jeudi 6 juin 2013

Si les Etats Unis occupaient Israël...


Si les Etats Unis occupaient Israël...par Mylène Sebbah et Gérard Fredj

Barack Obama vient de choisir celle qui représentera les Etats-Unis à l'ONU, en la personne de Samantha Power, une journaliste qui a décroché le Prix Pulitzer et a déjà servi comme conseillère à la Maison Blanche.

Sa présence dans l'équipe de campagne d'Obama avait été une source de tension avec Hillary Rodham Clinton.
Professeur à Harvard et ancienne conseillère de la Maison Blanche, 

Power avait suscité un grand intérêt en 2002 en estimant que les Etats-Unis pourraient être amenés " à déployer une importante force miliaire en Israël pour contraindre l'état hébreu à accepter une solution au conflit avec les palestiniens".

Questionnée sur les conseils qu'elle pourrait donner au Président, elle avait estimé que les Etats-Unis avaient besoin "d'une volonté de mettre une solution sur la table; cela peut signifier des milliards de dollars d'investissement mais pas dans l'armée israélienne, dans un état palestinien".

Elle s'en était également pris aux groupes qui représentent les intérêts d'Israël à Washington ou encore qualifié Ariel Sharon et Yasser Arafat "d'irresponsables attachés à détruire la vie de leur peuple".

Rejetant toutefois, quelques années plus tard, lors d'un forum à Harvard, l'idée qu'Israël puisse être un état d'apartheid.

Toutefois, quatre ans après la mise en entrevue rejeté les allégations qu'Israël est un État apartheid lors d'un forum Université Harvard.

En 2008, lors de primaire démocrate, un quotidien britannique, the Scotsman, avait rapporté ses propos qualifiant Hillary Clinton de "monstre" qui "se courbait devant tout".

Elle avait du démissionner de l'équipe de campagne. 

Le départ de la Secrétaire d'Etat à ouvre la voie à son retour.
Son audition, avant la confirmation de sa nomination devant le sénat républicain, devrait être plutôt rugueuse. 

L'actuelle ambassadrice à l'ONU, Susan Rice, a également été très critique envers Israël dans le passé, mais avait "collé" à la politique officielle de l'administration américaine, soutenant l'état hébreu à l'ONU.

Power, qui a désormais un peu de "bouteille", devrait, elle aussi, s'aligner sur les positions de l'administration Obama, ce qui ne l'empêchera probablement pas de tenter de l'infléchir.

Mais il s'agit bien d'un remaniement majeur dans l'équipe de politique étrangère de Barack Obama puisque Samantha Powers remplace Susan Rice qui devient la nouvelle conseillère de la Maison Blanche pour la sécurité nationale – un poste clé - après avoir dû renoncer du renoncer au poste de Secrétaire d'état en raison de l'opposition des républicains.

Susan Rice, confidente de longue date de Barack Obama, prendra le relais en juillet de Tom Donilon en tant que coordonnatrice de la politique étrangère américaine depuis la Maison Blanche. 

Ce remaniement intervient alors que Barack Obama est aux prises avec une série de défis sur la scène internationale qui mettent à rude épreuve ses compétences diplomatiques, de la guerre civile en Syrie à la montée en puissance de la Chine sur la scène mondiale.

En nommant Susan Rice, Obama évite une bataille au Congrès car ce poste ne nécessite pas de confirmation du Sénat. En effet, les républicains du Congrès avaient vivement critiqué le rôle de Rice et ses réactions dans l'attaque de l'an dernier sur l’ambassade américaine à Benghazi, en Libye, dans laquelle quatre Américains ont été tués, dont l'ambassadeur Christopher Stevens.

Âgée de 48 ans, Susan Rice a été la première conseillère en politique étrangère du candidat Barack Obama en 2008 ; elle est devenue la première femme noire à servir comme ambassadeur américain aux Nations Unies. 

Elle s’y est taillé une réputation de négociatrice coriace. 

Sa venue à la Maison-Blanche devrait amener un ton plus agressif et la mise en avant de la politique étrangère d'Obama, contrairement au ton discret qu’avait adopté Tom Donilon, resté en grande partie en coulisses. 

Toutefois, en ce qui concerne le conflit syrien, Susan Rice semble être sur la même longueur d’ondes que le président américain. 

Des diplomates qui la connaissent bien à l'ONU disent qu'elle a toujours marqué sa réticence pour ce qui est de soutenir la résistance armée de la Syrie à travers des livraisons d'armes.

http://www.israel-infos.net/Si-les-Etats-Unis-occupaient-Israel---10443.html

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