dimanche 30 septembre 2012

Nasser : la bonne blague, les Frères musulmans veulent voiler toutes nos femmes !




C’est une amie diplomate qui m’a signalé cette vidéo étonnante (que vous avez peut-être déjà vue, elle est en ligne depuis janvier).

 On y voit le président égyptien Gamal Abdel Nasser raconter à un large auditoire sa négociation avec les Frères musulmans, en 1953, lorsqu’il a pris le pouvoir avec un groupe d’officiers, et faire rire la salle en expliquant que ces energumènes voulaient rien moins que voiler toutes les femmes égyptiennes.
Visiblement, cette vidéo est postérieure à l’attentat contre Nasser, en 1954, par un homme présenté alors comme un Frère musulman : Nasser profita de cet épisode pour dissoudre la confrérie et envoyer en prison quelques uns de ses dirigeants.

Nasser dit :

« En 1953, nous voulions vraiment travailler ensemble, avec les Frères Musulmans, pour qu’ils deviennent raisonnable. J’ai rencontré leur responsable. On s’est assis et il a présenté ses exigences. Qu’a-t-il dit ? Il a commencé par dire : il faut que tu imposes le voile en Egypte. Que tu demandes que chaque femme porte le voile en sortant dans la rue. »


L’audience alors éclate de rire, ah quelle bonne blague ! Nasser fait un signe de la main assez drôle, genre : « Allez comprendre ces dinguos ». Un homme crie : « Qu’il le porte, lui ! ». redoublement des rires...

Nasser poursuit :

« Je lui ai répondu : si je faisais cela, ce serait un retour à l’époque de Al-Hakim bi-Amr Allah (au XIe siècle, ndlr) qui interdisait aux femmes de sortir dans la journée ! (rires) Pour moi, chacun doit rester libre de ses choix. »


« Il me dit : “c’est vous le gouverneur, vous pouvez décider‘.

Je lui réponds : Monsieur, votre fille est en faculté de médecine, elle ne porte pas le voile. (rires) Si vous, vous n’arrivez pas à faire porter le voile à une fille, la vôtre, comment voulez vous que le je fasse porter à 10 milions de femmes égyptiennes !’” (Explosion de rires dans l’audience).

50 ans plus tard, ces histoires de voile ne font plus trop rigoler...

Pascal Riché - Mon Oeuil

http://www.jforum.fr/forum/international/article/nasser-la-bonne-blague-les-freres

Nouvelle agression antisémite à Sarcelles....le vendredi 21/9/12...



Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme nous rapporte l’agression de nature antisémite commise le vendredi 21/9/12 vers 17 h à hauteur du 40 rue Gabriel Péri à Sarcelles,aux environs de la Synagogue.
Selon la victime, un jeune juif de 16 ans, Mikael Z..qui porte la kippa, son agresseur qu’il décrit comme d’origine maghrébine,s’est approché de lui , et sans motif lui a asséné un violent coup sur la tête, qui l’a assommé et étourdi pendant quelques secondes.

Mikael qui a déposé plainte précise que l’auteur des coups , comme pour marquer son mépris, a ensuite craché par terre et prononcé des mots en arabe, qu’il ne comprend pas, mais aura quand même reconnu le terme YHOUD (juif).

Le BNVCA constatant que le Procès Verbal de plainte ne contient aucun des précisions relatées par la victime, lui recommande de faire une déclaration complémentaire en mentionnant les précisions de nature à qualifier l’acte d’antisémite.

Ce qui fut fait le 22/9/12

Le BNVCA demande à la police de tout mettre en oeuvre pour identifier et interpeller l’auteur des faits .
Le BNVCA perçoit une certaine nervosité des membres de la communauté juive , qui subit des actes antisémites depuis plus de 12 ans, en dépit de toutes les mesures prises par les autorités .

Cet état d’esprit, cette inquiétude sont palpables aussi bien à Sarcelles (où un attentat a été commis par des individus qui ont jeté des grenades contenant des billes métalliques dans une supérette cachère), que dans les autres communautés de l’hexagone.

Cette situation est suscitée par la crainte de voir, que les appels à la haine n’enflamment les foules ou n’excitent des individus qui se sont sentis outragés par le film anti islam ou les caricatures de « Charlie Hebdo ».

Le BNVCA demande aux autorités de prendre en compte cette inquiétude et cet agacement, qui sont en train d’émerger, notamment durant les fêtes solennelles qui se déroulent pendant ce mois d’octobre.

BUREAU NATIONAL DE VIGILANCE CONTRE L ’ANTISEMITISME 8 Boulevard Saint Simon 93700 Drancy 0668563029

Sammy GHOZLAN Le Président


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Encore une agression antisémite à Sarcelles. Jforum et le BNVCA condamnent tous ceux qui participent par leurs propos irréfléchis et réfléchis sur les juifs et Israël à l’antisémitisme ambiant.

Nous ne cessons pas de dire que la seule protection de quelques lieux de la communauté juive, est une réponse peu sérieuse et peu efficace, et que cela passe par une lutte réelle contre ceux qui propagent des propos antisémites.

Vouloir interdire aux juifs le port de la Kippa au prétexte que c’est un signe religieux distinctif, outre que cela est en contravention avec l’article premier de la constitution française : 

- « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances » - c’est refuser aux juifs le droit de respecter leur religion.

C’est d’une part révélateur d’une volonté de nuire aux juifs, et d’autre part c’est enfreindre la loi de la République. Or il n’est de jour où nous n’entendons pas de beaux esprits venir nous dire que les signes religieux ostentatoires doivent être interdits, et du même coup refuser aux juifs d’assumer leur identité. Après que ceux-là mêmes qui veulent nous interdire de porter la kippa nous aient obligés à porter l’étoile jaune, voilà qu’ils veulent nous donner des leçons non de laïcité mais de conversion forcée à un athéisme qui serait devenu religion d’état applicable aux non chrétiens.

Nous savons également que des discours antisémites véhiculés par des musulmans minoritaires, mais très peu démenti par la majorité silencieuse, alimentent et justifient des actes qui dénotent une barbarie mentale et physique. On voit bien cette barbarie s’exprimer sans retenue en Syrie, Irak, Afghanistan, Mali et nombre de pays musulmans.

Il est temps que les pouvoir publics, neutralisent tous les propagateurs de haines, islamistes, politiques de d’extrême droite comme d’extrême gauche, et les journalistes qui falsifient volontairement ou involontairement l’information (comme le pseudo israélo-américain soi-disant auteur du film anti-islam) et qui participent à l’antisémitisme actuel.

JForum.fr

http://www.jforum.fr/forum/communaute/article/nouvelle-agression-antosemite-a

CLIQUER SUR L'AVION...Une surprise vous attend ....




Montage remarquable! même l'ombre au sol ou le reflet sur l'eau de l'avion "antique"!     

Survol au dessus des États Unis réussi et sans turbulence  Bravo !

Klikken op het vliegtuigje.
 (Néerlandais)


 En cliquant sur l'avion ...  

Très original et fantastique cette vidéo, on se dirait au YMAX !
Clique sur l'avion ci-bas ....... Et plein écran, c’est mieux!
                  

Faites le couscous, pas la guerre ! PAR FRANÇOIS-RÉGIS GAUDRY...



Ca y est ! En ce jeudi 27 septembre, on arrive au bout de la compétition… J’ai avalé en deux jours ma dose annuelle de gluten. 

Blague à part, la 15e édition du Cous Cous Fest de San Vito di Capo fut une belle démonstration universelle de couscous. Une bataille pacifique entre 8 nations qui s’entendent généralement mieux dans une assiette qu’à la tribune de l’ONU. 

Ce fut par exemple avec émotion que j’ai goûté le couscous israelien juste après celui de la Palestine…

Voici les 9 couscous que j’ai testés :
Côte d’Ivoire : couscous à la seiche et aux boulettes surprise, très intéressant, semoule bien relevée de piment et boulettes moelleuses aux crevettes


Egypte : Couscous à la crème acide, aux légumes et à l’oeuf, avec sa semoule pyramidale un peu attendue (et un peu compacte !) mais travail intéressant sur l’acidité et l’oeuf


Maroc : un couscous sucré-salé dans la pure tradition de Fès, avec un bouquet d’épices très subtil et un soupçon de fleur d’orange. Le couscous à deux doigt du dessert…


France : une semoule fine au gigot d’agneau confit. Le travail de la semoule fut exceptionnel, entre citron confit, menthe, coriandre, persil, carotte, amandes… Un morceau de bravoure qui a fait forte impression auprès du jury. Mon petit doigt me dit que cette version française va sortir de la compétition la tête haute…


Italie : un peu simpliste dans sa présentation tricolore mais une graine rustique tout en texture, infusée aux parfums de fenouil et de poisson. Très joli travail.


Tunisie : un couscous de mouton familial et rustique, un peu terre à terre…


Sénégal : j’ai adoré cette version africaine, avec sa semoule tomatée et croquante, ses touches d’acidité et son merlu très bien cuit.


Palestine : incontestablement un de mes préférés, avec sa grosse semoule maftoul qui, en bouche, fait penser au moelleux de la fregola sarda. Très belle harmonie de couleur, des oignons frits, des pignons et des amandes et un bouillon très parfumé pour l’accompagner. Une vraie réussite qui a ému tout le jury.


Israël : Une version très intéressante avec son poisson fumé, sa semoule à la crème d’aubergine et au pesto de basilic. Un trait d’union entre traditions séfarades et ashkénazes.

Qui va l’emporter ? 

Ah au fait, au cas où vous auriez oublié où se déroule cette compétition internationale… En sortant du pavillon posté sur la plage, on tombe sur ça :

Seychelles ? Non, Sicile. 

Demain, retour à la grisaille parisienne avant l’aube…

samedi 29 septembre 2012

Mondial de Paris : les stands à ne pas rater...



Le Mondial de l’Automobile de Paris ouvre enfin ses portes demain. Nous avons eu l’occasion de nous balader déjà dans les allées, voici selon nous les stands à ne pas manquer, avec toutes nos photos. 

Etant donné que nous sommes à Paris, il convient de commencer par les stands des français, installés – pour la plupart – dans le pavillon 1. Le plus grand est celui de Renault. La firme au losange a mis les moyens. Sur sa colline, on retrouve une quinzaine de Clio IV, une quinzaine de ZOE et presque autant de Twizy, dont celle dessinée par Cathy et David Guetta, les ambassadeurs de la marque. En revanche, l’Alpine 110-50 n’a pas l’honneur d’être sur le stand – pour ne pas faire de l’ombre à la Clio IV – elle est cependant au pavillon 8.
La colline de Renault
La colline de Renault est aussi belle que fournie

L’alliance PSA est également largement représentée. A commencer par Peugeot, qui a apporté plusieurs nouveaux modèles. Outre la 208, décliné en version R5 (course), GTi (sportive) et XY (premium), on retrouve le futur SUV de la marque baptisé 2008 et arborant une couleur fluo très voyante. On peut aussi découvrir la gamme ONYX, dont nous vous avons déjà parlé, un piano, imaginé par le Peugeot Design Lab et Pleyel et la marque propose enfin des démonstrations de son système multimédia Peugeot Connect App.
Peugeot 2008
Peugeot 2008, le futur SUV de la marque

Citroën, juste en face, présente en revanche moins de nouveautés mais des modèles très attrayants. Nous pensons notamment à la DS Numéro 9, un concept-car très haut de gamme, ou encore à la DS3 Cabrio (première mondiale à Paris), une déclinaison découvrable de la désormais célèbre citadine de la marque aux chevrons. Le français expose par ailleurs une autre version de la DS3 nommée Electrum. Il s’agit d’un modèle électrique. 


Sans donner trop de précisions, la marque veut montrer qu’elle s’intéresse à cette filière et que la C-Zéro aura un jour une remplaçante. C-Zéro qui d’ailleurs est présente, puisque comme nous vous le disions ce matin, Antonin et Xavier, après avoir terminé leurOdyssée Electrique sont au Mondial pour présenter la voiture dans laquelle ils ont traversé la planète et pour parler de leur aventure aux visiteurs. Enfin, comment ne pas s’arrêter devant l’étonnant projet Tubik. Ce salon roulant est une étude de style qui nous permet de savoir dans quoi nous voyagerons dans quelques années. A la fois luxueux et très équipé, ce véhicule est en quelque sorte un Combi 2.0.
Tubik
Le salon roulant de Citroën

Pour terminer, pourquoi ne pas aller jeter un oeil du côté de chez Mia Electric, toujours dans le pavillon 1. La marque française, n’a certes aucun nouveau modèle à présenter, mais plusieurs déclinaisons de la Mia, que nous avions testé.La Exagon Furtive e-GT vaut aussi le détour jusqu’au pavillon 5.1, d’autant plus qu’il y a de belles surprises exposées dans les alentours.

Introduire la joie de Soukot dans votre vie quotidienne....



Il est ironique que parmi toutes les fêtes juives, seule Soukot soit choisie pour être « la saison de notre joie. » Pourquoi pas Pessa’h, lorsque nous avons été enfin libérés de l’esclavage égyptien ? Pourquoi pas Pourim, alors que le complot de génocide planifié par Haman contre nous fut déjoué ? Comment est-il possible de nous ordonner d’être joyeux en ce jour de fête, en particulier lorsqu’on nous enjoint de quitter nos confortables demeures et de résider dans nos Soukot ?
En réalité, Soukot révèle que nous ne trouverons jamais le vrai bonheur même dans les biens matériels les plus solides, tels que nos maisons. Et nous savons d’après les événements tumultueux qui secouent l’économie à quel point la richesse matérielle peut aussi disparaître. Pendant Soukot, nous célébrons la seule « richesse » qui soit permanente : notre lien spirituel ainsi que l’amour éternel de D.ieu pour le peuple juif. L’idée véhiculée est que le bonheur ne tient pas à ce que l’on possède, mais réside dans notre attitude.
Pendant Soukot, les Nuées de Gloire du Tout-Puissant protégèrent les Juifs pendant quarante longues années d’errance dans le désert. Ces Nuées de Gloire, et la manne qui les nourrit, furent une preuve tangible de la prévenance et de la protection de D.ieu. Ce lien étroit et personnel entre le peuple juif et D.ieu est la source d’un bonheur réel et transcendant, et nous avons une occasion spéciale de l’exploiter, même en nous asseyant dans une souka peu solide.
Est-il possible de se tenir à la joie de Soukot et de l’introduire dans notre existence toute l’année? Tal Ben Sha’har, titulaire d’un doctorat de troisième cycle, expert du bonheur qui enseigne la psychologie positive et l’éducation au Centre Interdisciplinaire de Herzliya en Israël, estime que nous le pouvons.
En tant qu’étudiant en licence à Harvard, Ben Sha’har excellait au niveau académique, athlétique et social. Il n’était tout de même pas heureux. Malgré tous les avantages qu’il possédait, « cela n’avait pas de sens, » se rappelle-t-il. « J’aurais dû être heureux, et j’étais troublé. Je me rendais compte que quelque chose me manquait, et je décidais de scruter mon existence. » Dans le cadre de sa quête, Ben Sha’har modifia son cursus en passant de l’informatique à la philosophie et la psychologie. Ce faisant, il trouva non seulement les clés du bonheur, mais aussi une carrière pour aider également les autres.
Ben-Sha’har poursuivit et obtint un doctorat de troisième cycle en comportement organisationnel à Harvard, et pendant quatre ans, il fut l’enseignant d’un des cours facultatifs les plus populaires de l’université sur la psychologie positive. En tant que professeur à Harvard, Ben-Sha’har découvrit que les étudiants d’aujourd’hui étaient confrontés aux mêmes défis qu’il avait vécu un jour, et que le fait d’être riche et suffisamment intelligent pour suivre des cours dans l’une des plus prestigieuses universités du monde n’était pas une garantie de bonheur.
« Le bonheur et le malheur ne font pas de distinction, » explique-t-il. « Ils sont distribués équitablement dans la société, quel que soit l’âge ou le secteur économique. Mais les États-Unis mènent le jeu en termes de pression qu’ils placent sur les étudiants pour qu’ils obtiennent de meilleures notes, qu’ils pensent toujours à l’avenir. Les adultes dans le monde du travail font face à des pressions similaires. Mais avec tout cet accent sur le futur, de nombreuses personnes finissent par manquer le présent. »
Outre ses cours, Ben-Sha’har est récemment l’auteur de l’ouvrage La poursuite de la perfection (The Pursuit of Perfect). À travers ses livres et ses conférences, il partage ses connaissances pour parvenir au but souvent insaisissable du bonheur. La plupart de ses conseils vont à l’encontre des valeurs tant vantées de la société américaine, comme le succès matériel.
Une paie supplémentaire et les marques d’approbation professionnelles ne nous rendent pas plus heureux. Il s’agit plutôt de prendre du temps libre de qualité pour savourer le bonheur que nous possédons déjà.
« Travailler plus d’heures nous rapporte plus d’argent, mais nous paierons "le prix fort" si nous nous y engageons », explique-t-il. « Voici la réalité : une paie plus élevée et des marques d’approbation professionnelles ne nous rendent pas plus heureux. Mais avoir plus de temps libre pour savourer le bonheur de ce que nous possédons a cette fonction. Nous ressentons tous une plus grande pression du temps aujourd’hui, une partie de celle-ci est économique, mais une partie met en jeu les choix que nous faisons sur la manière de passer notre temps. »
De nombreuses études sur le bonheur ont invariablement confirmé de nombreux indicateurs identiques de bonheur, et Ben-Sha’har montre que tous sont bâtis sur la structure de la vie juive. L’un d’entre eux est un jour de repos. « Nous savons que les gens qui prennent un jour de repos sont plus heureux et plus productifs que ceux qui s’en abstiennent, car nous devons "récréer" si nous voulons créer. Ce n’est pas seulement une valeur, mais aussi un outil vers le succès. »
Un second est la gratitude. « Les recherches indiquent que les individus qui expriment une hakarat hatov, une gratitude pour ce qu’elles ont sont plus heureux et plus généreux aussi », remarque-t-il. Et à partir du moment où le Juif se réveille, il a des opportunités illimitées d’exprimer sa gratitude, depuis la récitation du « Modé ani » au lever, à la récitation d’une bénédiction après avoir été aux toilettes, aux bénédictions sur la nourriture, et d’innombrables autres incluses dans les prières quotidiennes, même pour des fonctions aussi « minimes » que la capacité à voir et à se tenir debout.
Pratiquer des rituels et avoir un sens de la spiritualité est aussi un facteur de bonheur, observe Ben-Sha’har. « Aller à la synagogue est précieux, comme passer du temps en famille autour de la table. Les rituels font partie de la vie de la plupart des individus heureux. »
Certains philosophes des générations précédentes ont prédit faussement que la science et les innovations technologiques allaient devenir la nouvelle divinité. Bien qu’elles apportassent la richesse, le bonheur ne suit pas pour ceux qui adhérèrent à cette philosophie. « Viktor Frankel nommait le fait de vivre sans D.ieu un "vacuum existentiel" », ajoute Ben-Sha’har, précisant que les (penseurs) laïcs qui aiment citer la célèbre citation de Nietzsche « D.ieu est mort » l’interprètent faussement. Nietzsche n’a pas prononcé cette phrase avec satisfaction, mais avec pathos. Il se rendit compte qu’une vie sans D.ieu constituait un profond vide existentiel pour de nombreuses personnes.
Rav Na’houm Braverman, cadre supérieur à Jerusalem Partners et auteur deThe Bible for the Clueless but Curious -- A Guide to Jewish Wisdom for Real People, observe que ces ingrédients incontestés du bonheur : la gratitude, la communauté, l’observance d’un jour de jeûne, et une base spirituelle reposent tous sur une structure de vie qui transcende le soi. « Vivre uniquement pour vous et autour de vous est une manière de vivre étroite et réduite, » explique-t-il. « C’est pourquoi le bonheur n’est pas un but, c’est une conséquence secondaire pour bien vivre. Lorsqu’il devient un objectif, c’est encore une autre forme d’égoisme : tout me concerne, et dans ce cas, vous ne pourrez jamais trouver le bonheur. Les valeurs juives et la pratique maintiennent l’homme concentré sur un objectif plus large que son propre égo, et évitent de vivre aussi impétueusement que nos émotions pourraient nous dicter. Vivre dans une communauté qui offre un contexte et propose des relations enrichissantes avec des personnes qui partagent les mêmes valeurs est une voie des plus sûres vers le bonheur. »
Une vie heureuse n’est pas une vie dénuée de souffrances
Mais une vie heureuse n’est pas une vie dénuée de souffrances, s’accordent à dire les enseignants. « Les seules personnes à ne pas éprouver d’émotions douloureuses sont soit mortes, soit psychopathes, » explique Ben-Sha’har. « Une vie remplie comporte une dose de tristesse, de colère, de jalousie, de crainte et de déception. Si nous ne nous donnons pas la permission de vivre des émotions douloureuses, elles s’intensifient, deviennent toxiques et se collent à nous. Lorsque nous les laissons circuler en nous, elles s’affaiblissent et se dissipent. »
L’expérience du bonheur est tout de même très subjective, en partie parce que nous choisissons comment réagir à la douleur et à la déception. « Je pense que l’on peut optimiser les situations de la vie, » remarque Ben Sha’har. Les individus qui ont du ressort recherchent et créent une évolution à partir de situations difficiles. Vous pouvez choisir d’être accablé par les événements ou d’en tirer profit. »
En fin de compte, précise Ben-Sha’har, le bonheur résulte des choix innombrables que nous opérons, y compris celui de ressentir de la gratitude même en période de difficulté : « Me concentrai-je sur le fait que j’ai une bonne santé et de la nourriture sur la table, ou sur ma Ferrari que je dois vendre ? Concentrez-vous sur le yech plutôt que le ein (ce que je possède par opposition à ce que je n’ai pas). » Il n’y a pas de meilleure opportunité pour ce genre de mise au point que pendant Soukot, lorsque nous mangeons, et même parfois dormons, dans de petites cabanes bâties pour la contemplation et non pour obtenir des prix de construction.
Le Rav Braverman ajoute que le fait de vivre une vie pleine de sens nous aide à faire face à la perte, même à une perte incompréhensible. "Lorsque la Michna pose la célèbre question : "Ezé hou achir ?" (Qui est riche ?), cela signifie que nous avons tous reçu une portion différente dans la vie, incluant des épreuves et des opportunités. Lorsque vous cessez de lutter contre votre sort, vous pouvez vous rendre compte de l’opportunité qu’il représente. »
Si vous voulez vous assurer que la joie de Soukot dure plus longtemps que les décorations de votre souka, tentez quelques outils de Ben-Sha’har visant au bonheur : créez un journal où vous exprimez votre gratitude, faites de l’exercice, méditez, apprenez des techniques cognitives thérapeutiques, simplifiez votre existence, fixez des objectifs, identifiez vos points forts et trouvez votre passion. Pas assez ? Voici d’autres idées de son site Internet :
  1. Donnez-vous la permission d’être humain. Accepter des émotions – telles que la peur, la tristesse, ou l’anxiété – comme naturelles, nous permet de mieux les surmonter. Rejeter nos émotions conduit à la frustration et au chagrin.
  2. Le bonheur est situé à l’intersection entre le plaisir et le sens. Que ce soit au travail ou à la maison, le but est de s’engager dans des activités qui soient à la fois intéressantes sur le plan personnel et agréables. Assurez-vous d’avoir des moments de bonheur pendant la semaine qui vous procurent du plaisir et soient chargés de sens.
  3. Le bonheur dépend surtout de notre état d’esprit, et non de notre statut financier ou social. Notre bien-être est déterminé par la manière dont nous choisissons d’interpréter les événements extérieurs. Par exemple, considérons-nous l’échec comme catastrophique, ou l’appréhendons-nous comme une occasion d’apprendre ?
  4. Simplifiez ! Nous tentons d’introduire de plus en plus d’activités en moins en moins de temps. Nous compromettons notre bonheur en essayant d’en faire trop.
  5. Souvenez-vous du lien esprit-corps. Pratiquer un sport régulièrement, dormir convenablement, et des habitudes alimentaires saines conduit à la fois à une santé physique et mentale.
  6. Exprimez votre gratitude à chaque occasion. Nous prenons trop souvent notre existence pour acquise. Apprenez à apprécier et à savourer les merveilleux bonheurs de la vie, des personnes en passant par la nourriture, de la nature à un sourire.

Savoir apprécier plus alors qu’on possède moins.. par Sarah Yokheved Rigler


Les textos d’un homme sur le point de mourir en
révèlent beaucoup sur ce qu’il était. 

Larry Melzer, 37 ans vient de perdre ses 17 mois de combat contre la leucémie. 

Allongé dans un lit dans un hôpital israélien, souffrant d'une pneumonie virale après une greffe de moelle osseuse, Larry était branché à un respirateur. 

Ses quatre petites filles étaient à la maison à Jérusalem. Jen Larry, son épouse dévouée était à son chevet. Shabbat approchait. Larry ne pouvait ni manger, ni boire, ni parler, mais ses doigts avaient encore gardé la force d’utiliser son iPhone.

Peu de temps avant Chabbat, Larry avait reçu un message texte d'un ami qui était également aux prises avec le cancer et qui s'apitoyait sur le fait qu’il était triste de passer le Shabbat à l'hôpital. Apres chabbat le même ami lui a écrit:

Je pense à toi. J’espère que ton Chabbat était supportable!

Larry lui répondit:

C'était génial, Jen était là, ne t’inquiète pas, tout ira très bien !

Génial? Il était branché à plus de 15 perfusions d'antibiotiques différents, son grand corps autrefois athlétique était amaigri et comme desséché, son beau visage vieilli et flétri. Il avait enduré un jour de Shabbat, sans réciter le Kiddouch, sans manger de challah, sans chanter de chansons, sans pouvoir apprécier la nourriture, ni même embrasser ses enfants bien-aimés. Le seul point positif était que sa fidèle épouse Jen était là. Pourtant, Larry a considéré que son Chabbat, était «génial».
Souffrant d’une grande douleur en raison de lésions dues à la radiothérapie et tout en recevant une transfusion sanguine d'urgence, Larry dit avec un sourire, "Je suis tellement heureux."
Quelques mois avant, Larry avait dû partir précipitamment de Jérusalem pour être soigné dans un hôpital de Haïfa. Comme son ami Daniel Irom le raconte: «Après un long trajet, après n'avoir pas dormi depuis plusieurs jours en raison de trop fortes doses de stéroïdes, souffrant terriblement de plaies a la bouche et à la gorge dues à la radiothérapie et tout en recevant une transfusion sanguine d'urgence, Larry se tourna vers moi avec un sourire qui semblait venir du ciel et dit: «Je suis tellement heureux."

Comment pouvait-il être heureux?

Larry et Jen, à l'apogée de leur carrière due au succès de Yahoo, avaient un superbe appartement à Manhattan, un SUV, de nombreux amis DINK [Double Income No Kids] (double salaire sans enfants) et deux chiens. C’est alors qu’ils commencèrent à s'intéresser à leur héritage juif. En 2004, ils partirent à Jérusalem pour un congé sabbatique de six mois dans le but d’étudier le judaïsme.

Larry tomba tout simplement amoureux du judaïsme. Avec son charisme et sa personnalité passionnée, il commença à partager son enthousiasme avec tous ceux qu'il rencontrait. 
Tout en continuant à profiter des plaisirs du monde physique, il les infusait d’une grande prise de conscience spirituelle et d'une grande appréciation. "Plus d'une fois, raconte Gabi Leventhal, je m’apprêtais à profiter d'un vin, d’un whisky et d’un délicieux repas avec Larry, et avant que nous commencions à manger, 
Larry avait redirigé tout le monde et parlé de toutes les bontés que Dieu a faites pour lui et pour toutes les personnes présentes. "Il savait transformer le plaisir de manger en un sublime état de gratitude ".

Eric Rayburn, un ancien de Manhattan, raconte une conversation qu'il avait eue avec Larry au cours de la période où il ressentait une grande difficulté à s'adapter à la norme Spartiate de la vie à Jérusalem, alors qu’il étudiait à Aish HaTorah. Larry lui dit: «Jérusalem! C'est le Wall Street du judaïsme. Savez-vous combien de personnes aimeraient échanger leur place avec vous? "

"Mais, Larry," proteste Eric, «Je vis dans une chambre sans fenêtre et elle est plus petite que la deuxième salle de bains de la maison ou j’avais l'habitude de vivre!"
"La clé est d'apprécier ce que vous avez, Chaque seconde est un précieux cadeau valant des millions de dollars».
Larry, d'un ton de gestionnaire d'entreprise, lui répondit : "Je comprends, mais vous êtes tellement chanceux que le Tout-Puissant ait investi son temps en vous pour vous apprendre à apprécier davantage avec moins. "

«Pour apprécier davantage avec moins». Cette phrase est devenue le leitmotiv de Larry, son approche à la vie. Un mois avant sa mort, il a affiché ce blog sur son site Internet:

Lutter contre la leucémie, pour moi, c’est comme devenir adulte. Je me sens comme si j’étais passé de l’état d’enfant gâté à l’état d’un adulte d'âge mûr au cours de ce processus de 16 mois. J'ai une joie de vivre Je n'ai jamais eue avant!

Cette joie de vivre est indescriptible. Comment puis-je expliquer le fait d’être capable de voir la main de Dieu en toute chose? Je vis dans un monde où tout est perfection.

La clé est d'apprécier ce que vous avez .... Chaque seconde est un précieux cadeau valant plusieurs millions de dollars.

Souccot et le bonheur

Souccot est la fête du «retour aux valeurs fondamentales." Pendant sept jours (huit en diaspora), nous sortons de notre confortable maison pour aller nous installer dans une fragile soucca. Nous laissons derrière nous le chauffage central, les meubles, le matelas orthopédique, l'éclairage encastré, les tapis, le plancher de bois, le lecteur de DVD, le téléviseur à écran plat, et, comment pouvez-vous être si gâté?- Le toit imperméable a la pluie. Pourtant, c'est Le jour de fête où nous avons une mitsva d'être particulièrement heureux! Mais de quoi exactement sommes-nous censés être heureux?

Dans le calendrier juif, Souccot se passe cinq jours après Yom Kippour. A Yom Kippour, le jour où le destin de chaque personne est scellé pour l'année, nous prions et plaidons pour notre vie. Bien sûr, nous prions aussi pour une bonne santé, des moyens de subsistance, le mariage, les enfants, un nouvel emploi, et tout ce que nous apprécions, mais la plupart du temps, nous prions pour notre vie.

Puis nous sommes là, cinq jours plus tard, dans notre étroite soucca, sans fioritures. Nous n'avons pas notre confort habituel ou même nos plaisirs technologiques, mais nous avons la vie. Nous n'avons aucune garantie que nous serons en vie quelques mois ou même quelques jours-à partir de maintenant. Mais en ce moment, assis sur une chaise pliante dans la soucca, nous avons la vie, l'accomplissement de notre désir. Bien sûr, que nous devrions nous en réjouir !

Nous entretenons également des relations. Personne ne construit une Soucca pour une seule personne. Nous nous asseyons dans la soucca avec la famille - les parents, frères et sœurs / conjoint / enfants. Si Larry Melzer pourrait qualifier sur son lit de mort, son Shabbat comme étant "génial" tout simplement parce que sa femme était avec lui, comment peut-on ne pas apprécier le plus grand rapport à la vie: la relation? La présence d'un être cher transforme une maison en foyer et une soucca en sanctuaire.

Il y a un ingrédient de plus qui s’ajoute à la joie de Souccot. A Yom Kippour, nous sommes purifiés de toute la culpabilité qui nous a entachés tout au long de l'année. Nous émergeons de Yom Kippour purs et parfaitement préparés pour la proximité à Dieu que la soucca nous offre.

Une formule simple: apprécier la vie, les relations avec les autres et la proximité de Dieu. Cela fait beaucoup pour être heureux.

Mot de la fin de Larry

Pour tous les deux Larry et Jen, le fait qu'il allait mourir n'était pas une excuse pour cesser de vivre. À un moment donné, après dix séances de chimio, Larry était en rémission. Il semblait bien qu'il allait s’en sortir, après tout. Puis son médecin à Haïfa annonça à Larry qu'elle était à 95% sûre qu'il n'était plus en rémission. Larry téléphona à Jen pour lui annoncer la nouvelle. "Jenny, le médecin dit que j’ai rechuté."

Jen, dévastée mais toujours encourageante, répondit: «Ça va bien se passer."

En sanglotant, Larry continua: «Le médecin voudrait te parler du moment où je vais redémarrer la chimio. Elle dit que je dois la redémarrer demain. "Larry fit une pause, réfléchit, et dit gaiement:« Mais ce soir, nous allons passer une soirée romantique. Sortons dîner. "
C'est une bonne idée, » répondit-elle avec enthousiasme. "Nous avons besoin de passer de bons moments, ne t’inquiète pas."
Il m'a laissé avec un grand sac de foi en di eu. Voilà comment une jeune veuve avec quatre enfants peut affronter le monde avec un sourire sincère.
"Larry avait une foi sans bornes," rappelle Jen. "Le jour où il a obtenu le diagnostic initial, quand on lui a annoncé qu'il ne lui restait que quelques jours à vivre, Larry m'a dit : « Toutes les nouvelles sont des bonnes nouvelles. "Il voulait dire que tout vient de Dieu et donc que tout est pour le bien. C'est ce qu'il m'a laissé, un grand sac de foi en dieu. Et c'est grâce à cela qu’une jeune veuve avec quatre enfants peut affronter le monde avec un vrai sourire sincère. "

A la fin, avant de perdre la bataille contre la pneumonie virale, les médecins de Larry avaient décidé de provoquer un coma. À ce moment-là, Jen venait de passer cinq jours entiers au chevet de son mari, en ayant fait le tour du cadran. Larry lui prit la main, la regarda dans les yeux, et dans un souffle haletant, lui dit : «Je te remercie."

"Il était clair pour moi," Jen se rappelle, «que Larry voulait me remercier de tout ce que j'avais fait pour lui au cours des 17 derniers mois, pour obtenir ses médicaments et pour lui donner à manger. 
Il voulait me remercier d’avoir été son infirmière personnelle, d’avoir pris soin des enfants à moi toute seule, d’avoir payé les factures, les achats de nourriture, et d’avoir gardé la famille à flot. Il savait que sa fin était proche, alors il n'a voulu laisser aucun non-dit. Il m'a remercié. Il voulait dire : Je t'aime; tu as tout fait exactement comme il le fallait ».
Larry ne connaissait qu'une seule façon de dire adieu: Je te remercie.

Ce Souccot, nous allons acquérir l’application la plus importante de la vie - l'appréciation, la reconnaissance.

Jen Melzer, la veuve de Larry, est disponible pour parler à des groupes de femmes, de son livre : Ma vie après la mort avec joie»
Contacter: jenmelzer@gmail.com

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