière, les pensées possèdent la même dimension que les bêtes. Avec d`un coté, les pensées saintes comparées aux animaux purs ( cachers), et les mauvaises idées aux ani-maux impures ( taref).
Ainsi, dans le Ciel ont introduits volontairement ces idées afin de les confronter et Hachem éprouve un immense plaisir lorsque l`homme parvient a triompher de toutes ces <>
La règle est la suivante : il est impossible que se trouvent deux pensées en même temps, et dans le même instant. Ainsi, c`est avec facilité qu`il est pos-sible de chasser les mauvaises idées. Seulement pour y parvenir il ne faut rien entreprendre, c`est dire de ne pas s`attarder a cette mauvaise pensée mais plutôt en penser a une autre.
Par exemple penser a un sujet de Tora, de tefila voir même de transaction commerciale.
En effet, il est strictement impossible que deux idées se trouvent en même temps. (…) Ainsi, il n`est pas nécessaire d`entreprendre la moindre guerre et de se remuer la tête de tous les cotés pour chasser ses mauvaises pensées, cela restant sans effet.
Au contraire mener la guerre contre ses mauvaises pensées les renforcent davantage.
Il ne faut pas y prêter attention mais plutôt repren-dre l`activité que nous menions, c`est a dire Tora , Tefila ou transaction commerciale. C`est donc uni-quement grâce a cela que la mauvaise pensée dispa-raitra d`elle-meme.
( Extrait du Likoute Moaran ch.233)( Extrait du Li-koute Moaran ch.233)
Commentaires sur la Parashat Tetsavé..
« Aaron portera le jugement des fils d’Israël sur son coeur »
On retrouve le principe même de l’orgueil au sujet de l’argent. De plus, de nombreuses personnes perdent leur Olam Azé et leur Olam Aba (ce monde-ci et le monde futur) à cause de ce désir profond d’accumuler les richesses. Elles se comportent généralement de façon grossière et recherches incessamment à se faire respecter
Nous trouvons le principal méfait de la fierté au sujet des habits. Une personne qui apporte beaucoup d’importance { son aspect extérieur et { sa façon de s’habiller tombera, { cause de ses fautes, dans la recherche constante du respect (on parle ici de son aspect néfaste où comme le rapporte le Zohar, du Sitra A’hara), des plaisirs et des futilités de ce monde. C’est pourquoi, l’homme devra se comporter de façon appropriée aussi bien en public que chez lui. Il ne de-vra pas désirer ou regarder ce que possède son voisin, et devra, de par ce fait, annuler totalement tout sentiment d’orgueil et de fierté devant le Maitre du monde.
Le Cohen Gadol portait des habits extrêmement couteux et luxueux. Il avait aussi le Efod et le ‘Hoshen serti des pier-res précieuses : il portait tout cela afin de réparer les désirs de domination et de richesse. Par contre, au moment où il entrait dans le Sanctuaire, afin de commencer son travail pour Hashem (Avodat Hashem), il devait retirer tous ses habits et ne rester qu’avec des habits blancs. Car au moment de rencontrer la Sainteté ultime, le centre de toutes les réparations de l’âme, il faut une totale abnégation et annulation de soi. Les Tsadikims peuvent aussi mettre de beaux habits, mais, dès atteint le niveau le plus élevé de la Kedousha, ce sont des habits simples et blancs qui sont de mise. Car c’est uniquement de cette façon que l’on peut obtenir le pardon de nos fautes : ne pas rechercher les plaisirs de ce monde, ne pas avoir de sentiment d’orgueil tout comme l’était le Cohen Gadol.
Tiré du Houmash Shemot avec le Likoutei Halakhot
La Halakha :Le respect des parents..
Selon les enseignements de notre Maître Rav Ovadia Yossef Chlita rédigés par son fils Rav Yitzhak Yossef Chlita dans le sefer Yalkout Yossef
En quoi consiste le respect des parents lorsqu’on leur parle ?
On doit leur parler calmement et avec douceur, comme si on s’adressait à un Roi.
On doit aussi leur parler avec humilité et ne pas les prendre à partie. Lorsque l’on dis-cute avec d’autre personnes en leur présence, il faut également s’exprimer avec dou-ceur, délicatesse, calmement et poliment
Lorsque les parents viennent passer quelques jours chez leurs enfants, on a le devoir de les recevoir avec joie et affabilité, ainsi que recommander aux autres membres de la famille de se comporter avec respect
Si le fils sent que son père ou sa mère ont du chagrin ou du souci, il doit leur prodiguer des paroles de réconfort et des mots d’encouragement afin de les aider à retrouver le moral. On prendra soin de ne pas leur rapporter des choses pouvant les chagriner, sauf s’il est nécessaire qu'ils les connaissent
Un fils doit faire attention de ne pas prendre la parole avant son père, sauf accord de sa part ou bien le fils pense que les propos du père vont abaisser le père et qu'il veut l’évi-ter. Il ne doit pas interrompre ses parents
Un fils ne doit pas rappeler à ses parents ce qu’il a fait pour eux
Paroles de nos Sages...
Un homme qui est malade, has veshalom, se trouve en pleine épreuve de Emouna. Il doit se com-porter selon 3 principes de la Foi :
1) Qu'il sache bien que c’est Hashem qui lui a donné cette maladie et ne pas la faire dépendre de causes naturelles ou que par erreur il l’a contractée.
2) Il doit se mettre dans l’esprit que c’est pour son bien éternel et remercier Hashem.
3) Il doit peser ses actions et rechercher quelle est la faute qu'il a bien pu faire pour recevoir cette maladie : il doit surtout faire Teshouva. Ce n’est qu’après avoir fait Teshouva qu'il pourra commencer à prier Hashem de le guérir.
Un homme qui se fait arrêter par un agent de la circulation, à tort ou à raison, se trouve lui aussi en plein test d’Emouna et doit se comporter selon les 3 grands principes de la Emouna :
1) Croire que c’est Hashem qui a désiré cela et personne d’autre. Ce n’est pas la peine de s’ac-cuser soi même ni l’autre conducteur qui { cause de lui a enfreint le code de la route, ou sa femme qui lui a mis la pression pour arriver plus vite … et ni même le policier
2) Croire que tout est pour le bien. Effacer de lui la pensée que son intellect comprend que c’est négatif alors que ce qui lui arrive est positif : c’est Hashem qui lui a envoyé ce policier et c’est pour son bien
3) Croire que dans toute chose il y a une raison et un but, qu'il n’y a pas d’épreuve sans faute. Ce policier est juste le bâton du Maitre du Monde qui s’en sert afin de le réveiller { la Tes-houva sur telle faute. Bien qu'il y ait la raison naturelle de son arrestation, c’est juste une cause qui découle du Ciel en fonction de qui a été décrété pour lui là-haut.
C’est pour cette raison qu'il faut réfléchir à ses actions et faire Teshouva.

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