Déclarations scandaleuses d’un ministre jordanien


Israël risque-t-il de connaître un incident diplomatique avec la Jordanie après les prises de position scandaleuses du nouveau ministre jordanien de la Justice ? Une question qu’on se pose à Jérusalem après les déclarations de Hussein Mjalli, qui a participé à une manifestation en faveur d’Ahmed Daqamseh, l’assassin de huit écolières israéliennes, et l’a même qualifié de « héros » en ajoutant qu’il ne devrait pas être en prison. Il convient de préciser que Mjalli était l’avocat de Daqamseh lors de son procès.
Suite aux propos déplorables tenus par Hussein Mjalli, le responsable jordanien de l’ambassade de Tel Aviv a été convoqué au ministère des Affaires étrangères pour y recevoir un blâme. Le sous-directeur du département du Proche-Orient, Yaakov Hadass, a déclaré au diplomate jordanien qu’Israël avait été scandalisé par ces déclarations, émanant d’une personnalité censée représenter la loi dans son pays. Il a ajouté qu’Israël considérait comme très grave cette façon de s’exprimer et attendait du gouvernement jordanien qu’il dénonce ces propos, de la manière la plus explicite.
Daqamseh, soldat jordanien, avait tiré, en mars 1997, sur un groupe d’élèves israéliennes qui visitaient « l’ile de la paix » à Naharayim lors d’une excursion scolaire. Huit d’entre elles avaient trouvé la mort et cinq autres personnes avaient été blessées. Le meurtrier, alors âgé de 30 ans, avait été condamné en Jordanie à une peine de 25 ans de réclusion.
Dans ces pays sont distingués comme héroïques les exploits révoltants des infâmes assassins d’enfants. Des exemples à profusion.