mardi 31 janvier 2012

2 Halakhot Mardi 31 janvier 2012 7 chvat 5772....

Halakha 1 Lois sur Tou Bichvat Le “Tou” de Toubichvat : signifie 15 en hébreu, les lettres sont utilisées comme des valeurs numériques, en fonction de sa place dans l’alphabet (Alef est 1, Bet est 2, Youd est 10, Youd-Alef est 11, etc…). Selon cette méthode, 15 s’écrit “Teit-Vav” (9+6); cela se prononce “Tou”. En conséquence, Tou signifie le quinzième jour de Chvat. Halakha 2 La combinaison de 9+6 fut choisie pour représenter le 15, et non la combinaison telle que 10+5 (Youd-Keh) parce que la tradition interdit d’écrire ou de prononcer le Tétragramme (le nom sacré de D-ieu, composé des quatre lettres Youd, keh, Vav, ke). La combinaison Youd-Keh est, par conséquent, interdite. APHORISMES DE NOS SAGES Tache de faire le bien sans chercher de récompense, fuis le mal sans avoir la crainte du châtiment. Hiloula Rabbi Moché Abensour Rabbi Moché Ouizgan Rabbi Yossef Aouazaoui Rabbi Chalom Chlomo Schneerson Rabbi Chmouel Abouhassera

Leonard Cohen, le vieux sage....


Old Ideas, qui vient de paraître, aborde des thèmes chers à l'artiste canadien: l'amour, la mort,  la croyance.

Nul n'espérait plus revoir Leonard Cohen sur scène avant que sa banqueroute ne l'oblige à repartir sur les routes du monde entier. Les concerts que le grand homme a donnés de 2008 à 2010 furent comme autant de miracles: à 75 ans, le Canadien habitait son répertoire avec une grâce et une élégance telles qu'il est peu courant d'en voir. L'album  qui paraît aujourd'hui constitue le second volet de cette résurrection artistique. Intitulé semi ironiquement Old Ideas, il creuse en effet les thèmes abordés depuis toujours par l'auteur, d'abord dans sa poésie, puis dans  ses chansons: l'amour, la mort,  la croyance.

Ceux-ci semblent pourtant hantés d'une plus grande intensité encore que dans  ses précédentes chansons. Déjà connu pour sa gravité, le timbre du septuagénaire s'est paré  de basses encore plus profondes, dans une scansion désormais  plus parlée que chantée.  En contrepoint, un chœur  de femmes continue de donner  la réplique aux réflexions  de l'homme. Musicalement,  après des années de productions synthétiques froides et désincarnées, les instruments acoustiques opèrent un retour bienvenu. Sans doute la longue expérience de la tournée a-t-elle fait renaître chez Cohen le goût pour les guitares à cordes Nylon, l'orgue Hammond, le violon  et les cuivres. Plusieurs réalisateurs se sont partagé le travail sur ce disque, notamment Patrick Leonard, ancien collaborateur et compositeur de Madonna. En conférant à l'album des sonorités organiques, ceux-ci permettent à Leonard Cohen  de signer son album le plus intemporel depuis bien longtemps.

C'est aussi la première fois  que Leonard Cohen emploie  la structure harmonique du blues sur plusieurs de ses compositions. Darkness, au texte très cohenien, est à cet égard une des plus belles réussites du disque. Banjo, aux allures de fanfare de La Nouvelle-Orléans version désossée constitue un autre sommet de cette belle collection de chansons, sans doute la plus satisfaisante publiée par cet artiste hors du commun depuis The Future, il y a près de vingt ans. Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, il semblerait que Leonard Cohen arpente bientôt les scènes  à nouveau…

Leonard Cohen, Old Ideas (Columbia/Sony Music).

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Aliments frits : oui, si l'on choisit bien son huile....


Par figaro icon Martine Perez, - le 30/01/2012
Les amateurs de fritures n'ont pas plus de problèmes cardiaques dès lors qu'ils privilégient l'huile d'olive ou de tournesol.
Manger des aliments frits pourrait ne pas être si mauvais que cela pour la santé, à condition d'utiliser de l'huile d'olive ou de tournesol. Certes, les pommes de terre ou le poisson frits sont particulièrement caloriques car l'aliment ainsi cuit absorbe la graisse de l'huile. Par ailleurs, ces produits gras pourraient aussi, selon les experts, augmenter le taux de cholestérol, facteur de risque pour le cœur.
Pour savoir si l'on pouvait encore frire son poisson sans risque, les chercheurs de l'Université autonome de Madrid ont surveillé par le menu l'alimentation de 48.000 adultes pendant onze ans. Au départ, aucun d'entre eux n'avait eu de problème cardiaque. Onze ans plus tard, 606 attaques cardiaques et 1134 décès étaient recensés. L'examen précis de la manière de cuisiner n'a pas montré de différence dans la quantité d'aliments frits entre les personnes sans problèmes cardiaques et les malades.
Selon les auteurs, qui publient leurs résultats dans le British Medical Journal, le fait d'utiliser de l'huile d'olive, le plus souvent en Espagne, et parfois de tournesol pourrait expliquer l'absence de lien entre friture et crises cardiaques. Victoria Taylor (Fondation anglaise pour le cœur), citée par la BBC, rappelle aux sujets de Sa Gracieuse Majesté que le fish and chips made in England est souvent frit dans de l'huile de palme, ou d'autres graisses animales, non ­recommandées pour le cœur. Les ­Espagnols, eux, sont toujours à l'heure du régime méditerranéen.
EN SAVOIR PLUS:

Un juif peut-il voter François Hollande, dont la porte-parole arbore le keffieh palestinien ?


Les élections présidentielles prennent, chaque jour un plus, un côte défilé de spectres et réunion de groupies de sauveur suprème. Je l’ai déjà écrit : Le meeting de masses militantes, (15000 venus de toute la France soutenir François Hollande) m’a laissé une impression de déjà vu. Mais ne vous méprenez pas, lorsque je dis « déjà vu », je ne pense pas ici à un simple « remake » ou à une paraphrase des discours publics de la victime de l’attentat de l’avenue de l’observatoire*1. Je pense à ceux de nos discoureurs d’avant-guerre, à ceux qui pourfendaient la « ploutocratie et la juiverie qui la manipulait ».
François Hollande l’a bien senti, qui nous a expliqué ce matin : « Qu’il n’était pas contre la finance, parce que la finance on en a besoin, mais contre la mauvaise finance ». Bien loin de corriger le côté dénonciation d’un ennemi invisible, de son discours, – propos imprudent qui pouvait laisser à penser qu’il parlait en réalité de cet ennemi sans visage, le « capital apatride juif » ; qu’il promettait d’en découdre avec cet adversaire oeuvrant dans l’ombre ; qu’il allait terrasser cet ennemi du genre humain qui tire les ficelles de tout et ne prend son visage réel d’humain malfaisant que derrière les pages du « protocole des sage de Sion »-, la mise au point a accentué ce qui n’était pas une ambiguité, mais le fond d’une politique du PS/Hollande ; politique qui s’incarne, avec une aveuglante netteté, dans le choix de Védrine, comme futur ministre des affaires étrangères.

La préparation des élections est aussi prétexte à une campagne de dénonciation et d’intimidation...
C’est ainsi qu’on assiste à une opération de dénonciation de « l’imposture de ces mauvais Juifs qui voudraient voter pour l’infréquentable Marine Le Pen », contre laquelle tous les coups seraient permis, mêmes les violences physiques, pour lui interdire de présenter ce qu’elle propose aux citoyens.
Les effets de muscles, les cris de l’UEJF à Dauphine seraient de la légitime défense
Elle serait l’ennemi de la liberté et du Juif. Elle serait celle contre laquelle on serait en droit de retirer les libertés politiques de base, tel que le simple droit de tenir des réunions électorales ou pré-électorales.

Comment un Juif peut-il voter Marine Le Pen ? demande un censeur. Je laisserai les Juifs, dont ce serait l’intention, répondre eux-mêmes à cette question
Je dirai que, pour ce qui me concerne : j’en suis revenu à me poser la question, que se posaient déjà nos anciens vivant avant-guerre, quand un événement d’une certaine importance se produisait : Est-ce que c’est bon pour nous autres Juifs ? Z’iz guit far yd’n ?
Hollande, Joly, Poutou, Mélenchon, Bayrou, Le Pen, Dupont-Aignan, est-ce que c’est bon pour nous, les Juif ?
Prenons dans l’ordre. Pour ce qui concerne François Hollande, ce matin, l’ex capitaine de pédalo, aspirant à devenir grand amiral, nous a donné une première réponse à cette question traditionnelle. Parlant devant la caméra de BFM-TV, l’ex chef du PS -comme il s’est lui-même qualifié- a voulu rectifier l’impression laissée par son grand meeting : Non messieurs et mesdames, il n’est pas contre la finance. Dailleurs la finance, mesdames et messieurs, on en a besoin… Cela c’est ce qu’il nous a dit. Et il y a ce qu’il ne nous a pas dit ce matin, mais qu’il nous a laissé voir ou deviner. Il y avait à lire entre les mots et entre les images, ce matin. Et qu’ai-je lu entre les mots et les images, en regardant cette mise au point ?
Que nous a dit ou montré cet homme, sur de lui, l’autre soir à la TV, jusqu’à ce qu’Alain Juppé ne l’ai déstabilisé ?

Ce que j’ai lu, entre les lignes et les images, vous avez tous pu le voir : François Hollande s’est choisi pour porte-parole Najat, une charmante jeune femme « issue de la diversité ».
Ce matin, que nous a dit le charmant porte-parole ?
Avec des mots, rien, mais avec son image séduisante, beaucoup de choses. Son message a pris l’aspect d’un manifeste signe vestimentaire. La belle Najat a choisi d’être aux côtés de son candidat, devant les caméras, avec, négligemment noué autour de son cou gracile, un keffieh palestinien. D’aucun n’y verront peut-être qu’un vêtement comme un autre, rien de plus. Ils nous diront : Najat n’a pas eu le temps de choisir sa tenue, pour venir devant les caméras. Le keffieh palestinien s’est trouvé là, par hasard, et sa main l’a machinalement saisi… voila, rien de plus. Vous croyez ça, vous ? Pour ma part, je ne ferai pas cette lecture, sachant qu’il s’agissait, pour l’ex capitaine de pédalo, de préciser les points essentiels de son discours, ceux ayant provoqué des interrogations. François Hollande a voulu rassurer les marchés : Non, il n’est pas leur ennemi. Oui, pour lui, la finance, c’est le sang de l’économie mondialisée. 

Oui, elle s’impose, comme une incontournable réalité. Hollande a tenu à lever les craintes des « marchés » concernant sa volonté de combattre « ce qui ne se présente pas devant les électeurs », « ce qui détient le pouvoir sans avoir à être élu ».
Par contre, la mise au point a signifié aussi qui sont ses amis ou ses alliés
Le cou délicat de la belle Najat à servi de mur, pour placarder un dazibao affirmant un choix stratégique de François Hollande. Le keffieh, porté ici, vient pourtant de prendre tout son sens violent, génocidaire, un sens que François Hollande et la belle Najat ne peuvent ignorer, depuis le dernier discours d’un dignitaire religieux musulman et palestinien de premier plan. Il s’agit du tout récent discours du Mufti de Jérusalem, nommé par Arafat. Ce dernier s’est exprimé, sans réserve aucune, en plaçant ses pas dans ceux inscrits dans les événements et les choix des années 1929-1945*2, par son devancier, l’illustre grand-père de Laila Shahid, l’ami personnel d’ Adolphe Hitler, l’imam Husseini.

L’actuel mufti dira en effet aux cadres du Fatah et à leurs sympathisants, réunis pour l’anniversaire de l’organisation d’Arafat et de Mahmoud Abbas, pourquoi la paix n’était pas possible entre Palestiniens arabes et musumans et Israéliens juifs.

Pourquoi la paix ne serait-elle pas possible entre israéliens juifs et arabes palestiniens ?
La paix ne serait pas possible : parce que la Palestine, telle que conçue et présentée devant les Nations-Unies, devra être un Etat « arabo-musulman »*3. La paix, la paix définitive ne serait pas possible parce que, -rappelera le successeur du mufti Husseini-, le « haddith authentique » repertorié par Al Boukhari et quelques autres savants de l’islam, donne cet avertissement : Les temps du triomphe de l’islam ne viendront que quand les musulmans tueront tous les Juifs. Ils ne viendront que lorsque « l’arbre et la pierre derrière lequel le Juif se cachera, dira au musulman, viens derrière moi, un Juif s’y cache, tues-le ! »

Le capitaine de pédalo se verrait-il en capitaine d’une France devenue un vaste radeau de la méduse ?
Le capitaine en chef du PS choisit-il de se placer sous les auspices d’un symbole politique qui vient de rappeler quel est son sens profond : être un chiffon sanglant ; être un appel impératif à exterminer les Juifs, parce qu’un dogme religieux qui ne se discute pas, -parce qu’il serait parole de Dieu-, le dicterait définitivement aux musulmans.
La belle Najat, porte-parole officiel de François Hollande, avait-elle songé à cela, ou est-elle simplement et seulement une coquette étourdie ?
Son idole, l’aspirant amiral, en avait-il conscience ? N’aurait-il rien vu ? Est-il lui aussi un simple étourdit ? Me posant ces questions, je veux aussi les poser, publiquement, à ceux de nos Juifs qui donnent des formelles et impératives consignes de vote, pour le 20 avril et le 6 mai prochains : un Juif peut-il voter François Hollande-Najat, sans accepter une politique qui dénie à Israël son simple droit d’exister ? Leurs réponses nous éclaireront utilement.
Alain Rubin Riposte Laïc

*1 François Mitterrand, -le futur « monsieur x », lancé par l’hebdomadaire proche des fondateurs du PSU, le « nouvel observateur », et par Gaston Deferre, pour donner un objectif gouvernemental à la FGDS (la fédération de la gauche démocrate et socialiste, sorte de lâche fédération politique constituée entre le parti socialiste SFIO et différents petits groupes issus de la longue dégringolade du vieux parti radical et des différentes écoles du « socialisme chrétien » qui n’étaient pas entrés dans le PSU, et le groupe mendésiste de la Convention des Institutions Républicaine/CIR)- se trouvera au centre d’une polémique politique.

En 1959, quelques coups de feu furent tirés sur la voiture à l’arrêt, laissée porte ouverte, du futur Président de la « rupture avec le capitalisme », qui s’était jeté à plat ventre, derrière des buissons bordant l’avenue. Mitterrand avait-il été piégé, comme il le dira plusieurs années plus tard, ou avait-il effectivement monté un faux attentat, dont il était la fausse victime ?

*2 Après 1945, le mufti Husseini ne pourra plus agir dans ce sens. L’écrasement du nazisme le contraindra à se cacher. Capturé, puis condamné à mort pour sa participation active aux crimes nazis, le mufti Husseini dû son salut à la complicité de certains cercles français, qui organiseront sa fuite.

Le relais du mufti fut activement pris par Les Frères musulmans. Ces derniers lanceront un appel à la « guerre sainte », pour « exterminer les Juifs jusqu’au dernier », immédiatement après le vote de l’Assemblée générale des Nations-Unies qui venait de décider de partager en deux Etats la partie occidentale de l’ancienne Judée non incorporée dans le royaume hachémite.
Les Frères musulmans n’acceptaient pas : que les musulmans vivent en paix aux côtés de Juifs non réduits à l’état de dhimmi. Au nom du dogme et du pacte d’Omar : ils dénoncaient l’idée que des inférieurs institutionnels, -définitivement inférieurs pour motifs de dogmes religieux-, puissent vivre libres et souverains sur une terre conquise par le sabre islamique. Ils n’accepteront donc pas, et n’acceptent toujours pas qu’il y ait un deux Etats communs, l’un avec une majorité de Juifs et une minorité (une grosse minorité) d’Arabes, et l’autre avec une grosse majorité d’Arabes et une petite minorité de Juifs. Jérusalem, tout Jérusalem, la juive et l’arabe, étant un lieu commun placé sous contrôle international.

Pour résoudre leur équation politico-religieuse, pour les Frères musulmans comme le mufti Husseini, et comme l’actuel mufti de Jérusalem et chef spirituel du Fatah, une solution, et une seule : l’extermination des Juifs ! C’est cela que représente le keffieh palestinien comme symbole politique. La belle Najat ne le savait-elle pas ?


*3 Le peuple palestinien, celui ne comprenant pas les « palestiniens » de toujours, à savoir les Juifs descendant des tribus hébraïques, est formé : d’arabes musulmans, des descendant des conquérants du début du 7ème siècle, de bédouins islamisés, (des autochtones, dont certains se revendiquent d’ascendances hébraïques et juives, certains de leurs clans, situés au sud de Hébron, revenant actuellement vers leurs origines et rejetant l’islam), d’Arméniens, de Circassiens, d’Albanais, de Turcs, de Grecs, les uns et les autres témoignant de l’humanité diversifiée du territoire de l’époque du califat ottoman.
Quant aux « arabes », les uns, la majorité, sont musulmans et d’autres chrétiens. Ces derniers subissent des pressions multiples, des vexations, des violences dans les villes et les bourgades chrétiennes. Affirmer la future Palestine, basée sur le territoire des monts de Judée, comme étant un Etat « arabe musulman », signifie établir tous les Palestiniens non arabes et non musulmans comme étant soit non-palestinien, soit comme des Palestiniens de second ordre, comme étant des dhimmis.

On voit que la belle Najat, n’est soit qu’une charmante étourdie, affichant imprudemment des préférences personnelles, soit affirme, sans ambiguité ni réserve, un choix stratégique pro-génocidaire de François Hollande.

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CABINET DE FRANÇOIS HOLLANDE


Chef de cabinet : Faouzi LAMDAOUI
Conseiller : Daniel CADOUX, Mehdi OURAOUI
Coordinatrice Cabinet : Yakobina MAKANDA
Coordinatrice Cabinet : Samia AIT ARKOUB
Assistant : Frédéric MONTEIL
Chargés du courrier : Thierry LAJOIE, Jean-Christophe TOULON
Collaborateur : Romain LAGARDE

DIRECTION DE CAMPAGNE


Directeur de campagne : Pierre MOSCOVICI
Responsable de l’organisation : Stéphane LE FOLL
Secrétaire général : Nacer MEDDAH
Secrétaire générale adjointe : Chantal JOURDAN
Chargés de mission : Cédric O, Safia OTOKORE, Isabelle SIMA
Conseillers : Laurent BAUMEL, Alain BERGOUNIOUX, Malek BOUTIH, Jean-François DEBAT, André MARTINEZ, Dominique VILLEMOT
Délégués généraux : Thierry COURSIN, Marc MANCEL, Constance RIVIERE

NDLR - Cet article est à verser au débat qui agite la Communauté, face au choix qui s’annonce difficile. Qu’est-ce qui est bon pour les juifs ? Le PS dont des dizaines d’élus, maires, députés et sénateurs font dans l’antisionisme nouveau visage de l’antisémitisme, avec un probable Védrine aux commandes du Quai d’Orsay promoteur de motions anti-israélienne cherchant à tout prix la condamnation d’Israël, est-il la solution de ce choix ?.
Quand Hollande déclare à la délégation du CRIF que c’est au PS qu’il y a le plus d’amis d’Israël, il semble qu’il n’y ait personne pour lui dire que c’est un mensonge. Dans l’appel au boycott d’Israël dont JForum avait détaillé la liste environ 30% des signataires étaient des Socialistes, 30% des Verts, 30% des Communistes, 8% des partis d’extrême gauche et seulement 2% de l’UMP.
Avec qui va gouverner M. Hollande avec l’UMP ? Ou avec le PS, les Verts, et les Communistes !
Bien évidemment il est hors de question de voter pour le FN dont la Présidente se déshonore par sa présence au bal des nostalgiques du IIIÈME Reich à Vienne en pleine commémoration de la Libération des Camps de la mort... Il reste un Bayrou, ou un Sarkozy. Malheureusement, ce dernier après de belles promesses s’est vite soumis à l’influence d’Alain Jupé et a trahi ses engagements. Ceux-là comme d’autres au demeurant. Il fera, tout pour reconquérir le temps d’une Campagne le vote Juif et utilisera le dîner du CRIF pour cela. Quant aux socialistes absents l’an dernier à cette manifestation, ils se feront violence cette année, élections obligent.
On peut nous dire de belles phrases bien senties, mais cela changera-t-il quelque chose ? Avons-nous vraiment le choix ?
L’engagement des juifs dans la politique n’est plus ce qu’il était. Il ne reste que des vieux briscards fatigués, quand ils ne sont pas totalement discrédités. Nous avons laissé la place à d’autres. Le ciel nous aidera, c’est ce que certains nous disent. Ils oublient de tout dire : aides toi, et le Ciel t’aidera.


JE T’AIME POUR CE QUE TU ES…


La conscience morale et l’intégrité sont des vertus émérites, je dirais altruistes car l’être est jugé comme un impératif moral et un idéal en soi.
L’adage de Rabbi Akiba est proverbial: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même », de son côté Hillel déclare: «Ce que tu n’aimes pas que l’on te fasse, ne le fais pas à autrui», rajoutons sans hésitation aucune: «Parce qu’il est comme toi-même!»
Désirer collaborer sincèrement au Projet divin de l’homme, c’est avant tout être apte à me délivrer de mon égo, à laisser vacant un espace à l’autre, car si je suis prisonnier de mon Moi, me rapprocher de D.ieu deviendrait très vite irréalisable. Exclure mon amour-propre et arriver à aimer mon prochain n’est certes guère aisé à mettre en pratique, mais réussir à franchir ce cap, me permet enfin de caresser le sentiment d’amour de D.ieu.
Cela nécessite incontestablement beaucoup de patience, de pertinence et d’opiniâtreté, il s’agit là d’un attribut qu’il faut entreprendre dès la plus tendre enfance, lui permettre un plein essor et une croissance perpétuelle, atteindre une dimension de l’amour où le bonheur d’autrui me contente et m’enchante.
On accède fréquemment à cette étape vers la fin de l’adolescence, aux prémices de la maturité intellectuelle, là où subitement dans ce moment opportun on nous autorise, en quelque sorte, à percevoir «l’âme sœur», à concevoir à ses cotés un foyer où s’écrirait, page après page, l’histoire d’un amour pour autrui, qu’il soit homme ou qu’il soit D.ieu.
Il n’est certes pas fortuit qu’Hillel emploie un énoncé négatif pour expliquer à un prétendant à la conversion le condensé même de la Torah. Si notre éminent Maître a voulu synthétiser de cette manière la totalité des faits et gestes à même d’être préjudiciables pour le prochain, c’est aussi afin de mieux traduire leurs pleines expressions dans l’équilibre collectif de la société.
Nous voyons ici que la formulation négative employée par Hillel ne vient pas exclure les devoirs d’amour positifs envers autrui: elle vient seulement expliquer l’étendue et la gravité de nos responsabilités face à notre prochain et face à la communauté. Sans vouloir donner une réponse exhaustive à la question posée, ce grand Sage s’applique uniquement à nous indiquer la bonne direction à prendre.
L’idéal suprême est la survie de la communauté humaine, comme le mentionne toujours les Maximes de Nos Pères«Prie pour la survie du royaume, car sans sa crainte salutaire, les gens se dévoreraient les uns les autres» (II, 2).
Ce propos obtiendraient certainement l’assentiment des philosophes Bacon etHobbes qui récupérèrent la pensée de Plaute : «Homo homini lupus – l’homme est un loup pour l’homme».
L’existence humaine est agitée par une perpétuelle inimitié de l’homme à l’égard de ses frères, ces penseurs nous invitent donc au lâcher prise et l’abandon de cette hostilité empêcheuse de vivre une existence morale vis-à-vis d’autrui. Leur argumentation demeurera purement fonctionnelle et intéressée.
Cette cupide moralité servirait d’arrière plan au célèbre «contrat social» préconisé par le philosophe Rousseau, où selon lui, l’Etat n’aurait d’autre fonction que celle d’une société d’assurances à l’échelle de la collectivité. Elle exigerait bien entendu d’inévitables renoncements au profit d’autrui, mais tout cela afin de pouvoir également profiter des autres prestations.
Selon cette théorie, l’altruisme ne serait qu’un égoïsme intelligent, la conscience morale, l’intégrité, l’amour et l’amitié envers autrui n’auraient d’autre finalité que de se faire du bien à soi-même et non point le bien pour notre prochain.
Notre opinion s’associe aux intentions du philosophe Emmanuel Kant, qui contestait violemment la moralité fonctionnelle recommandée par Hobbes, et estimait que cette mentalité ne pouvait être sincèrement confondue au bien par excellence. Certes, tout cela n’est pas vain, mais ne peut prouver la perfection, car selon Kant il faut faire le bien pour le bien.
Les rapports humains sont aussi difficiles que l’existence elle-même, ils sollicitent une réaction conforme à soi même, ils somment ce dernier à demeurer lui-même, tout en y découvrant la force de générer ce que tout rapport exige.
Nous ne traitons pas ici de question intellectuelle, mais d’une mise à feu de l’affectivité. C’est sur ce terrain là que nous sommes le plus fragile et aussi le plus solide, le cœur est faible parce que par essence il ne peut que légèrement se tester lui-même dans l’offrande du sentiment.
Le sentiment est le verbe de l’âme, leur prêter l’oreille c’est être à l’écoute de son essence.
Quelle douleur de ne pas pouvoir ouïr le dire de cette âme, de poursuivre nos esprits asservis, d’entretenir la construction de nos mirages pour essayer d’intégrer de force une réalité dans un contenant qui jamais ne l’admettra.
Mon prochain n’est ni ce que je me représente, ni ce que je désire et il n’est pas arrivé là, d’aussi loin qu’il soit à la surface de mon petit monde, uniquement pour m’assister. Il est libre et je dois lui offrir sa liberté d’être ce qu’il est afin que je sache approcher avec lui la plénitude de la relation.
L’amour n’ôte pas la liberté, il l’accorde, aimer c’est célébrer la liberté de mon prochain.
L’énigme est justement là, lorsque nous offrons de l’amour sans rien espérer en retour, le voici soudain qui nous aborde à pas de velours.
Entrevoir la flamme divine briller en chaque individu provoque naturellement mon être à s’ouvrir et à se déployer à la rencontre de mon prochain.
Le Maharal de Prague, dans son ouvrage Nétivot ‘Olam, écrit: «Si vous aimez D.ieu et que vous n’aimez pas Ses créatures, cela signifie en fait que vous n’aimez pas D.ieu: nous devons toujours nous rappeler que la lumière divine et le souffle divin inondent Ses créatures.»
Ben Azay objectait à son beau père qu’il se trouvait un principe plus grand encore que celui qu’il prônait: «L’Homme a été créé à l’image de D.ieu.» si le fondement de notre amour pour l’Eternel s’avérait authentique alors nous devrions par conséquence aimer l’homme.
Kant lui-même, homme pieux, souhaita composer une morale sans D.ieu, mais le philosophe Schopenhauer raconte, concernant ce genre d’idéal, l’histoire d’un homme qui, arrivé à un bal masqué, entra en grande conversation avec une femme dont il n’apercevait pas le visage. Contrairement à son épouse, celle-ci le passionnait par ses sages paroles, ce n’est qu’à minuit, lorsque les masques tombèrent, que cet homme eu la surprise de constater qu’il avait passé la soirée à converser avec sa femme.
La leçon de Schopenhauer accuse la doctrine de la «rationalité morale». Selon lui, le philosophe Kant s’était affublé d’un voile sous lequel se dissimulait la foi en D.ieu, en clair, l’athée aimant son prochain est un fidèle qui se méconnait, c’est un homme qui, sans se douter, reste sensible au divin.
Il ne parvient tout simplement pas à assimiler le vocable religieux, mais la passion de ses sources subsiste sincèrement, il demeure épris de son Créateur, et ce sentiment s’exprime au travers de ses rencontres avec autrui.
La moralité doit être unanime, elle doit pouvoir concerner l’ensemble de l’Humanité, il s’agit bien ici d’un argument essentiel pour décrire la conscience morale des hommes. Aussi doivent-ils se considérer comme les codificateurs planétaires et examiner leurs comportements selon cet indice, car dans l’éventualité où ces derniers ne sauraient être universellement approuvés, c’est qu’ils seraient bel et bien corrompus.
L’amour authentique est l’amour de tous, celui des justes et aussi, mais cela est plus pénible, des détestables. Dans la proverbiale leçon de Hillel cela transparaît très nettement: «Tu dois être des disciples d’Aaron, qui aime la paix et poursuit la paix, qui aime les humains et qui les rapproche de la Torah».
De quels humains parlons-nous?
Il ne s’agit certes pas des Justes déjà fidèles à la Torah, et n’exigeant nullement qu’on les connecte au besoin de la foi mais bien de ceux qui requièrent notre amour malgré leur séparation d’avec la Torah.
N’imaginez surtout pas que nos sentiments puissent être intéressés. Il n’est pas question ici d’aimer les Humains afin de les amener au repentir et à une pratique fonctionnelle des lois de la Torah, mais seulement d’apprendre à les aimer.
C’est par amour que les êtres se rapprochent, lui, qui annonce le message émis par laTorah et il est manifeste que cet amour des créatures concerne l’Humanité tout entière.
Rabbi Haïm Vital de Calabrèse, le réputé élève du Ari, écrit dans son ouvrage, «Les Portiques de la Saintet黫L’amour engage tous les individus y compris les non-juifs».
Dans les «Maximes de Nos Pères»Rabbi Akiba partage avec nous une double leçon:«Il est cher l’homme, qui fut créé à l’image de D.ieu», voila donc une réalité irréversible.
Si un individu se comporte comme un animal farouche, il n’en reste pas moins, dans son principe vital, dans son identité profonde, à l’image de D.ieu et donc inestimable, ce qui ne veut pas dire, libre d’agir à sa guise bien entendu. Le Rabbi continue: «Il est certain que la conscience d’être créé à l’image de D.ieu et le fait d’agir en conséquence, confère à l’homme une valeur supplémentaire». On doit donc différencier deux degrés:
L’amour des êtres en tant qu’êtres créés à l’image de D.ieu
L’amour des êtres en conscience d’être à l’image de D.ieu.
«Chers sont les enfants d’Israël qui sont appelés enfants de D.ieu». La personnalité profonde, perpétuelle et définitive des enfants d’Israël concorde parfaitement avec cette appellation «d’enfants de D.ieu», quel que soit leur conduite ou leur degré d’assimilation.
Incontestablement, «ils sont une valeur ajoutée s’ils reconnaissent qu’ils sont appelés enfants de D.ieu». C’est à dire, selon Rabbi Akiba, plus un Juif se rapproche des valeurs du Père Créateur, plus il fera l’objet d’une tendresse nouvelle.
Aucune contestation possible entre ces deux leçons: l’amour du peuple juif enseigné par Aaron et l’amour des hommes professé par Abraham. Filiation identique de maitres et direction analogue de pédagogies sociales. Chaque nation, chaque race, chaque culture possèdent des propriétés qui lui sont propres, mais il est un dénominateur commun qui dépasse tout particularisme.
De même, le peuple juif est partagé en toutes sortes de factions, clans, tendances, mais ce qui l’unit est infiniment plus grand.
Quand on a totalement oublié l’unité humaine, alors se pose la question de la reconnaissance de la diversité pour la différence.
C’est aussi par réflexe contre les dictatures, que la pensée contemporaine en est venue à accepter que la compréhension d’autrui doive être conçue sur la reconnaissance de la différence.
Confrontés à l’ordinaire avec le danger du racisme, nous sommes devenus très exigeants quant au respect de la différence.
L’autre, l’étranger, a droit de cité parmi nous et il est hors de question de déraper vers un quelconque jugement qui établirait une séparation édifiée sur la couleur de peau, la race, la langue, la culture, les manières de vivre etc.
La différence doit être admise pour ce qu’elle est, acquise comme un fait, de la même façon que nous admettons comme un fait la diversité au sein de la nature. Après tout, dans un bouquet, l’œillet est différent de la rose ou du mimosa.
C’est cette diversité qui offre à l’unité ses ressources, sa prospérité, sa joie et son devenir.
Or, dans la communauté des hommes, il paraît que la diversité crée aussitôt des difficultés, il nous est curieusement pénible de souffrir la différence humaine comme telle. A partir du moment où le concept de l’autre montre son nez dans le langage, l’instinct de dualité est là, l’instinct de divorce devient pointu, et dès lors l’échelle de ce qui est Autre choit très vite dans l’étranger, voire ce qui est assurément l’ennemi, car inaccessible de notre point de vue, de notre idée du même, de notre culture.
La conception et l’entendement de cette unité évidente résultent surtout de la maturité de croissance psychique d’un individu.
Dans la Torah, il n’est point d’homme ou de femme non aimable au sens étymologique du terme, non en mesure d’être aimé.
La Halakha ne distingue pas des êtres qu’il faut aimer et d’autres qu’il ne faut pas aimer. Elle distingue un être aimant et un être non aimant. Un être aimant, c’est un être normal, un être normal de la normalité qui précède la Torah. Point n’est besoin pour aimer les êtres, d’être un Juste ou un Sage.
Aimer les êtres, c’est la Torah sur «un seul pied». Celui qui ne possède pas cette faculté élémentaire, l’être non aimant, est un être en état de décomposition, de ruine du point de vue de la valeur d’être Homme.
Rony Akrich

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