lundi 31 octobre 2011

Lettre ouverte au Président Nicolas Sarkozy ..Par Gil Taieb...



Lettre ouverte au Président Nicolas Sarkozy

Monsieur le Président, Alors qu’Israël est attaqué et que des milliers d’Israéliens subissent les tirs des terroristes de la bande de Gaza, l’UNESCO vient d’accueillir les palestiniens en son sein et reconnait la Palestine. Quelle leçon donnée par le monde !!! La souffrance juive n’intéresse personne !
Les enfants d’Israël sont visés et la France récompense les assassins ! J’ai honte de voir le pays des Droits de l’Homme se soumettre et s’humilier. J’ai honte de voir la république se prosterner devant les terroristes ! Monsieur le Président Nicolas Sarkozy, votre vote d’aujourd’hui n’est en fait que la suite logique de celui que vous vouliez faire à l’ONU. Vous n’avez pas supporté que l’Europe vous désobéisse et ne vous suive lors de vos menaces à Israël. L’Allemagne, l’Italie vous avaient dit NON et cela, vous ne l’avez pas avalé !!! Aujourd’hui, par ce vote à l’UNESCO, vous vous vengez !! Israël est une fois de plus le bouc émissaire des pays frustrés !!! Ce vote est une capitulation et une insulte à tous les démocrates.

Il est une tâche sur les valeurs dont vous vous réclamez. Toutes vos déclarations perdent leur sens à partir du moment où elles sont valables à vos yeux pour tous sauf pour le peuple israélien. Vos discours de fermeté sont vains. Nombreux ont été ceux de la communauté juive qui vous ont fait confiance et trouvaient toujours une bonne excuse à vos déclarations. Aujourd’hui vous nous avez trahis !!! Vous êtes, dites-vous, un ami ! Qu’auriez vous fait si vous ne l’étiez pas ? Nous savons depuis longtemps que dans les rangs de la gauche, il y a un grand nombre d’ennemis d’Israël, aujourd’hui vous leur avez fait plaisir !!!

Dans notre communauté, vous avez vos adeptes et il serait temps qu’ils se réveillent et ouvrent les yeux, non pas pour se jeter dans les bras de la gauche mais pour vous condamner et vous dire leur vérité ! Je salue le courage de celles et ceux qui par fidélité à leur soutien à Israël se sont exprimés en assumant leur divergence avec leur parti mais ils ne font pas légion !!! Aujourd’hui est un jour triste non pas parce que vous avez trahi et voté la reconnaissance d’un état qui falsifie l’histoire et pille le patrimoine juif, mais parce que ce soir encore, des enfants d’Israël risquent d’être attaqués, que leur sommeil sera encore perturbé et que leur traumatisme ne vous émeut pas. Imaginez juste un instant le berceau de votre bébé dans une maison paisible d’Ashdod !!!

Monsieur le Président, nous ne vous comprenons plus ou plutôt nous vous avons compris ! Je me retourne vers le ciel et le prie de nous garder de nos amis car nous savons comment faire avec nos ennemis.

L’UNESCO s’est une fois de plus salie et la France y est pour beaucoup.

GIL TAIEB

ATTENTION AUX PARIS ! Horrible....Histoire vraie !


Un jeu dangereux !

Des amis se retrouvent dans une soirée et ils s'amusent à faire des paris.

Une jeune femme relève le pari d'avaler un têtard, qu'un ami avait ramené d'une excursion dans un marais.

Un jeu dangereux !

Quelques mois plus tard, elle se sentait devenir de plus en plus faible et entendait souvent des bruits bizarres dans son estomac.

Elle consulta un médecin qui lui fit passer une radio.

Un jeu dangereux !

Celle-ci révéla une importante masse dans son estomac.

Craignant une tumeur cancéreuse,
le médecin fit pratiquer une opération
pour extraire cette mystérieuse masse.

Quelle ne fût la stupeur du chirurgien
quand il vit sauter au-dessus de lui
une énorme grenouille !

Un jeu dangereux !

Durant plusieurs mois, elle avait vécu
à l'intérieur du corps de la jeune femme
en s'accaparant la nourriture qu'elle ingurgitait !

ATTENTION AUX PARIS !

Un jeu dangereux !

Histoire de balai et des tomates !



♥ Un chômeur postule pour un poste de technicien de surface chez Microsoft.

Le DRH (directeur des ressources humaines) lui fait passer un entretien, puis un test (balayer le sol), et lui dit: «Tu es engagé; donne-moi ton e-mail et je t’enverrai le formulaire à remplir, ainsi que la date et l’heure auxquelles tu devras te présenter pour commencer ton travail. »

L’homme, désespéré, répond qu’il ne possède pas d’ordinateur, et encore moins d’e-mail. Le DRH lui dit alors qu’il est désolé, mais que s’il n’a pas d’e-mail, cela signifie que virtuellement il n’existe pas et, comme il n’existe pas, il ne peut avoir le job.

L’homme sort, désespéré, sans savoir que faire avec seulement 10 US$ en poche. Alors il décide d’aller au supermarché et d’acheter une caisse de 10 kilos de tomates. Il fait donc du porte à porte pour vendre ses tomates au kilo, et, en moins de deux heures, réussit a doubler son capital. Il répète l’opération encore trois fois et revient chez lui avec 60 US$.

Alors, il réalise qu’il pourrait survivre de cette manière, il part de chez lui tous les jours plus tôt et revient chez lui plus tard et ainsi triple et quadruple son argent chaque jour. Peu de temps après, il achète une charrette, puis l’échange contre un camion et peu de temps après se retrouve avec une petite flotte de véhicules de livraison.

Passé 5 ans, l’homme est propriétaire d’un des plus grands distributeurs alimentaires des Etats Unis. Il pense alors au futur de sa famille, et décide de prendre une assurance vie. Il appelle un assureur, choisit un plan d’assurance et quand la conversation termine, l’assureur lui demande son e-mail pour lui envoyer la proposition. L’homme dit alors qu’il n’a pas d’e-mail.

“Curieux, lui dit l’assureur, vous n’avez pas d’e-mail et vous êtes arrivé à construire cet empire, imaginez ce que vous seriez si vous aviez un e-mail !”

L’homme réfléchit et répond :

- Je serais balayeur chez Microsoft !!

Morale de l’histoire

- Internet ne solutionne pas ta vie

- Si tu n’as pas d’e-mail et que tu travailles beaucoup, tu peux devenir millionnaire.

- Si tu lis ce courriel à cette heure-ci, tu es plus proche d’être balayeur que Millionnaire...

Bonne journée !

PS : Pas la peine de répondre à cet email, je suis partie vendre des tomates !

N'oublions pas l'essentiel !

Ça n’s’invente pas des trucs comme ça ?? + Vidéo...


Ça n’s’invente pas des trucs comme ça ??

Insolite,humour,












Voila pourquoi il pleut en amerique latine et pas au moyen orient !!!!!

Why God Sends Rain To Latin America &
Not To The Middle East
ANY QUESTIONS?

LEH' LEH'A La Parasha en bref par le Beth Habad Guivat Shaul......


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Pour tout rensignements veuillez joindre :Moshe Cattan :moshecattan@gmail.com

La République et les démocraties sont en danger...Par Gil Taïeb



La République et les démocraties sont en danger...Par Gil Taïeb

Hier encore, des missiles s’abattaient sur Ashdod et Ashkelon, les terroristes du Hamas et leurs complices reprenant leurs agressions contre Israël et sa population.
Hier encore, des milliers d’Israéliens ont été victimes de la haine antisémite de ceux que le monde cherche en permanence à réhabiliter.
Hier encore, Israël a été attaqué !

Peu ou pas de condamnations de cet acte barbare.
Les voix, si fortes d’habitude, des indignés sélectifs, sont une fois de plus restées silencieuses lorsque c’est Israël qui est visé !
Une fois de plus les responsables israéliens devront réagir et Tsahal se devra de frapper.
Je vois et j’imagine déjà la réaction honteuse de notre diplomatie qui comme d’habitude condamnera du bout des lèvres l’agression et s’empressera de demander à Israël une réaction » proportionnée « .
J’aimerais qu’ils aient tous en mémoire la proportion que le Hamas, lui même, à déterminée:
- 1 Israélien contre 1027 terroristes !

Est ce ce nombre qu’il faut retenir ? Seront-ce 1027 missiles israéliens pour 1 Grad palestinien ?
Peut-être est-ce cela que cherchent les terroristes qui tirent sur Israël ?
Le monde doit comprendre qu’il n’ y a pas de compromis possible avec les ennemis de l’humanité. Il n’y a pas de dialogue possible avec ceux qui bafouent le droit et la liberté.
Ce qu’est devenue la bande de Gaza doit être analysé et doit nous interpeller sur ce que risque demain de devenir ce « printemps arabe » qui semble se transformer en » hiver islamique « .

La liberté est une valeur fragile et nous oblige à la vigilance car trop nombreux sont ceux qui l’utilisent pour mieux la détruire.
Souvenons nous qu’en 1933, Hitler avait été élu à la tête de l’Allemagne.
Aujourd’hui, ce sont des révolutions populaires qui amènent les islamistes radicaux à la tête de certains pays.
Devant ce danger, nous n’avons pas le droit de nous taire.
Parmi ces silences que je ne peux tolérer, il y a celui des élections tunisiennes qui a vu la victoire du parti islamique.
Mais il y a surtout un chiffre qui ne peut être ignoré:

Près de 50% des Tunisiens vivant en France ont donné leur voix à ce parti extrémiste.
Il ne s’agit pas là de pauvres Tunisiens malheureux, spoliés, volés et opprimés par Ben Ali et son régime, mais des êtres libres, vivant sur le territoire français, pouvant jouir, apprécier et bénéficier des valeurs démocratiques et républicaines de notre pays.
Ce vote est une alarme qu’il faut entendre et ne pas ignorer.
Les musulmans français se doivent de réagir.

Les républicains de toutes confessions se doivent de se réveiller et de se mobiliser.
La masse silencieuse, religieuse, laïque ou agnostique doit se lever et dire non aux extrémismes.
La république et les démocraties sont en danger.
Aujourd’hui, en France et en Europe nous devons dire la vérité avant que les extrémistes qui ont écrit les pages les plus sombres de l’histoire du 20ème siècle ne se retrouvent au pouvoir.
Oui, aux printemps des peuples et à leur combat pour la liberté mais Non au fascisme de l’extrême droite et de l’islamisme.

Gil Taïeb
30 octobre 2011


"Printemps arabe, hiver islamiste" ?


"Printemps arabe, hiver islamiste" ?


Les leçons de la victoire ses islamistes d'Ennahda aux élections du 23/10/11

Par Alexandre del Valle

27/10/11


"Printemps arabe, hiver islamiste" ?


La formule peut choquer. Elle n’est pas de moi, mais je la trouve en partie pertinente. En partie seulement, car tout dépend ce que l’on entend par islamiste. Si l’on définit par là les mouvements terroristes ou totalitaires se réclamant de l’islamisme radical salafiste (dans le monde sunnite) ou de la révolution islamique iranienne (chiite),

"l’hiver islamiste" n’est pas nécessairement l’expression appropriée, en tout cas pour la Tunisie, où les anti-islamistes veillent au grain (car le parti Ennahda, qui vient de remporter les premières élections libres tunisiennes, le 23 octobre dernier, devra composer avec eux). L’expression peut paraître également inappropriée en Egypte, où une alliance a déjà été scellée entre les Frères musulmans, qui ont là aussi le vent en poupe, et l’Armée, qui accompagne ce mouvement d'islamisation et l'encadre en même temps. Et a fortiori au Maroc, où l’intelligent roi Mohamed VI a pour l’instant réussi à préserver sa légitimité et son trône face aux révolutionnaires inspirés de l’exemple tunisien, puis à contenir la poussée islamiste radicale en s’appuyant sur les islamo-conservateurs soufis, puis ne cédant pas à la tentation périlleuse de réprimer les islamistes du parti de la Justice et du Développement.


Mais si l'on entend par "hiver islamiste" tout simplement la progression de l'islam politique, la réislamisation des programmes, des discours, des lois, etc, elle désigne une réalité incontournable dans tout le monde musulman: la réponse à une "demande d'islam" généralisée des masses et des nouvelles élites post-coloniales exclues trop longtemps du pouvoir par les dictateurs soi-disant "anti-islamistes". En ce sens, "l'hiver islamiste" désigne le second moment des révolutions arabes, celui par lequel le dilemme longtemps insoluble: "la peste de la dictature militaire face au choléra islamiste" a été résolu en faveur du "moins pire" des deux phénomènes: la solution islamique, jugée plus légitime, plus "indigène", plus juste, plus sociale, moins corrompue, et, à l'exemple du "modèle turc", plus "démocratique".

Victoire de l’islam conservateur et échec de l’islamisme radical ? Les partisans de la thèse selon laquelle la démocratie et l’islamisme vont se réconcilier pacifiquement grâce aux révolutions arabes et vont ainsi délégitimer définitivement la voie "islamo-terroriste" est aujourd’hui dominante, de la Turquie aux pays arabes, où la révolution a déjà balayé des dictateurs militaires laïques. Nos experts et autres islamologues catholiques nous expliquent depuis février 2010 que, depuis 2007, de l’Irak à l’Algérie, la révolution par le terrorisme, telle que proposée par le défunt Oussama ben Laden, n’a pas séduit les jeunesses des pays arabes. Car les despotes corrompus anti-islamistes ont été renversés non pas par les islamo-terroristes salafistes, mais par une jeunesse révolutionnaire pacifique, moderne, "facebookée" et "twitterisée". Fort de ce demi-constat, nos politiques et nos intellectuels habituels n’ont pas arrêté de nous dire, avec autant de naïveté que d’enthousiasme parfois hypocrite, que le "printemps arabe" administrait la preuve que les jeunes arabes sont eux aussi prêts que les Européens pour la démocratie, la laïcité, la modernité, le progrès, etc, qu’il n’y a pas de chromosome arabe intégriste, qu’ils sont eux aussi capables d’aspirer à la démocratie, etc… Mais une fois que l’on a dit ce genre d’évidence, que seuls ceux qui en doutaient par mépris post-colonial avaient besoin de rappeler, on n'a pas dit grand-chose.


C'est qu'entre février 2011 et le 23 octobre 2011, date de la première victoire islamiste électorale en terre arabe libérée, la tendance médiatico-politique n’était pas à l’analyse lucide, prudente et objective, mais à l’émotion à et l’engouement révolutionnaire. Le renversement des régimes tyranniques en place (Kadhafi en Libye, Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Egypte, etc) ne pouvait qu’être positif et l'on était dès lors suspects de collaboration avec eux, dès que l’on émettait des bémols ou que l’on alertait l’opinion sur le fait que ces formidables jeunes révolutionnaires tunisiens, égyptiens ou libyens, risquaient de se faire voler très vite leur révolution élitiste, minoritaire et facebookienne par des révolutionnaires professionnels bien mieux organisés, plus populaires et plus nombreux : les islamistes. Ceux qui osaient craindre ce scénario pourtant fort prévisible, comme par exemple le grand intellectuel et philosophe tunisien, ancien ambassadeur de Tunisie à l'UNESCO, étaient d’affreux complices des dictateurs en place et des ennemis de la démocratie. D’où les scandales médiatiques planétaires consistant à mener une véritable chasse aux sorcières et à lyncher les ministres français coupables d’avoir passé quelques jours de vacances à l’invitation des despotes jadis grand alliés de la France, mais devenus en 24 h nos ennemis obligés et qu'il fallait par conséquent conspuer et lâcher d’un coup, sans transition, au mépris même des règles diplomatiques les plus élémentaires.


A ceux, comme moi, qui étaient prêts à encourager les révolutionnaires, mais avertissaient que l’on risquait, en allant trop vite en besogne, de déstabiliser la région et de porter au pouvoir les seules forces politiques et sociales bien organisées, les islamistes, appuyés par certains Etats du Golfe, les Frères musulmans et même des réseaux salafistes liés à d’anciens protagonistes Al-Qaïda, on répondait avec mépris et véhémence que cet argument sert depuis des décennies à justifier la répression et la tyrannie. L’argument n’est pas faux en soi, car les dictateurs arabes les plus sanguinaires, y compris Kadhafi lui-même, l’ex-parrain du terrorisme recyclé dans la lutte contre Al-Qaïda, agitaient constamment l’épouvantail de l’islamisme terroriste, pour justifier une dictature qui couvrait elle-même une corruption de caste. Mais le fait que des dictateurs dénoncent l’islamisme radical suffit-il à discréditer définitivement toute alerte face à la montée de l’islamisme ? Le fait que le parti tunisien Ennahda ou d’autres groupes politiques islamistes tunisiens détestaient Ben Ali et ont voulu sa chute, fait-il automatiquement d’eux des gens fréquentables et de bons révolutionnaires ? Enfin, le fait qu’Ennahda et son leader historique Rached Ghannouchi se réfèrent au modèle turc supposé islamo-conservateur ou démocrate-musulman, équivalent des démocrates-chrétiens européens, ne veut rien dire et il est une pure rhétorique politique visant à baisser les gardes des révolutionnaires libéraux et de l’Occident opposés en principe à l’islamisme radical.

Le modèle turc et le bon élève tunisien d'Ennahda


Rappelons tout d’abord que si les islamistes turcs n’ont pas remis en cause la laïcité turque, les droits des femmes turques, les alliances stratégiques avec les Etats, l’OTAN et Israël (de plus en plus contestés dans les discours et les postures politiques), et certains acquis fondamentaux du kémalisme, ce n’est pas parce qu’ils ne voulaient pas mais d’abord parce que le patronat turc, les classes moyennes stanbouliotes, les élites intellectuelles et surtout l’Armée ne l’auraient pas permis. Bref, le secret de l’islamisme modéré turc ne réside pas dans une disposition propre des islamistes turcs au pouvoir ou dans une appartenance à une école de pensée islamique réformiste-modérée ou libérale, mais dans les rapports de force qui ne permettent pas au parti AKP du Premier Ministre R.T. Erdogan (au pouvoir) de changer et réislamiser d’un coup la Turquie. Mais depuis 2002, date de l’accession au pouvoir de l’AKP et d’Erdogan, la stratégie poursuivie avec succès par les islamistes turcs modérés ou islamo-conservateurs, auxquels se réfèrent les leaders du parti Ennahda en Tunisie et les Frères musulmans de la plupart des pays arabes et même d’Europe, a consisté à démanteler uns par uns les acquis de la laïcité turque (Laiklik) : nomination de juges anti-laïques ; élection d’un nouveau Président turc issu du Parti islamiste (Abdullah Gül), diabolisation et affaiblissement des militaires les plus laïques et kémalistes par des campagnes médiatiques et des procès totalitaires ; mise au pas des grands groupes de presse confisqués aux seuls Magnats turcs opposés à Erdogan et connus pour leur défense des idées laïques (groupe Dogan, propriétaire des plus importants quotidiens laïques ; groupe Uzan, membre de la minorité alévie, totalement spolié de ses biens après avoir créé un parti politique laïque-nationaliste anti-Erdogan et avoir fait publier dans sa revue Star une photo de ce dernier en compagnie d’un chef islamo-terroriste afghan allié des Talibans, attaques en diffamation des journalistes anti-islamistes; réforme de la Constitution laïque, autorisation progressive du voile islamique jadis prohibé dans les lieux publics ; démantèlement de la plus importante institution kémaliste-laïque du pays, le MGK, qui bloquait les lois inspirées de la Charia'h mais que l’Union européenne jugeait trop liée aux militaires, etc). Quand on voit à quelle vitesse la Turquie islamiste modérée du parti AKP au pouvoir s’est réislamisée ces dernières années et à quel point les institutions et les partis laïques ont été affaiblis, et quand on observe la violence des déclarations des dirigeants turcs à l’encontre de l’ancien allié majeur d’Ankara, Israël, puis le fait que la Turquie d’Erdogan défend aujourd’hui ouvertement les islamistes terroristes du Hamas à Gaza, ou lorsque que l’on écoute Erdogan menacer militairement le voisin chypriote qui se voit interdire de procéder à des forages pétroliers dans sa zone légale off shore par l’Etat même qui occupe illégalement la partie Nord de l’île (Turquie), force est de constater que le modèle turc d'Erdogan n’est pas celui d’un islam modéré ou réformiste pro-occicental et pacifiste, mais plutôt un modèle d’islamisme politique habile qui se fait passer pour modéré, parce qu'il procède par étapes. Or procéder par étapes, infiltrer l’administration, avancer partiellement masqué, créer des fronts pluralistes pour tromper l’adversaire (en incluant par exemple la gauche), instrumentaliser la naïveté, la cupidité économique et la lâcheté occidentale, et manipuler les masses de façon progressive pour arriver à terme au même but que les islamistes radicaux: le règne de la Charia'h, l’anéantissement progressif des régimes et idéologies "laïcisantes" importées de l’Occident impérialiste maudit: telle est la stratégie théorisée et appliquée par les idéologues des Frères musulmans.


Il n’est donc pas du tout étonnant que les Frères musulmans tunisiens, qui ont déjà dérobé la révolution aux jeunes laïques réunis aux appels des réseaux facebook ou twitter, puis leurs homologues égyptiens ou même marocains, jordaniens ou syriens, se réfèrent tous au modèle turc. Car ce modèle est faussement modéré. Il ne diffère pas de l’islamisme radical terroriste par les buts à longs terme (règne de la Charia'h et destruction des régimes musulmans impies ou apostats), mais par les moyens qu'il utilise. Pour ces islamistes là, si habiles qu'ils vont souvent jusqu'à récuser le mot même d'islamiste, et comme l’a souvent dit le Premier ministre turc Recep Taiyyp Erdogan dans ses discours, la démocratie n’est pas une fin mais un moyen , c’est un tramways qui me permet d’aller à un endroit et je m’arrête à la station que je veux.

Retour à la Tunisie dominée par Ennahda

Dans un autre style encore plus explicite, celui qui se dit être sur la même ligne qu’Erdogan, Rached Ghannouchi, leader de l’islamisme modéré tunisien, dont le parti a remporté 40 % des voix aux élections du 23 octobre, expliquait dans son ouvrage "Les libertés publiques dans l’État islamique", publié par le Centre d’Études de l’Unité Arabe (Beyrouth, 1993, p. 48), que "l’apostasie est le reniement [de l’islam] après qu’on l’a embrassé de plein gré". Des versets du Coran ont énoncé le caractère affreux de ce crime, et menacé quiconque s’en rend coupable du plus atroce des supplices. Quant à la tradition, la sunna, elle a exigé la mise à mort [conformément au hadith] "Tuez quiconque change de religion". Comment croire un instant la sincérité des islamistes tunisiens d’Ennahda, qui jurent depuis un an ne pas vouloir instaurer la Charia'h, alors que leur leader écrit, comme tous les Frères musulmans, que la charia'h est la "source principale de toute législation, que le rôle d’un chef d’Etat est d’accomplir la religion, d’éduquer l’oumma selon l’islam et que le souverain doit être impérativement musulman ?"

Ghannouchi regrette même explicitement que les constitutions de nombreux pays arabes ne contiennent pas d’articles imposant la charia'h comme source principale de toute législation (Ghannouchi, idem, p. 54). Comment aussi croire les islamistes tunisiens qui affirment ne pas vouloir renverser l’ordre constitutionnel instauré par Bourghiba depuis 1956, mais qui fustigent dans le même temps la laïcité voulue par Bourguiba et expliquent que la lutte contre Ben Ali passe par la lutte contre les acquis de son prédécesseur, Bourguiba ? Ghannouchi écrit à propos de la laïcité que l’on ne saurait concevoir de société islamique laïque, ou de musulman laïc que si ce n’est en renonçant à ce qui est essentiel en islam. Car une société ne peut être islamique qu’à condition de ne pas être laïque et d’accepter l’unicité de Dieu" (Interview au quotidien algérien Algérie actualité du 12 octobre 1989).


Certes, on peut nous répondre que, depuis les années 1990, Ghannouchi a changé. Mais plus récemment, alors qu’il annonçait son évolution modérée, Ghannouchi rendait hommage, dans une interview réalisée par Ala Iddin Al-Rachi, le 5 octobre 2005, au "savantisme" du cheikh Youssef El-Qaradawi, le tristement célèbre prédicateur salafiste d’al-Jazira et auteur du livre "Le Licite et l’Illicite" et de nombreuses fatwa justifiant les attentats suicides, les appels à la destruction d’Israël et l’assassinat des musulmans apostats. Or le simple fait que El Qaradawi soit la référence théologique suprême des Frères musulmans et des Salafistes du monde entier dément toute prétention à être assimilé à des démocrates-musulmans ou à des modérés réformistes. Exemple parmi tant d’autres, Youssef El-Qaradawi affirmait, le 28 janvier 2009, sur Al-Jazira, que "tout au long de l'histoire, Allah a imposé aux [Juifs] des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. Avec tout ce qu'il leur a fait - et bien qu'ils [les Juifs] aient exagéré les faits -, il a réussi à les remettre à leur place. C'était un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par la main des musulmans. (…) j'espère est qu'à l'approche de la fin de mes jours, Allah me donne l'occasion d'aller sur la terre du djihad et de la résistance, même sur une chaise roulante. Je tirerai sur les ennemis d'Allah, les Juifs, et ils me lanceront une bombe dessus et ainsi, je clorai ma vie en martyr" Pour ceux qui douteraient encore des idées profondes de Ghannouchi et de ses liens avec al-Qaradawi et ses institutions affiliées, rappelons seulement qu’il est le vice président du Conseil Européen de la Fatwa (structures des frères musulmans proche de l'UOIF en France), dont le président et référence suprême n’est autre que… al-Qaradawi. Ceci est également fort inquiétant pour l’islam européen, dont de très nombreuses associations, centres islamiques et mosquées liées au Frères musulmans ou à l’Arabie saoudite sont affiliées au Conseil Européen de la Fatwa.


Enfin, Ghannouchi déplorait en 1996, lors du voyage de Jean Paul II en Tunisie en Avril 1996, que "la visite du chef de l’Eglise catholique coïncide avec la réception du représentant commercial de l’entité sioniste à Tunis", et que cela prouverait qu’il y a une invasion croisée et sioniste de la Tunisie (journal islamiste marocain ARRAYA, 23 avril 1996).

La seconde phase des révolutions arabes : l’hiver islamiste

C’est dans cette perspective réaliste qu’il faut analyser la seconde phase des révolutions arabes. Et c’est là que la formule "printemps arabe, hiver islamiste" prend tout son sens. En effet, si l’on entend par "hiver islamiste", la percée générale des partis politiques réclamant une réislamisation partielle, totale ou progressive (par étapes) de la société et de l’Etat, c’est-à-dire qui escomptent répondre à la demande d’islam constatée partout au sein des masses des pays musulmans depuis plusieurs décennies après le discrédit croissant des idéologies laïques et libérales assimilées à l’impérialisme occidental, il est clair qu’aucun pays arabe gagné ou pas par la révolution n’est épargné par cette demande d’Islam, qui ne concerne d’ailleurs pas que les pays arabes mais l’ensemble du monde islamique et même les banlieues de l’Islam de France ou d’ailleurs en Europe. Car dans le monde entier, en terre arabe, musulmane non-arabe ou en terre européenne ou américaine, le référent identitaire majeur des populations d’origine musulmane, jadis moins réceptives au message islamiste, a de plus en plus tendance à être la religion, non pas uniquement comme piété privée ou mystique personnelle, mais comme référent identitaire premier, comme appartenance et ciment politico-religieux et social. Qu’il s’agisse des banlieues de l’islam ou des pays musulmans arabes ou non-arabes, de la Turquie d’Erdogan à la Tunisie d’Ennahda, on constate en effet que, partout l’islamisme au sens large d’islam politique, modéré ou radical, est perçu par des masses croissantes et des nouvelles élites économiques et politiques, comme La Réponse, La Solution aux problèmes, et surtout, la seule façon de se différencier radicalement de l’Autre honni, l’Occident judéo-chrétien ex-colonial qui a apporté avec ses colons les idées perverses et impies, de mixité des sexes, d’individualisme, de la laïcité, de liberté sexuelle.


Et c’est parce que l’islamisme politique à l’iranienne comme à la turque est avant tout une réponse politico-religieuse et identitaire à l’Occident honni et à ses valeurs universelles jugées dangereuses, une volonté de revanche et d’en découdre avec l’ennemi juif et croisés dépeints tant par Oussama Ben Laden que Al-Qaradawi ou Ghannouchi, que toute forme de progression, même édulcorée de cette idéologie totalitaire revancharde fondée sur le narcissisme collectif de la Oumma et la haine des non-musulmans ne peut rassurer. Certes, pour l’instant, les « islamo-conservateurs » comme on les appelle n’ont pas encore expulsé tous les juifs et tous les chrétiens de Tunisie ou d’Egypte. Ils n’ont pas mis en prison les rares filles qui osent encore mettre des jupes courtes et les rares hommes qui osent ne pas observer le jeûne du Ramadan, comme cela était encore possible il y a des décennies. Mais ce n’est qu’une question de temps. Et même si le pire n’est jamais certain, et si les forces laïques, encore peu organisées, faute de temps, n’ont pas encore di leur dernier mot et pourront un jour gagner des élections, il est clair que dans les pays arabes gagnés par les révolutions, les laïques et les libres penseurs opposés à toute forme de théocratie ont du souci à se faire. Le meilleur exemple est la Libye, où le président du Conseil national de transition (CNT) Mustapha Abdel Jalil a confirmé à plusieurs reprises, que la future « Libye libre », proclamée ces derniers jours après la mort de Kadhafi, aura une législation fondée sur la charià. Citons un extrait on ne peut plus clair d’Abdel Jalil du discours prononcé à l’occasion de la cérémonie de proclamation de la "libération" de la Libye: "en tant que pays islamique, nous avons adopté la charia'h comme loi essentielle et toute loi qui violera la charia sera légalement nulle et non avenue".


A l’instar des islamistes modérés de Tunisie ou d’Egypte, les composantes islamistes de la Libye nouvelle libérée par les avions de l’Otan et les Kalachnikovs, tentent de rassurer leurs parrains occidentaux en jurant que les Libyens ont un islam tolérant, de rite malékite, et qu’ils rejettent toute "idéologie extrémiste". Mais au même moment, le Président du CNT rappelle qu’en matière statut familial, par exemple, la Charia'h, bientôt (re)devenue source de la loi, permettra de légaliser la polygamie, interdite sous le régime de Kadhafi, tandis que la loi sur le mariage et le divorce, jugée trop libérale sous Kadhafi, pourra être supprimée en tant que non-islamique...

La grandeur de Binyamin Netanyahou....

Binyamin Netanyahou était en visite aux Etats-Unis pour la conférence annuelle de l’AIPAC. Cette visite devait être triomphale. Elle a ...